Ségolène Royal : La charge dévastatrice contre Nicolas Sarkozy et les révélations explosives sur une élection “volée” et une démocratie bafouée

C’est une prise de parole qui fera date, une déflagration politique dont l’écho risque de résonner longtemps dans les couloirs du pouvoir et dans la conscience collective des Français. Ségolène Royal, figure incontournable de la gauche et ancienne candidate à la présidence de la République, a choisi de ne plus se taire. Avec une liberté de ton qui frise l’insolence et une précision chirurgicale, elle revient sur le devant de la scène pour fustiger vivement les agissements de son ancien rival, Nicolas Sarkozy, au moment même où celui-ci tente de tourner la page de ses démêlés judiciaires. Loin de la langue de bois habituelle, c’est une Ségolène Royal combattive, indignée, mais aussi profondément blessée par l’état de la démocratie française, qui s’exprime aujourd’hui. Elle pulvérise littéralement la communication de l’ex-chef de l’État après sa libération anticipée, remettant en perspective ces quelques semaines de détention face à la gravité des faits reprochés et, surtout, face à la souffrance des véritables victimes de l’histoire.
Tout commence par une réaction épidermique, viscérale, à la posture de “victime” adoptée par Nicolas Sarkozy. Pour Ségolène Royal, voir un ancien président de la République se plaindre d’avoir purgé “trois petites semaines” de détention alors qu’il était frappé d’une peine de cinq années d’emprisonnement est tout simplement indécent. À ses yeux, l’ex-chef de l’État ne saurait en aucun cas se poser en martyr. Elle insiste, avec une gravité dans la voix qui force le respect, pour lui remémorer la hiérarchie des douleurs. Elle rappelle que les véritables souffrances, celles qui ne s’effacent jamais, ont été infligées aux proches des personnes tuées lors de l’attaque terroriste du DC-10, cet événement tragique qui, selon la lecture qu’elle en fait, se trouve à l’origine obscure de sa condamnation via les réseaux de financement. Il y a dans ses propos une volonté farouche de remettre l’église au milieu du village, de ne pas laisser la communication politique effacer la réalité judiciaire et humaine. Elle n’hésite pas, franchissant un cap que peu d’acteurs politiques osent franchir, à le qualifier ouvertement de “fraudeur”. Ce mot, lâché avec un calme olympien, claque comme une sentence définitive.
Pour elle, c’est une désolation devant le monde entier. Qu’un ancien président de la République française, pays des droits de l’Homme et des Lumières, ait pu être condamné pour corruption et pour tricherie dans une campagne présidentielle, cela provoque une douleur physique, presque charnelle. “Ça fait mal au cœur”, répète-t-elle, soulignant le paradoxe insupportable d’un pays qui passe son temps à donner des leçons de démocratie à la Terre entière tout en étant incapable de balayer devant sa propre porte. Ségolène Royal ne commente pas la libération de Nicolas Sarkozy comme un simple fait divers juridique. Elle y voit le symptôme d’un mal plus profond. Si elle admet que cette remise en liberté s’aligne techniquement sur la jurisprudence et le fonctionnement habituel des tribunaux — “Je n’ai donc pas de remarques particulières à formuler à ce sujet”, dit-elle avec une objectivité feinte — elle déplace immédiatement le débat sur le terrain moral. Ce qui la consterne profondément, ce qui lui noue l’estomac, c’est l’image renvoyée à l’opinion internationale. Voir la France associée à la corruption et à la fraude électorale est une tache indélébile sur le drapeau tricolore.
