
C’est une séquence qui restera gravée dans les annales de la télévision et, peut-être, dans l’histoire politique de notre pays. Une de ces minutes de vérité brute où les masques tombent, où la langue de bois se fracasse contre le mur du réel, où le vernis des convenances craque sous la pression d’une colère populaire trop longtemps contenue. Sur le plateau de CNews, dans une ambiance électrique, Pascal Praud s’est livré à une exécution médiatique en règle de l’ancien président de la République, François Hollande. “Vous êtes qui, vous ? Qu’est-ce que vous avez réussi pendant cinq ans ?”. Ces questions, simples, directes, presque brutales, ont résonné comme un coup de tonnerre. Elles ne sont pas seulement celles d’un journaliste polémiste habitué aux coups d’éclat ; elles sont le cri du cœur de millions de Français qui, depuis des années, assistent, impuissants et furieux, au spectacle d’une classe politique qui ne doute de rien, et surtout pas d’elle-même, malgré un bilan que beaucoup qualifient de catastrophique.
Tout est parti d’une sortie de François Hollande. L’homme qui murmure à l’oreille des médias, celui qui, depuis sa retraite dorée de Tulle ou de ses bureaux parisiens, se verrait bien en recours suprême pour 2027, a cru bon de s’attaquer à Jordan Bardella. Avec ce ton professoral qu’on lui connaît, mélange de bonhomie feinte et de condescendance réelle, il a critiqué le président du Rassemblement National, pointant son manque d’expérience, son absence de hautes études, son parcours jugé trop léger pour prétendre à la fonction suprême. “Il ferait un très mauvais président”, a-t-il asséné, drapé dans sa posture de sage de la République. C’était la phrase de trop. La goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà plein à ras bord de rancœur et de déception.
Pascal Praud, en écho à ce sentiment général, n’a pas laissé passer l’affront. Avec une verve et une pugnacité redoutables, il a renvoyé François Hollande à ses propres échecs, à ses propres renoncements, à sa propre médiocrité. Car il faut oser le mot : médiocrité. C’est le terme qui revient, lancinant, dans la bouche de ceux qui se souviennent du quinquennat 2012-2017. Comment un homme qui a quitté le pouvoir avec une cote de popularité abyssale, un homme qui est devenu le premier président de la Ve République à ne pas oser se représenter devant le suffrage universel par peur d’une humiliation électorale certaine, peut-il aujourd’hui se permettre de donner des leçons de compétence ? C’est cette incohérence, cette arrogance de l’échec, que Pascal Praud a pointée du doigt avec une justesse chirurgicale. “Pourquoi ne vous êtes-vous pas représenté si vous aviez été aussi bon que ça ?”, a-t-il lancé. La question est cruelle parce qu’elle est sans réponse, ou plutôt parce que la réponse, tout le monde la connaît : parce que la France n’en voulait plus.
Le réquisitoire dressé par le journaliste de CNews va bien au-delà de la simple critique de personnalité. Il touche au cœur du système politique français et à la fracture qui divise le pays. D’un côté, nous avons une caste, symbolisée par François Hollande, faite d’énarques, de diplômés des grandes écoles, de gens qui ont suivi le parcours royal, qui ont coché toutes les cases de la réussite académique et administrative. Ces gens-là nous gouvernent depuis quarante ans. Ils sont brillants sur le papier, ils manient le verbe et les concepts avec aisance. Mais quel est le résultat concret de leur action ? Une dette publique qui explose et qui hypothèque l’avenir de nos enfants, une insécurité galopante qui pourrit la vie des quartiers et désormais des campagnes, une désindustrialisation massive, une perte d’influence de la France sur la scène internationale. Le bilan de la “compétence” autoproclamée est, objectivement, un désastre. Et pourtant, ce sont ces mêmes personnes qui viennent nous expliquer, avec un toupet incroyable, qu’il ne faut surtout pas faire confiance à un jeune homme de 28 ans sous prétexte qu’il n’a pas leur pedigree.
C’est là que le bât blesse, et c’est là que Pascal Praud tape juste. L’argument de l’incompétence supposée de Jordan Bardella ne tient plus face à la réalité de l’incompétence avérée de ceux qui ont été aux manettes. “On a des énarques à la tête de tout, et on voit le résultat”, résume parfaitement la situation. Les Français ne sont plus dupes. Ils ont compris que le diplôme ne fait pas l’homme d’État, que la connaissance théorique des dossiers ne remplace pas le bon sens, le courage politique et l’empathie avec le peuple. Ils ont vu le “Mozart de la finance”, Emmanuel Macron, gérer le pays comme une start-up et creuser le déficit comme jamais auparavant. Ils ont vu François Hollande, le “président normal”, augmenter les impôts de manière drastique, matraquer les classes moyennes et laisser le pays dans un état de division avancée. Alors, quand Hollande critique Bardella, il ne fait que renforcer le candidat du RN. Il valide, sans le vouloir, le dégagisme ambiant. Il prouve, par son mépris, qu’il appartient à un monde ancien, un monde qui se protège, qui défend ses privilèges et qui refuse d’admettre qu’il a failli.
