
L’année 2026 s’ouvre sur un silence assourdissant, un de ces silences qui pèsent plus lourd que le fracas des tempêtes. Dans la nuit du 3 au 4 janvier, alors que la France se remettait à peine des festivités, une tragédie intime se jouait derrière les murs discrets d’une maison de Seine-et-Marne. Pierre Perret, le poète malicieux, l’ami des enfants et des mots, l’homme qui a fait chanter des générations entières, s’est retrouvé soudainement seul face à l’abîme. Rebecca, celle qu’il appelait tendrement sa “Louloute”, celle qui partageait son souffle depuis plus de six décennies, s’est éteinte. La nouvelle, tombée comme un couperet le 5 janvier via une publication Facebook d’un proche, a figé le temps. Elle ne raconte pas seulement la mort d’une épouse, mais l’effondrement d’un univers tout entier, laissant un homme de 91 ans orphelin de sa moitié, confronté à la fin terrible d’un amour que l’on croyait invincible.
Pour comprendre l’ampleur de ce séisme émotionnel, il faut mesurer ce que Rebecca représentait. Elle n’était pas simplement “la femme de”. Elle était le socle, la boussole, l’architecte de l’ombre. Simone Mazaltarim de son vrai nom, devenue Rebecca par la grâce d’un surnom amoureux, a été la gardienne du temple Perret. C’est elle qui, d’une main de fer dans un gant de velours, gérait les contrats, les tournées, les sollicitations, permettant à l’artiste de rester un créateur libre. Sans elle, Pierre l’a souvent avoué, il se serait perdu dans les méandres du show-business. Elle était sa première oreille, son critique le plus féroce et le plus juste. Quand Rebecca validait une chanson, Pierre savait qu’elle toucherait le cœur du public. Aujourd’hui, cette oreille s’est close, et le silence qui envahit la maison de Nangis est insupportable.
L’annonce de sa disparition a été faite avec une pudeur qui ressemble au couple. C’est Jean-Marc Dermesporian, ami fidèle et spécialiste du répertoire de l’artiste, qui a eu la lourde tâche de porter la nouvelle au monde. Ses mots, choisis avec soin, trahissent une émotion brute : “Paix à ton âme Rebecca. Plus de 60 années auprès de Pierre Perret, l’amour de sa vie.” Pas de communiqué de presse officiel, pas de grande déclaration à l’AFP. Juste un message sur un réseau social, comme une bouteille à la mer lancée par ceux qui restent. Ce choix de la discrétion est l’ultime hommage à celle qui a toujours fui la lumière, préférant laisser son mari briller sous les projecteurs tandis qu’elle veillait au grain en coulisses.
Mais derrière cette sobriété se cache une douleur dévastatrice. “La maison est trop grande sans elle”, aurait murmuré Pierre à ses proches. Cette phrase simple résume à elle seule la tragédie de la vieillesse lorsqu’elle est frappée par le deuil. À 91 ans, perdre sa compagne de route, c’est perdre sa propre mémoire. C’est voir s’effacer le témoin de sa jeunesse, de ses luttes, de ses victoires. C’est se retrouver seul dans un décor familier qui n’a plus de sens. Chaque objet, chaque fauteuil, chaque photo au mur devient un rappel cruel de l’absence. Les habitudes, tissées patiemment au fil de 60 années de vie commune, se brisent. Le café du matin pris à deux, les commentaires sur l’actualité, les silences partagés devant la cheminée : tout cela n’est plus. Et pour Pierre Perret, qui a chanté la vie avec tant de gourmandise, ce vide a le goût de la cendre.
Le destin du couple Perret est d’autant plus tragique qu’il est marqué par le sceau d’une douleur ancienne, jamais vraiment cicatrisée. En 1995, ils avaient déjà dû affronter l’innommable : la perte de leur fille Julie, décédée à l’âge de 32 ans. Ce drame absolu avait soudé le couple dans une alliance indéfectible. Ensemble, ils avaient survécu à l’insurmontable, se soutenant l’un l’autre pour ne pas sombrer. Rebecca avait été la forteresse qui avait permis à Pierre de continuer à chanter, à sourire, malgré le chagrin qui lui rongeait le cœur. Aujourd’hui, la forteresse est tombée. Pierre se retrouve seul avec ses fantômes, sans cette épaule solide sur laquelle il a pu se reposer pendant toutes ces années d’épreuves et de bonheurs mêlés. La mort de Rebecca réveille inévitablement les échos de cette première tragédie, plongeant l’artiste dans une double peine.