Elle rappelle avec force que la France a instauré le financement public des campagnes précisément pour éviter ces dérives. Les citoyens, les électeurs, ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler et qui paient leurs impôts, ont tout à fait le droit d’exiger des élections honnêtes. Ils ont le droit d’attendre de leurs dirigeants qu’ils respectent les plafonds budgétaires, qu’ils ne trichent pas, et surtout, qu’ils n’aient aucun recours à des fonds extérieurs, encore moins auprès de régimes douteux ou liés au terrorisme. C’est précisément cette dérive, cette trahison du pacte républicain, qui est accablante à ses yeux. L’exigence morale d’exemplarité qui incombe à la République française a été bafouée, piétinée. Lorsqu’on l’interroge sur ces trois semaines d’incarcération, sa réponse est cinglante : “Oui, trois semaines derrière les barreaux pour un ex-président de la République, c’est du jamais vu”. Mais au-delà du caractère inédit, elle pointe le caractère profondément dérangeant de la situation. Elle fait le lien avec son dernier ouvrage, qui traite justement des peurs qui rongent la génération d’aujourd’hui. Confrontée à un choc pareil, à une telle faillite morale de l’élite, où la jeunesse peut-elle trouver ses repères ? Où sont les modèles ? Si ceux qui nous gouvernent, ceux qui ont l’honneur immense d’occuper la plus haute fonction de l’État, ne parviennent pas à incarner à la fois l’ordre républicain et l’exigence éthique, c’est tout le contrat social qui se fissure. C’est profondément perturbant pour les jeunes qui cherchent une direction, un sens à leur engagement citoyen.

Ségolène Royal ne s’arrête pas là. Elle refuse la rhétorique de la surprise ou de l’acharnement judiciaire souvent brandie par le camp Sarkozy. À la question de savoir si l’incarcération de l’ancien président — qui reste présumé innocent en appel, précise-t-elle par rigueur procédurale — est étonnante, elle répond par la négative. Non, il ne faut pas s’étonner d’une décision judiciaire qui a mis vingt ans à aboutir. Elle tient à déconstruire la caricature d’une justice partisane. Ce n’est pas une seule magistrate isolée qui a tranché. Elle rappelle que plus d’une centaine de magistrats ont été impliqués tout au long des procédures, souvent attaqués, parfois menacés. Si l’affaire a traîné pendant deux décennies, ce n’est pas à cause d’une justice paresseuse ou inefficace, mais bien parce que Nicolas Sarkozy a exercé, avec une ténacité qu’elle lui reconnaît volontiers, tous les droits qui lui revenaient. Appel, pourvoi en cassation, contestation du moindre détail procédural : il a épuisé absolument tous les recours possibles pour repousser l’échéance, pour retarder le verdict. Au final, comme l’a souligné le procureur, c’est une armée de juges qui s’est prononcée. Pour Ségolène Royal, il faut respecter ce verdict. Il ne faut pas le contester, et surtout, il ne faut pas inverser les rôles en transformant les coupables en victimes. Cette décision, aussi douloureuse soit-elle pour l’image du pays, est paradoxalement celle qui a sauvé la République française. À l’étranger, on s’est dit que malgré le poids du pouvoir, malgré les réseaux d’influence, la justice finit par fonctionner en France. C’est précisément cette capacité de la justice à passer, même sur les têtes les plus couronnées, qui a préservé la dignité de la République.
Mais la charge la plus lourde, la plus personnelle aussi, concerne les souvenirs de la campagne de 2007. Ségolène Royal ne parle plus seulement en observatrice, mais en victime directe d’un système qu’elle décrit comme mafieux. Elle réagit aux propos de Nicolas Sarkozy décrivant sa détention comme “extrêmement rude” et “épuisante”. Elle balaie cette complainte d’un revers de main pour ramener l’attention sur la douleur des familles des victimes de l’attentat du DC-10, dont on a finalement très peu parlé. Plus de soixante-dix morts, dont plusieurs dizaines de Français. Elle rappelle, avec une précision effrayante, que le procès a révélé que des proches de Nicolas Sarkozy, dont un ministre, rencontraient un terroriste sous mandat d’arrêt international pour soutirer de l’argent et truquer une campagne électorale. “C’était effroyable”, lâche-t-elle. Cette condamnation, au-delà de la sanction individuelle, était aussi une manière de réparer le tort immense causé à ces familles, de leur dire que leur souffrance n’a pas été vaine et que la vérité a fini par émerger.
