
En direct devant des millions de personnes, Netaniaahu évoque Zidane à distance en référence à ce qu’il a récemment déclaré sur les réseaux. La tension monte d’un coup, le public se fige. Personne n’ose respirer. Zidane, lui ne bouge pas et ce qu’il s’apprête à dire va retourner toute la scène et va humilier Netaniau devant tout le monde.
La salle est grande, lumineuse, presque trop calme pour un événement de cette ampleur. Des rangées de chaises occupées par des responsables associatifs, des diplomates, des journalistes accrédités. Quelques figures connues du monde sportif. Rien ne laisse présager un moment de rupture. Tout semble réglé, maîtrisé, institutionnel.
Un de ces forums internationaux où l’on parle d’avenir, de jeunesse, de dialogue avec des mots choisis et des phrases qui glissent sans faire de vagues. Zinodine Zidane est là depuis quelques minutes déjà. Il n’est pas assis au premier rang, mais pas non plus au fond. Une place intermédiaire presque symbolique. Il n’est pas invité comme un acteur politique ni comme un commentateur.
Il est là pour incarner quelque chose de plus large, une figure respectée, universelle qui traverse les frontières sans avoir besoin de slogans. Il écoute, il observe, il ne parle pas. Autour de lui pourtant quelque chose circule. Ce ne sont pas des phrases dites à haute voix, ce sont des regards, des murmures discrets, des téléphones qu’on consulte trop souvent.
Depuis quelques jours, le nom de Zidane est revenu dans certaines discussions. Pas à cause d’une déclaration officielle, pas à cause d’un discours, mais à cause de propos rapportés, de silences interprétés, de réactions supposées sur les réseaux. Rien de frontal, rien de vérifiable à 100 % mais suffisamment pour agacer certains cercles.
Des journalistes ont parlé de prise de position perçu. Des conseillers ont évoqué des mots attribués. Des articles ont suggéré que Zidane aurait exprimé en privé des réserves, des inquiétudes, une sensibilité particulière à certaines souffrances humaines. Rien de militant, rien d’idéologique. Mais dans le climat actuel, cela suffit.
Lorsque Benjamin Netaniaou prend la parole, la salle se redresse légèrement. Le ton change sans devenir brutal. Son discours est maîtrisé, précis, structuré. Il parle de sécurité, de responsabilité, de complexité géopolitique. Il rappelle que le monde n’est pas simple, que les émotions ne suffisent pas à gouverner, que les décisions se prennent dans la gravité, pas dans l’enthousiasme.
Jusque-là, rien d’inhabituel. Zidane écoute attentif, il ne réagit pas, il n’a aucune raison de le faire. Puis progressivement, le discours glisse. Netanahu commence à parler d’influence, pas de la sienne, de celle des autres. Il évoque certaines figures admirées mondialement, des personnalités issues du sport, de la culture qui disposent d’une audience immense sans toujours mesurer le poids de leurs mots ou de leur silence.
Il parle calmement, sans haussement de voix, mais chaque phrase est calibrée. Il insiste sur le danger des messages émotionnels, sur la facilité de juger à distance, sur la responsabilité morale que représente le fait d’être écouté par des millions de jeunes. Il ne cite aucun nom. Il n’en a pas besoin. Les regards commencent à se tourner lentement, presque malgré eux.
Zidane le sent pas comme une attaque directe, mais comme un déplacement de l’air, une tension qui s’installe sans bruit. Il reste immobile, les mains posées sur ses genoux, le regard droit. Il ne cherche pas à croiser celui de Netaniau. Il observe la salle. Il voit ceux qui comprennent, ceux qui attendent, ceux qui espèrent une réaction ou qui redoutent qu’il se passe quelque chose. Netaniaou continue.
Il parle de paroles qui circulent trop vite, de réseaux sociaux, de célébrités qui deviennent des références sans cadre, sans responsabilité politique. Il évoque le fait que certains propos, même bien intentionnés, peuvent que nourrir des incompréhensions profondes, voire des tensions dangereuses.