Ceux qui ont côtoyé le couple décrivent une fusion rare. Ils s’étaient rencontrés alors que Pierre n’était encore qu’un jeune chanteur cherchant sa voie, et elle, une secrétaire chez Barclay. Une dispute homérique autour d’un billet d’avion avait scellé leur destin, prouvant dès le premier jour que Rebecca n’était pas femme à s’en laisser conter. Elle a tenu tête au poète, elle l’a structuré, elle l’a aimé avec une exigence qui l’a rendu meilleur. “Elle m’a rendu plus intelligent”, disait-il. C’est elle qui l’a poussé à ne jamais céder à la facilité, à polir ses textes jusqu’à la perfection. Elle était la gardienne de son intégrité. Perdre une telle partenaire, c’est perdre une partie de son propre cerveau, de sa propre âme.
Dans les jours qui suivent cette annonce funeste, l’inquiétude grandit pour Pierre Perret. Comment surmonter un tel arrachement quand on est entré dans l’hiver de sa vie ? Les témoignages de soutien affluent de toute la France, de fans anonymes, d’artistes, de personnalités, tous conscients que c’est un pan de notre patrimoine affectif qui est touché. Mais ces mots, aussi chaleureux soient-ils, ne peuvent combler le vide laissé par Rebecca. On imagine l’artiste, assis dans son jardin qu’il aime tant, regardant les arbres nus de ce mois de janvier, cherchant peut-être un signe, une présence. La solitude du survivant est une île déserte où les secours arrivent toujours trop tard.
Le récit de cette fin terrible nous renvoie à notre propre condition, à la fragilité de nos attachements. On voudrait croire que l’amour protège de tout, mais il ne protège pas de la fin. Au contraire, plus l’amour est grand, plus la déchirure est profonde. L’histoire de Pierre et Rebecca est celle d’une réussite humaine éclatante, celle d’un couple qui a traversé les époques, les modes, les tempêtes médiatiques et les drames personnels sans jamais se lâcher la main. Jusqu’à cette nuit de janvier 2026. La brutalité de la séparation rappelle que nous ne sommes que des passagers, et que même les plus belles histoires ont un point final.
Pourtant, au milieu de ce deuil, quelque chose subsiste. L’œuvre de Pierre Perret, imprégnée de l’influence de Rebecca, reste vivante. Chaque chanson porte en filigrane la trace de celle qui a veillé sur leur éclosion. Si Rebecca n’est plus là pour entendre les mélodies, elle vit à travers elles, dans chaque rime, dans chaque note d’humour ou de tendresse. Elle a façonné l’homme et l’artiste, et cet héritage-là est indestructible. C’est peut-être la seule consolation possible : se dire que 60 ans d’amour ne s’effacent pas, qu’ils laissent une empreinte indélébile sur le monde.
Les obsèques se dérouleront certainement dans la plus stricte intimité, à l’image de leur vie. Loin du voyeurisme, loin du bruit. Pierre voudra sans doute dire adieu à sa “Louloute” entouré de ses enfants survivants, Anne et Alain, et de ses amis les plus proches. Ce sera un moment de recueillement intense, où les mots seront superflus. Il faudra ensuite apprendre à vivre l’après. Apprendre à habiter une maison devenue trop vaste, apprendre à décider seul, apprendre à dormir sans entendre le souffle de l’autre. C’est un apprentissage cruel, une dernière épreuve imposée par la vie à un homme qui lui a pourtant tant donné.
En racontant cette histoire, nous ne faisons pas que relater un fait divers people. Nous touchons à l’universel. La mort de Rebecca Perret est le miroir de nos peurs les plus enfouies : celle de perdre l’être aimé, celle de finir seul, celle de voir s’écrouler le témoin de notre existence. Mais c’est aussi un hommage à la puissance du lien conjugal. Dans une époque où tout se jette et se remplace, la fidélité de Pierre et Rebecca fait figure de roc. Elle nous rappelle que l’on peut construire, durer, et s’aimer jusqu’au bout, malgré l’usure du temps et les coups du sort.
Aujourd’hui, nos pensées vont vers Pierre. On voudrait pouvoir lui rendre un peu de la joie qu’il nous a donnée, apaiser sa peine, lui dire qu’il n’est pas tout à fait seul puisque la France entière partage son chagrin. Mais on sait que c’est dérisoire. Le deuil est un manteau solitaire. Il devra le porter, jour après jour, en puisant dans les souvenirs la force de rester debout. Rebecca est partie, mais elle laisse derrière elle une lumière qui ne s’éteindra pas de sitôt. Celle d’une femme exceptionnelle qui a su faire d’un chanteur un grand homme, et d’une vie à deux une œuvre d’art. Adieu Rebecca, et courage, Pierrot.
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