Plus grave encore, et Pascal Praud ne manque pas de le souligner avec une ironie mordante (“Bravo l’artiste !”), François Hollande porte une responsabilité historique écrasante : c’est lui qui a fait Emmanuel Macron. C’est lui qui a nommé ce jeune banquier conseiller à l’Élysée, puis ministre de l’Économie. C’est lui qui lui a mis le pied à l’étrier, qui lui a offert la lumière, pensant peut-être s’en servir ou le contrôler. On connaît la suite : la “trahison”, l’envol, et l’élection de 2017. Si la France vit aujourd’hui ce que beaucoup considèrent comme un calvaire politique et social, si le pays est bloqué, fracturé, c’est en grande partie à cause des choix de François Hollande. Il est le géniteur politique de la situation actuelle. Venir aujourd’hui jouer les commentateurs avisés, les recours providentiels ou les censeurs moraux est d’une indécence rare. C’est l’pyromane qui revient sur les lieux de l’incendie pour expliquer aux pompiers comment tenir la lance.

Cette séquence télévisée est révélatrice d’un changement d’époque. Il y a quelques années encore, la parole d’un ancien président était sacrée, ou du moins respectée. On écoutait poliment, on opinait du chef. Aujourd’hui, cette révérence a disparu. Elle a disparu parce que le respect se mérite et que la confiance a été trahie. Les journalistes comme Pascal Praud, qu’on les aime ou qu’on les déteste, incarnent cette libération de la parole. Ils osent dire tout haut ce que la “France d’en bas” pense tout bas. Ils osent briser les idoles, contester les statuts, interroger les légitimités. Quand Praud demande “Vous êtes qui ?”, il remet François Hollande à sa juste place : celle d’un citoyen comme les autres, qui a eu sa chance, qui l’a gâchée, et qui devrait avoir la décence de se taire ou, à tout le moins, de faire preuve d’une humilité absolue.
Le succès viral de cette vidéo sur les réseaux sociaux n’est pas anodin. Il témoigne d’une soif de justice, d’un besoin de voir les puissants rendre des comptes. Les gens en ont assez de se faire sermonner par ceux-là mêmes qui sont responsables de leurs difficultés. Ils en ont assez qu’on leur dise pour qui voter ou ne pas voter. L’argument d’autorité (“Je suis ancien président, donc je sais”) est mort et enterré. Désormais, c’est le bilan qui compte. Et le bilan de François Hollande, comme celui de ses successeurs issus du même moule, est impitoyable. C’est un bilan de déclassement, d’impôts, de chômage de masse transformé en précarité, de perte de repères.
Alors oui, peut-être que Jordan Bardella n’a pas fait l’ENA. Peut-être qu’il n’a pas écrit de thèses sur l’économie administrative. Mais pour de plus en plus de Français, c’est peut-être justement cela sa meilleure qualité. C’est la garantie qu’il n’est pas formaté par ce système qui a échoué. C’est l’espoir, peut-être illusoire mais puissant, qu’un regard neuf, qu’une approche différente, pragmatique, ancrée dans le réel, est possible. François Hollande, en l’attaquant sur son CV, se trompe d’époque et de combat. Il ne fait que souligner sa propre déconnexion. Il parle à une France qui n’existe plus, une France où les élites étaient crues sur parole.
Pascal Praud, avec sa verve habituelle, a sifflé la fin de la récréation. Il a rappelé que la politique n’est pas un jeu de chaises musicales entre amis, mais une affaire grave qui engage la vie de millions de gens. Et quand on a échoué aussi lourdement que François Hollande, quand on a laissé le pays dans l’état où il l’a laissé, la moindre des choses est de raser les murs, pas de venir parader sur les plateaux télé pour distribuer les bons et les mauvais points. “Bravo l’artiste”, disait Praud. Une phrase qui sonne comme une épitaphe politique. Une phrase qui, espérons-le, marquera le début d’une ère nouvelle où la responsabilité des dirigeants ne sera plus un vain mot, mais une exigence de chaque instant. La France mérite mieux que ces revenants qui n’ont rien appris et rien oublié de leur propre suffisance. Elle mérite qu’on la respecte, et le premier respect, c’est la vérité. Et la vérité, c’est que François Hollande n’a de leçons à donner à personne.
News
Affaire Brigitte Macron : Lionel Labosse lâche une bombe de 900 pages et dénonce “l’omerta d’État” sur le plus grand tabou de la Ve République
C’est un pavé dans la mare, ou plutôt un rocher lancé en pleine vitrine de la macronie. Dans un paysage…
Brigitte Bardot et la petite-fille invisible : Enquête sur le secret le mieux gardé d’une famille qui a choisi l’effacement
C’est une énigme qui défie les lois du “star-système”, un vide sidéral au cœur d’une galaxie médiatique pourtant saturée d’images….
Nagui et Yann Barthès, la chute des idoles : Pourquoi les Français rejettent massivement les “donneurs de leçons” de la télévision
C’est un séisme médiatique, une secousse tellurique qui fait trembler les fondations mêmes du petit écran français. Le verdict du…
Nagui, le clown triste : Quand Mélanie Page révèle enfin la “tragique vérité” et les blessures secrètes de l’animateur préféré des Français
C’est une confession qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel serein du paysage audiovisuel français, une de…
Brigitte Bardot et le “fils maudit” : Bernard d’Ormale révèle enfin la brutale vérité sur une maternité sacrifiée
C’est une histoire qui hante les coulisses du cinéma français depuis plus de soixante ans, une ombre tenace planant sur…
Sarkozy, ses yaourts et le mépris : La colère froide des anciens détenus face au “Sarko-show” indécent
C’est un spectacle médiatique qui laisse un goût amer, bien plus acide que les yaourts dont il a fait son…
End of content
No more pages to load