Le ton reste posé mais la phrase suivante fait basculer quelque chose. Il dit que dans ce monde instable, certaines icônes devrait réfléchir avant de laisser leurs opinions réelles ou supposé devenir des instruments de discours qui simplifient des réalités tragiques. La phrase est propre, poli, mais elle frappe.
Dans la salle, le silence s’épaissit. Les caméras n’ont pas besoin d’instruction. Elles savent où regarder. Zidane devient, sans avoir parlé le centre invisible de la scène. Il ne bouge toujours pas. Il ne proteste pas, il ne sourit pas. Mais à cet instant précis, quelque chose est clair. Il n’est plus seulement un invité.
Il est devenu un sujet. Et cette situation, il ne l’a pas choisi. La question n’est plus de savoir si Zidane va répondre. La question est de savoir comment il peut ne pas répondre. Maintenant que ses mots ou sonsilence ont été placés au cœur du débat sans qu’il n’ait rien demandé. Et dans cette salle trop calme, chacun comprend que ce qui va suivre ne figurait dans aucun programme officiel.
Le discours de Benjamin Netaniau touche à sa fin, mais la tension, elle ne retombe pas. Elle reste suspendue dans l’air comme une phrase inachevée. Les applaudissements sont polis, mesurés. Rien d’enthousiaste, rien de hostile non plus, juste ce battement discret des mains qui masque mal l’inconfort collectif.
Zidane ne s’est toujours pas exprimé. Il n’a pas bougé d’un centimètre. Pourtant, il sent que la salle l’observe autrement. Plus comme une figure inspirante, mais comme une présence interrogée, une présence mise en cause sans avoir été nommée. Les organisateurs enchaînent rapidement. Un modérateur reprend le micro, remercie pour la clarté des propos.
rappelle l’importance du dialogue et annonce une courte séquence d’échange avec le public. Une transition classique, trop classique peut-être, car personne n’a vraiment décroché de ce qui vient d’être dit. Une première question est posée, puis une deuxième, des questions prudentes, techniques, presque déconnectées.

Chacun évite soigneusement le terrain glissant, mais plus les minutes passent, plus le silence autour de Zidane devient lourd, comme si l’absence de réaction était en elle-même une réponse ou une fuite. Selon le point de vue. Zidane écoute toujours. Il ne se replie pas, il ne se ferme pas, mais intérieurement il sait que quelque chose lui a été implicitement demandé.
Pas une prise de position politique, pas une déclaration idéologique, mais une justification, une explication sur ce qu’il représente, sur ce qu’on lui prête, sur ce qu’on attend de lui. Ce genre de situation, il la connaît. Pas dans les stades. Là-bas, tout est plus simple. On joue, on gagne, on perd. Ici, les lignes sont floues, les mots comptent plus que les gestes et parfois le silence pèse plus qu’un discours.
Netaniaou, de son côté observe. Il ne fixe pas Zidane, il ne le provoque pas du regard, mais il sait très bien ce qu’il a fait. Il a déplacé le centre de gravité sans jamais nommer la cible, une méthode maîtrisée, une manière d’exister sans attaquer frontalement. Puis vient le moment que personne n’avait inscrit à l’ordre du jour.
Le modérateur hésitant remercie les intervenants et propose de clore la session. Mais avant qu’il ne puissent vraiment conclure, Zidane bouge lentement, sans brusquerie. Il se penche légèrement vers le micro devant lui. Le geste est discret, presque respectueux. Pourtant, il fige immédiatement la salle. Il ne parle pas encore.
Il demande simplement la parole. Pas pour répondre, pas pour contredire. Il demande la parole comme on le ferait dans une discussion ordinaire. Le modérateur marque un temps d’arrêt. Il regarde autour de lui. Il sait que refuser serait maladroit. Il acquièse Zidane remercie d’abord d’une voix calme.
