Quand elle a su que Brigitte Bardot était décédée à 91 ans, Julia Gangotena, a “couru” à La Madrague et a pu déposer quelques roses blanches au pied de son portail bleu à Saint-Tropez, juste avant que les gendarmes ne barrent le chemin.
“Son âme restera tropézienne, pour l’éternité”, confie cette habitante de 36 ans. Elle croisait régulièrement l’icône en fin de journée qui baladait ses chiens sur la plage.
“C’est une femme qui a vécu autant avec une foule indénombrable que seule, extrêmement seule. Et elle est morte chez elle, et c’est la plus belle mort qu’on pouvait lui souhaiter. Oui, avec ses animaux autour”, ajoute-t-elle.
Sur le portail de sa propriété, une couronne de Noël, une poignée de roses blanches et le “Toutou’s bar” qui est rempli d’eau, prêt à servir, montre Julia sur une photo qu’elle vient de prendre. C’est sans doute une des seules à avoir pu accéder à la propriété avant que les gendarmes ne ferment le chemin de terre bordé de roseaux qui mène à La Madrague.
Ils sont peu nombreux à lui rendre hommage dimanche tant Saint-Tropez, petit port méditerranéen, s’assoupit l’hiver tandis qu’il est un haut-lieu de la jet-set internationale l’été. Mais ceux qui viennent ont tous une anédocte à partager sur la star planétaire, icône du 7e art, qui menait ici une vie simple, loin aussi des sorties polémiques et politiques qui pouvaient la caractériser.
Nathalie Dorobisze est “dévastée”. Tout de noir vêtue, cette fan historique vit à Saint-Tropez depuis une dizaine d’années.
“Le monde de demain sans elle, c’est une page qui va se refermer et ça va être très difficile” car “elle a tout le temps été là. Tout le temps”, confie la quinquagénaire.
“On la voyait souvent, je ne l’embêtais pas. J’étais un peu plus loin et en retrait, puis je la regardais passer et quand elle était de bonne humeur, elle nous envoyait des bisous”, ajoute-t-elle, se réchauffant sous un beau soleil d’hiver.
Un homme passe avec un gros bouquet, tee-shirt à l’effigie de “BB” et dépose des fleurs au pied de la voiture de gendarmerie. En début d’après-midi, des véhicules des pompes funèbres sont repartis.
Roger Stehlin, lui, dépose un bouquet de mimosas. Ce qu’il retient ? “Le côté émancipateur de la femme, tout simplement”.
En 1956, c’est justement le parfum de scandale du film “Et Dieu… créa la femme” de Roger Vadim, alors époux de Brigitte Bardot, qui propulse l’actrice et le village de pêcheurs à la Une des journaux.
– “L’âme” de Saint-Tropez –

Deux ans plus tard elle acquiert La Madrague, belle villa bordée par la plage qui devient rapidement aussi mythique que sa propriétaire.
Et quand Bardot renonce à son métier d’actrice pour se consacrer à la défense de la cause animale dans les années 1970, elle s’éloigne quelque temps du Saint-Tropez de la nuit, du luxe et de la fête. Mais elle revient vite à la quiétude de l’arrière-saison et elle fera bâtir une seconde maison cachée au sein de 10 hectares de verdure, La Garrigue, abritant des animaux et une chapelle privée.
“Les Tropéziens garderont le souvenir d’une des leurs qui voici plus de 50 ans a décidé en pleine gloire internationale de s’établir définitivement à Saint-Tropez pour se consacrer à la défense et à la protection des animaux”, a réagi de son côté la municipalité. Elle “appartient désormais à la mémoire collective” de la ville et “continuera d’habiter l’âme de notre cité”.
Simonetta Greggio a dû lui écrire une centaine de lettres mais jamais recevoir de réponse. Elle en a fait un livre: “Mes nuits sans Bardot”, publié en 2024 chez Albin Michel et qui a remporté le prix du livre de plage.
Puis un jour, pour ses 90 ans, “je suis venue porter des fleurs avec les chiennes et on avait un grand bouquet de tournesol. Elle s’est arrêtée, et on le lui a donné. On lui a dit qu’on l’aimait, elle nous a dit qu’elle nous aimait aussi, elle nous a pris dans ses bras”, raconte-t-elle.
Habitant Avignon, elle est revenue aujourd’hui par hasard. Pour Simonetta Greggio, “c’est fou” d’être présente pour le décès de la star.
“C’était une femme qui était née très bourge et qui avait passé son temps à avoir une vie extrêmement simple par rapport à l’argent qu’elle a gagné, à la médiatisation qu’elle a eue, la célébrité”, conclut-elle, émue.
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