Puis, Ségolène Royal ouvre le dossier de la campagne de 2007, évoquant une “abominable tricherie”. Elle affirme sans détour avoir été victime d’opérations de “barbouzerie”, terme digne des romans d’espionnage, qu’elle impute directement à l’entourage de l’ancien chef de l’État. “Non, je pointe au minimum son équipe de campagne”, précise-t-elle, étayant ses accusations par des faits concrets, vérifiables et terrifiants. Elle raconte comment les plans de son domicile personnel ont été retrouvés chez le directeur des renseignements de l’époque, Monsieur Squarcini. C’est un fait établi, pas une supposition. Son logement a été saccagé non pas une fois, mais trois fois. Et curieusement, la presse en a fait écho à des moments stratégiques des campagnes politiques, comme pour la déstabiliser psychologiquement, pour la fragiliser dans son intimité. Plus grave encore, les ordinateurs de ses collaborateurs ont tous été volés la même nuit, le même jour. Il y a donc eu, en plus de la fraude financière avérée par la justice, des actions physiques concrètes de déstabilisation, d’intimidation. “De vraies barbouzeries”, insiste-t-elle.
À la question fatidique de savoir si elle considère l’élection de 2007 comme “volée” et si elle s’est sentie personnellement victime, sa réponse est sans ambiguïté : “Oui, j’ai bel et bien cette impression que le scrutin a été faussé quelque part et que j’en ai subi les conséquences”. Le verdict judiciaire a établi une fraude financière d’ampleur, un dopage financier qui a rompu l’égalité des chances. D’ailleurs, tous les observateurs, qu’ils soient français ou étrangers, avaient relevé l’énorme déséquilibre des moyens entre les deux camps. Les meetings, les déplacements, la propagande : tout était démesuré d’un côté. Pour une “réparation morale théorique”, Ségolène Royal ose le dire : il aurait fallu inverser purement et simplement les résultats. Au moins, imagine-t-elle, les Français auraient eu une présidente intègre. Peut-être auraient-ils hérité d’un bilan plus solide, plus humain, que celui qui a été légué. Elle pense que toute forme de tricherie électorale représente une trahison suprême, non seulement envers ses propres électeurs, mais aussi envers ceux de l’adversaire. Si les électeurs de Nicolas Sarkozy avaient su avant, ceux qui l’ont désigné candidat ne l’auraient peut-être jamais fait. Elle pense donc à eux, floués dans leur confiance, et bien sûr à ses millions d’électeurs qui ont appris après coup que la compétition n’avait absolument pas été à armes égales. Le tribunal a démontré qu’il y avait bel et bien des rapatriements d’argent liquide, des valises, qui ont servi à financer la campagne. Cela suffisait à lui seul pour caractériser la fraude électorale et délégitimer le résultat.
Au-delà du cas Sarkozy, Ségolène Royal élargit son propos à une critique acerbe de la violence politique contemporaine. Elle aborde la commémoration des 10 ans des attentats du Bataclan, du Stade de France et des terrasses parisiennes avec une gravité palpable. Pour elle, il faut avoir le courage de voir les liens de cause à effet. La déstabilisation massive de toute la région, suite aux bombardements en Libye décidés par Nicolas Sarkozy, est aussi à l’origine de ces attaques. L’élimination de Kadhafi a plongé cette partie du monde dans un désespoir et un chaos indescriptibles, favorisant l’émergence de groupes terroristes qui ont mis du temps à se structurer avant de venir se venger sur le sol français. Elle cite Barack Obama lui-même, qui a qualifié cette intervention de “décision catastrophique”. Ségolène Royal porte un regard lucide et terrible sur ces événements : “Rien n’était inévitable”. On aurait pu conduire différemment les relations internationales. C’est ce poids de la responsabilité manquée qui pèse aujourd’hui sur la conscience nationale.
Cette vision catastrophée du passé la pousse à s’interroger sur l’avenir, et plus particulièrement sur celui de la jeunesse. Son livre est un cri d’alarme pour une génération qu’elle juge “dépossédée”, “racketée”. Lors de ses récentes rencontres avec le public, notamment à Brive, elle a été frappée par l’angoisse palpable des gens. “Mais où va-t-on ? Qu’est-ce qu’on va léguer à nos enfants ?” lui demandent les parents. Les jeunes eux-mêmes lui confient leur détresse, leur absence de perspective. Pourtant, elle note qu’il existe encore une vraie fierté, un attachement profond au modèle français, à notre culture, à notre identité. Mais ce socle s’effrite sous les coups de boutoir d’une “décadence” qui s’installe. Pour Ségolène Royal, la classe politique actuelle porte une responsabilité écrasante. Au lieu de protéger, elle s’enferme dans une logique de combat, de “testostérone”, de pugilat permanent. Elle dénonce ce “virilisme toxique” qui méprise le peuple, citant le traitement brutal infligé aux Gilets Jaunes. Au lieu de se demander comment être bienveillant, comment apaiser les peurs, on assène des coups.