Il remercie pour l’invitation, pour la qualité des échanges. Il précise qu’il n’était pas venu pour intervenir longuement, que son rôle ici était d’écouter. La phrase est simple, mais elle pose un cadre. Il marque une pause puis il ajoute qu’il a entendu certaines choses, qu’il a entendu des inquiétudes exprimées à propos de l’influence des figures publiques, des mots mesurés, aucun reproche, aucune accusation, juste un constat.
Il regarde brièvement Netaniaou, pas pour l’affronter, pour reconnaître sa présence. Le regard est neutre, respectueux mais ferme. Zidane dit alors qu’il aimerait clarifier une chose : pas pour polémiquer, pas pour alimenter des débats sur les réseaux, mais pour éviter les malentendus. Il explique qu’il n’a jamais cherché à devenir une voix politique, qu’il n’a jamais prétendu analyser des situations géopolitiques complexes, qu’il ne s’exprime pas sur des sujets qu’il ne maîtrise pas.
Dans la salle, on sent une tension nouvelle. Ce n’est plus une attente passive, c’est une écoute active. Zidane poursuit. Il dit que le silence est souvent interprété comme une prise de position. Qu’on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulé, qu’on lui attribue des discours qu’il n’a jamais tenu publiquement. Il ne se plaint pas.
Il constate, il parle lentement avec cette précision qui oblige à suivre chaque mot. Netanahou ne l’interrompt pas. pas. Il écoute les bras posés sur l’accoudoir, le visage fermé mais attentif. Zidane ajoute qu’il comprend la crainte liée à l’influence, qu’il sait que des millions de personnes le regardent, parfois l’idéalise, mais il pose une question simple, presque dérangeante par sa simplicité.
Il demande si l’on attendre qu’elles deviennent des relais automatiques de débat qui dépassent parfois même ceux qui les portent. La salle retient son souffle. Ce n’est pas encore une réponse. Ce n’est pas encore un refus. Mais la direction est claire. Zidane ne va pas esquiver.
Il va prendrele temps et cela rend l’échange encore plus tendu. Il s’arrête, il ne conclut pas, il laisse volontairement la phrase ouverte. Et dans ce silence-là, chacun comprend que la conversation ne fait que commencer. Le silence qui suit les mots de Zidane n’est pas un silence vide. Il est dense, chargé. On sent que la salle a compris que l’échange vient de changer de nature.
Ce n’est plus une conférence, ce n’est plus une succession de discours. C’est désormais un moment suspendu, un dialogue implicite entre deux figures que tout oppose dans la manière d’exister publiquement. Benjamin Netanahu reprend légèrement sa posture. Il ne se précipite pas. Il laisse quelques secondes passer comme pour mesurer le terrain.
Puis il incline la tête lentement et prend à son tour la parole. Son ton reste maîtrisé, presque pédagogique. Il ne répond pas directement à la question posée par Zidane. Il préfère l’élargir. Il parle de responsabilité, de visibilité, du fait que certaines personnes, qu’elles le veuillent tout non, deviennent des repères.
Il explique que dans un monde saturé d’images et de messages, le silence peut parfois être interprété comme une validation implicite, pas forcément par intention, mais par effet. Il insiste sur ce point. l’effet des choses plus que leur origine. Zidane écoute sans bouger. Il ne coupe pas. Il ne manifeste ni approbation ni désaccord visible.
Mais son regard est attentif, concentré. Il comprend où Netaniau veut en venir. Il a déjà entendu ce raisonnement ailleurs. Souvent formulé différemment, mais toujours avec la même conclusion implicite. Quand on est écouté, on doit parler. Netaniau continue. Il évoque les réseaux sociaux, la vitesse de circulation des paroles, la façon dont certaines déclarations prennent une ampleur incontrôlable.
Il glisse, sans jamais le nommer frontalement, que certaines prises de position récentes attribuées à Zidane ont été largement commentées, parfois instrumentalisé. Il dit qu’il est important de clarifier, d’assumer, de cadrer. Ce mot cadré raisonne étrangement dans la salle. Zidane se penche légèrement en avant, toujours calmement.
