Ses addictions, son accident, sa reconstruction… Les confessions de Kendji Girac, nouvel homme

Un peu plus d’un an après son accident, Kendji Girac est un homme nouveau. De ses addictions à sa reconstruction, le chanteur, dont la blessure par balle aurait pu être fatale, s’est confié sans filtre sur le plateau de « Quotidien », ce mardi.

Kendji Girac n’a rien à cacher. Ni de ses addictions passées, ni de son accident. Un peu plus d’un an après sa blessure par balle au thorax, qui aurait pu lui être fatale, il a décidé de tout raconter dans un livre « Mi vida », dont la sortie est prévue mercredi 1er octobre 2025. Mardi 30 septembre, il était donc invité sur le plateau de « Quotidien » pour raconter son accident mais aussi sa reconstruction. Sans filtre, il est revenu sur les circonstances du drame, conséquence directe de son alcoolisme, et sur sa prise en main, en homme nouveau.

« Chez les gitans, on aime bien faire la fête », a confié Kendji Girac, précisant qu’il avait commencé à boire vers l’âge de 14-15 ans. « Chez les gitans, on est vite mature. À 14-15 ans, on peut boire un verre d’alcool. Bon, moi, devant mon père, je ne pouvais pas. D’autres cousins pouvaient. Et, en fait, on grandit avec cette culture, qui est banalisée. » Une banalisation qui n’est pas que gitane : « La dernière fois, j’ai pris un avion, on m’a proposé un verre de champagne à 9 heures du matin. En France, on banalise tellement l’alcool… C’est normal d’avoir un verre d’alcool devant soi. »

Résultat : à 18 ans, Kendji Girac, propulsé vers le succès grâce à sa victoire dans « The Voice », buvait régulièrement. « C’était surtout pour faire la fiesta avec les amis et avec les cousins, parce que vu qu’on ne se voyait plus, on essayait de rattraper le temps le week-end, quand on se voyait, quand je ne travaillais pas. » C’est ainsi qu’il a été pris dans l’engrenage de l’alcool. « Jusqu’à se mettre en danger », a reconnu le mari de Soraya, repentant. Le jour de son accident, Kendji Girac avait « bu toute la journée ». « Là, je ne m’étais pas retenu du tout, jusqu’à ne plus voir le danger. Ça aurait pu me coûter la vie, j’aurais pu passer à côté de tellement de belles choses. »

Kendji Girac : « Ça m’a ouvert les yeux »

Et, il l’assure, la blessure par belle est le résultat d’un délire alcoolique, pas d’une envie suicidaire. « J’étais fatigué et j’ai vu cet objet. Pour moi, il était irréel, je ne pensais pas qu’il était vrai, j’étais dans un état second. Je pensais que c’était un objet de collection, c’était un truc qui était vieux de 100 ans. Et voilà, le malheur est arrivé. »

Malheur qui aura au moins eu le mérite de le faire changer. Kendji Girac, qui sait qu’il a eu « de la chance », a totalement arrêté de boire : « Ça fait un an et demi que je suis sobre et je me porte très bien. Ça m’a ouvert les yeux », a glissé le chanteur qui « à aucun moment [n’a] pensé à mettre fin à [ses] jours ». « C’est vraiment un accident. J’ai trop de choses chères autour de moi, ma famille, ma fille, mes enfants, ma carrière, les gens qui m’aiment. » Et c’est notamment pour eux, pour ses enfants, dont son fils né après son accident, qu’il ne retombera pas dans l’alcool, ce « poison comestible ».