Sa vision de la politique est aux antipodes de ce spectacle affligeant. Pour elle, “la politique, c’est un acte d’amour”. Diriger un pays, c’est aimer ses habitants comme une mère aime ses enfants : vouloir qu’ils gagnent en assurance, les pousser en avant, ne jamais les rabaisser. Elle se souvient de ses propres combats, souvent menés seule contre tous, contre la pédophilie, le harcèlement scolaire, le bizutage. On lui disait alors que cela ne lui rapporterait rien politiquement, qu’elle allait se mettre à dos les puissants. “Mais qu’est-ce que ça te rapporte ?”, lui répétait-on. Sa réponse fusait, cinglante et magnifique : la politique n’est pas là pour rapporter, elle est là pour résoudre les problèmes, pour consoler les parents dont le fils est mort de froid après un bizutage alcoolisé, pour accompagner les victimes au tribunal. C’est cette intégrité, cette volonté de servir le bien commun sans calcul, qu’elle oppose aujourd’hui au cynisme ambiant.
En conclusion, Ségolène Royal s’adresse directement à cette jeunesse “spoliée”. Elle leur écrit une lettre d’encouragement, les incitant à ne pas se laisser faire, à refuser cet héritage de dettes morales, sociales, budgétaires et climatiques. “Nous n’avons pas le droit de leur imposer cela”, martèle-t-elle. Son message est un appel à la résistance et à l’espoir. Elle refuse que la peur devienne le seul horizon. En écoutant Ségolène Royal dérouler avec cette franchise intacte le fil de ses indignations, on mesure à quel point la politique reste pour elle une mission sacrée. Elle ne se contente pas de dénoncer ; elle propose une autre voie, celle d’une autorité bienveillante, d’une tendresse lucide. Si demain la jeunesse qu’elle interpelle se mettait à exiger cette bienveillance comme un droit fondamental, peut-être alors que la politique cesserait d’être ce champ de ruines moral pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un acte d’amour collectif. C’est le vœu pieux d’une femme qui, malgré les coups, les défaites et les trahisons, reste debout, animée par une foi inébranlable en la France et en ses enfants.
News
Affaire Brigitte Macron : Lionel Labosse lâche une bombe de 900 pages et dénonce “l’omerta d’État” sur le plus grand tabou de la Ve République
C’est un pavé dans la mare, ou plutôt un rocher lancé en pleine vitrine de la macronie. Dans un paysage…
Brigitte Bardot et la petite-fille invisible : Enquête sur le secret le mieux gardé d’une famille qui a choisi l’effacement
C’est une énigme qui défie les lois du “star-système”, un vide sidéral au cœur d’une galaxie médiatique pourtant saturée d’images….
Pascal Praud atomise François Hollande : Quand la “France d’en bas” règle ses comptes avec l’arrogance d’une élite faillie
C’est une séquence qui restera gravée dans les annales de la télévision et, peut-être, dans l’histoire politique de notre pays….
Nagui et Yann Barthès, la chute des idoles : Pourquoi les Français rejettent massivement les “donneurs de leçons” de la télévision
C’est un séisme médiatique, une secousse tellurique qui fait trembler les fondations mêmes du petit écran français. Le verdict du…
Nagui, le clown triste : Quand Mélanie Page révèle enfin la “tragique vérité” et les blessures secrètes de l’animateur préféré des Français
C’est une confession qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel serein du paysage audiovisuel français, une de…
Brigitte Bardot et le “fils maudit” : Bernard d’Ormale révèle enfin la brutale vérité sur une maternité sacrifiée
C’est une histoire qui hante les coulisses du cinéma français depuis plus de soixante ans, une ombre tenace planant sur…
End of content
No more pages to load