Il ne semble ni agacé ni sur la défensive, mais quelque chose dans son attitude indique qu’il va répondre autrement, pas sur le terrain de la stratégie, sur celui de l’intention. Il commence par dire qu’il entend cet argument, qu’il ne le rejette pas d’un revers de main. Il reconnaît que l’époque est confuse, que les mots voyagent vite, parfois trop vite, mais il ajoute aussitôt que cette vitesse est précisément ce qui l’incite à la prudence, à la retenue, à la lenteur même.
Il explique qu’il n’a jamais aimé parler sous pression, qu’il a toujours refusé de répondre à chaud, surtout quand les sujets sont sensibles. Il dit que la parole, quand elle est donnée sans recul, peut devenir une arme contre ceux qu’on prétend défendre. Netaniau lève légèrement les sourcils. Il écoute mais on sent une divergence qui se creuse. Zidane poursuit.
Il dit qu’il n’a jamais utilisé son image pour alimenter des débats complexes où chaque phrase peut être découpée, sortie de son contexte, détournée. Il précise qu’il ne se reconnaît pas dans le rôle du commentateur permanent, qu’il ne veut pas être celui qui tranche, qui juge, qui distribue des positions morales à distance.
Il marque une pause puis il dit quelque chose de plus personnel. Il dit que toute sa vie, il a appris à parler quand il se sentait légitime sur un terrain de football, oui, dans un vestiaire, parfois, dans l’accompagnement de jeunes souvent, mais qu’il refuse de se prononcer publiquement sur des réalités qu’il n’a pas vécu directement, simplement parce qu’on attend de lui une parole symbolique.
Dans la salle, certains hochent à la tête, d’autres restent non figés. L’échange devient plus profond, moins idéologique, plus humain. Netaniau reprend alors un peu plus directement. Il dit que l’intention est respectable mais que l’impact dépasse parfois l’intention. Il insiste sur le fait que les figures aimées portent une responsabilité involontaire, qu’elles deviennent des repères malgré elle et que refuser ce rôle peut laisser place à des interprétations dangereuses.
Zidane ne se ferme pas mais sa réponse est plus ferme que les précédentes. Il dit que la responsabilité involontaire existe oui, mais qu’elle ne peut pas justifier une obligation de parole permanente. Il explique que transformer chaque figure populaire en porte-voie morale crée une confusion dangereuse.
Que tout le monde n’est pas fait pour parler de tout et que le respect passe aussi par la reconnaissance des limites. Il regarde Netaniau droit dans les yeux. Pas avec défi, avec sérieux. Il dit qu’il préfère parfois assumer les critiques liées à son silence plutôt que de prononcer des mots qui pourraient blesser, diviser ou être récupérés. Il dit que sa ligne estclaire. Elle l’a toujours été.
Parler quand il est sûr, se taire quand il doute. La tension est désormais palpable. Ce n’est plus un échange courtois. Ce n’est pas hostile non plus. C’est un face-face de conviction, deux visions du rôle public, deux manières d’assumer l’influence. Zidane conclut cette partie en disant une phrase simple.
Il dit que le courage ne consiste pas toujours à prendre la parole, que parfois le courage, c’est de refuser de jouer un rôle qu’on vous impose. Le silence qui suit est plus long que les précédents et chacun sent que la suite de la conversation va décider de l’équilibre final. Le silence qui suit la dernière phrase de Zidane n’est plus seulement une pause dans la conversation, il devient un test.
On sent que chacun dans la salle attend la réaction de Netaniaou. Pas une réponse diplomatique, une position. Netaniau ajuste légèrement sa chaise. Son visage reste fermé mais son regard s durcit. Il ne s’adresse pas immédiatement à Zidane. Il parle d’abord de contexte, de tension, de périodes où l’ambiguïté devient un luxe que les sociétés ne peuvent plus se permettre.
Il explique que dans certains moments de l’histoire, ce terre peut-être interprété comme une prise de position en soi, qu’on le veuille ou non. Il insiste sur la notion de symbole. Il dit que Zidane n’est pas un citoyen comme les autres, qu’il ait regardé, écouté, projeté, que ses silences sont analysés autant que ses mots et que lorsqu’une figure aussi respectée ne clarifie pas sa position, d’autres s’en emparent, parfois avec des intentions très éloignées des siennes.
