Plusieurs années avant sa mort, Brigitte Bardot avait ouvertement évoqué le lieu qu’elle s’était choisi pour être enterrée, loin des curieux. © Nice Matin/ABACA / Nice Matin/ABACA
La plus célèbre résidente de Saint-Tropez reposera t-elle au cimetière de la ville ? Certainement pas. Jusque dans sa dernière demeure, Brigitte Bardot ne souhaitait qu’une chose : qu’on lui « foute la paix ».À l’image des dernières volontés de son grand ami Alain Delon, c’est chez elle que Brigitte Bardot avait décidé de reposer. Le cinéma français pleure l’une de ses icônes ce dimanche 28 décembre, avec la disparition de B.B., à 91 ans. Un décès confirmé par sa Fondation en faveur des animaux. Plusieurs années avant sa mort, la star, qui laisse derrière elle son mari Bernard d’Ormale, avait évoqué en toute franchise sa dernière demeure.

Alors qu’elle assurait la promotion de son livre « Larmes de combat » en 2018, Brigitte Bardot avait annoncé sa ferme intention d’être enterrée chez elle à Saint-Tropez, dans le jardin de la célèbre Madrague. « J’ai choisi un petit coin proche de la mer, qui a été entériné par les autorités », expliquait-elle dans les pages du « Monde ». « Je préfère reposer là que dans le cimetière de Saint-Tropez, où une foule de conn**ds risquerait d’abîmer la tombe de mes parents et de mes grands-parents. Je veux qu’on leur foute la paix. »

La Madrague, la maison de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, le 6 juin 1980. Sygma via Getty Images / © ContributorC’est parce que sa maison de la Madrague, achetée à la fin des années 1950, attirait encore et toujours des curieux de longues années après sa retraite des plateaux de tournage, que Bardot s’était choisi un autre refuge : sa ferme de la Garrigue, une propriété de 10 hectares située sur les hauteurs de Saint-Tropez achetée en 1979, paradis de ses chers animaux.

La Garrigue, havre de paix devenu théâtre de tensions

Chèvres, poules, chiens, chats, oies, chevaux… L’été dernier encore, quatre mois avant sa mort, B.B. faisait le trajet d’une dizaine de minutes en voiture de la Madrague jusqu’à la Garrigue pour venir les nourrir. « C’est le reflet de moi, maintenant. La Madrague c’était le reflet de moi quand je faisais des folies », confiait-elle à BFMTV en mai dernier, lors de sa toute dernière apparition publique. Le havre de paix de la Garrigue est malheureusement devenu le théâtre de tensions entre le gardien des lieux et sa Fondation, comme Paris Match le racontait plus tôt ce mois de décembre.

Brigitte Bardot à la Garrigue, à l’été 2024. Quelques friandises pour Poupée, sa ponette. Vers 18 heures, avant de retourner à la Madrague, elle va voir ses « gros », comme elle appelle ses cochons, ses chèvres, ses moutons et ses chevaux… © DR/Paris MatchFigure indissociable de Saint-Tropez, la mairie de la ville a rendu hommage dans un communiqué relayé ce 28 décembre à son « ambassadrice la plus éclatante ». « Brigitte Bardot appartient désormais à la mémoire collective de Saint-Tropez que nous devrons entretenir. Elle continuera d’habiter l’âme de notre cité. »