Zidane ne détourne pas le regard, il ne se crispe pas, mais on sent que quelque chose se joue. Il répond calmement que le symbole est souvent une construction extérieure, qu’il ne l’a jamais revendiqué, qu’il n’a jamais demandé à incarner quoi que ce soit au-delà de lui-même. Il ajoute que le danger, selon lui commence quand on exige des symboles qu’il parle pour rassurer, apaiser ou justifier.
Il dit que cette attente peut devenir une forme de pression morale déguisée, une pression qui pousse à parler non pas parce qu’on est prêt mais parce qu’on est attendu. Netaniau réagit plus vivement, pas dans le ton, dans le fond. Il dit que le monde ne fonctionne plus comme avant, que les figures publiques ne peuvent tous plus se retrancher derrière une neutralité personnelle, que l’époque impose des responsabilités nouvelles et que refuser de s’adapter à cette réalité, c’est laisser d’autres décider du récit.
Zidane inspire lentement, puis il répond avec une clarté nouvelle. Il dit qu’il n’a jamais revendiqué la neutralité, qu’il ne confond pas silence et absence de valeur. Il dit qu’il a des convictions profonde, qu’il sait ce qui le révolte, ce qui le touche, ce qu’il refuse, mais qu’il a choisi de ne pas transformer ses convictions en slogan public.
Il explique que toute sa vie, il a appris à se méfier des récits simplifiés, que les situations humaines sont rarement binaires, que les discours trop nets, trop rapides finissent souvent par écraser des réalités complexes. Il dit que sa retenue n’est pas une fuite, c’est une manière de rester fidèle à cette complexité. Netanahuou secoue légèrement la tête.
Il dit que cette complexité est souvent invoquée pour ne jamais trancher, que pendant que certains hésitent, d’autres imposent leur version. Il affirment que le silence laisse un vide et que ce vide est toujours rempli. Zidane ne contredit pas ce constat, mais il en inverse la lecture.
Il dit que le vide dont parle Netaniau n’est pas toujours créé par le silence, qu’il est souvent le résultat d’un excès de parole, de discours répétés, martelés, instrumentalisés. Il dit que le monde n’est pas en manque de mots, il est en manque de justesse. La salle est suspendue. On sent que les position se figent, que chacun est allé au bout de sa logique.
Netaniau tente alors une dernière approche plus personnelle. Il dit qu’il ne demande pas à Zidane de devenir un porte-parole, ni un militant, ni un acteur politique. Il dit qu’il lui demande simplement d’assumer l’impact de sa parole, même quand elle est absente, de reconnaître que son silence peut être interprété et qu’il a le pouvoir de lever ses interprétations.
Zidane répond sans hésiter. Il dit qu’il assume pleinement les interprétations, qu’il sait qu’elles existent, qu’il sait qu’elles continueront, mais qu’il refuse de parler uniquement pour contrôler ce que les autres projettent sur lui. Il dit que ce serait une forme de soumission à un regard extérieur permanent et qu’il ne veut pas vivre ainsi.
Il ajoute quelque chose de plus grave encore. Il dit que s’il commence à parler pour calmer, rassurer ou satisfaire, il perdra ce qui fait sa cohérence et que sans cohérence, aucune parole n’a de valeur. Ces mots tombent lourdement. Netaniau ne répond pas immédiatement. Il regarde Zidaneuement,puis il acquièse légèrement, pas en signe d’accord, en signe de compréhension partielle.
La tension ne disparaît pas mais elle change de nature. Elle devient plus intériorisée, moins frontale comme si chacun avait atteint la limite de ce qu’il pouvait défendre sans se renier. Zidane conclut cette partie en disant qu’il respecte profondément ceux qui choisissent de parler fort, qu’il comprend leur combat, mais qu’il demande qu’on respecte aussi ceux qui choisissent de parler peu.
Parce que selon lui, la dignité commence là dans le refus de se laisser dicter sa voix. La salle reste silencieuse et tout le monde sent que la dernière partie ne sera pas une confrontation de plus. Ce sera une résolution. La conversation semble terminée mais personne ne se lève. Personne ne regarde sa montre.
Il y a dans l’air cette sensation rare qu’un moment important est en train de s’achever lentement sans fracas. Netaniaou reprend la parole une dernière fois. Son ton n’est plus celui de l’argumentation. Il est plus posé. Presque réflexif, il dit qu’il entend ce que Zidane défend, qu’il ne partage pas tout, mais qu’il reconnaît une chose, la cohérence.
Il dit que dans un monde saturé de déclarations calculées, il est rare de voir quelqu’un refuser de jouer le jeu sans chercher à provoquer. Il ajoute que les réseaux ont changé la donne, que des phrases circulent, se détachent de cœur de leur contexte, deviennent des armes et que parfois le silence alimente ses dérives. Il le dit sans accusation comme un constat.
Zidanoche légèrement la tête. Il répond qu’il sait cela mieux que quiconque, qu’il a vu ses gestes interprétés, ses absences commentées, ses silences transformés en message qu’il n’avait jamais voulu envoyer. Il dit que c’est précisément pour cette raison qu’il fait attention, qu’il refuse d’ajouter une phrase de plus à un vacarme déjà incontrôlable.
Il marque une pause puis ajoute quelque chose qui change la tonalité de toute la scène. Il dit que le vrai courage selon lui n’est pas toujours dans la parole, qu’il est parfois dans la capacité à rester droit quand on vous pousse à choisir un camp, un slogan, un rôle. Il dit que le monde adore les réponses à réponse simple, mais que les vies humaines ne le sont jamais.
Netaniau écoute, il ne coupe pas, il ne réplique pas. Zidane continue. Il dit qu’il n’a jamais cherché à humilier qui que ce soit, qu’il ne se sent pas en guerre contre des dirigeants, des institution ou des peuples. Il dit que s’il est venu, s’il a accepté cette discussion, c’est précisément parce qu’il refuse la caricature, parce qu’il croit encore à la conversation, même tendue, même inconfortable.
Puis il prononce la phrase qui plus tard fera le tour des médias. Il dit qu’il ne refuse pas de parler par peur. Il refuse de parler quand on attend de lui qu’il renonce à sa nuance et qu’aucune pression, aucune attente, aucun statut ne lui fera abandonner cela. Il n’élève pas la voix, il ne regarde pas la caméra, il ne cherche pas l’effet.
Mais la pièce change. Netanahu acquièse lentement. Il ne sourit pas. Il ne se ferme pas non plus. Il dit simplement que le désaccorde mais qu’il respecte la constance de Zidane et que dans un monde où beaucoup change de discours selon l’audience, cette constance a un poids. La rencontre s’achève ainsi, sans poignée de main spectaculaire, sans phrases de rupture, sans tension visible.
Zidane se lève, il remercie, il quitte la pièce comme il y est entré calmement. Mais à l’extérieur, tout commence. Des extraits circulent, des phrases sont sorties de leur contexte, des titres apparaissent. Certains parlent de refus, d’autres d’humiliation, d’autres encore d’un malaise diplomatique. Les débats s’enflamment, mais ceux qui ont tout écouté savent.
Zidane n’a humilié personne. Il n’a pas attaqué, il n’a pas provoqué. Il a fait quelque chose de plus rare. Il a refusé de céder, refusé d’être utilisé, refusé d’être réduit, refusé de parler pour satisfaire une attente extérieure. Et dans ce refus calme, sans éclat, sans colère, beaucoup ont vu quelque chose trembler.
Pas un pays, pas une institution, une certitude, celle qu’on peut encore rester droit face au puissant sans lever la voix, sans s’excuser, sans se justifier. Et pour beaucoup, c’est précisément ce silence assumé, cette fermeté tranquille qui a fait de ce moment un choc.
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