C’est une image qui restera gravée dans la mémoire collective, non seulement comme le symbole d’un adieu à une grande dame de la télévision, mais surtout comme le témoignage poignant d’un amour intergénérationnel indestructible. Ce mardi 13 janvier 2026, sous le ciel de Nice, la lumière semblait se battre avec les ombres pour accompagner Évelyne Leclercq vers sa dernière demeure. La cathédrale Sainte-Réparate, joyau du Vieux-Nice, a ouvert ses portes pour accueillir la dépouille de celle qui fut, pour des millions de Français, une présence familière et chaleureuse. Mais au-delà de la figure publique, c’est le deuil intime d’un clan soudé qui a bouleversé l’assemblée, et particulièrement la détresse digne et visible de son petit-fils, Benjamin.

Dans une atmosphère chargée d’émotion et de recueillement, la famille s’est présentée unie face à l’épreuve, formant un rempart d’amour autour du cercueil. Si les regards se sont naturellement tournés vers Céline Olive, la fille unique de l’animatrice, soutenue par son père Jacques Olive – le premier époux d’Évelyne, présent pour cet ultime hommage – c’est la silhouette d’un jeune homme de 24 ans qui a capté toute l’attention et suscité une vague de compassion immense. Benjamin, le fils de Céline, le “Benji” dont Évelyne parlait avec tant de fierté, était là, au premier rang, portant sur ses épaules le poids d’un chagrin incommensurable.

Un Dernier Vœu Respecté à la Lettre : L’Adieu en Blanc

Ce qui a frappé les esprits dès l’arrivée du cortège, c’est le respect scrupuleux des dernières volontés de la défunte. Évelyne Leclercq, solaire et pétillante jusqu’au bout, avait émis le souhait que ses obsèques ne soient pas une marée noire de tristesse conventionnelle. Elle voulait de la lumière, de la clarté, symboles de l’espoir et de la vie qui continue. Benjamin, en petit-fils aimant et respectueux, a honoré cette demande avec une élégance moderne qui lui ressemble.

Vêtu d’un costume blanc immaculé, coupé parfaitement, et chaussé de baskets, il incarnait ce mélange de tradition et de modernité qu’Évelyne aimait tant chez lui. Cette tenue, loin d’être un simple choix esthétique, était un message d’amour, une dernière conversation silencieuse entre une grand-mère et son petit-fils. Dans cet océan de douleur, le blanc de son costume brillait comme une promesse, celle de ne jamais oublier la lumière qu’elle avait mise dans sa vie. Voir ce jeune homme, digne et droit dans ses baskets, affronter la perte de son pilier, a ému aux larmes les personnalités et les anonymes présents sur le parvis.

Le Geste Fort : Benjamin Porte le Cercueil

Le moment le plus intense de la cérémonie est survenu à la sortie de l’église. Alors que le cercueil devait être transporté vers le corbillard pour le dernier voyage, Benjamin s’est avancé. Il n’a pas voulu rester en retrait, spectateur passif de cet adieu. Il a pris sa place, physiquement et symboliquement, en devenant l’un des porteurs.

Saisissant le bois verni, le visage marqué par l’effort de contenir ses sanglots mais le regard déterminé, il a accompagné celle qui l’avait tant soutenu. Ce geste simple, ancestral, de porter le corps de l’aïeule, prenait ici une dimension déchirante. C’était l’enfant devenu homme qui rendait à sa grand-mère la protection qu’elle lui avait offerte toute sa vie. Les témoins décrivent une scène d’une intensité rare, où le silence n’était troublé que par le bruit des pas sur les pavés et les murmures de compassion. Benjamin, effondré intérieurement mais debout physiquement, a offert à Évelyne le plus beau des hommages : sa force.

Une Relation Fusionnelle : “Je suis son amie, sa confidente”

Pour comprendre la douleur de Benjamin, il faut mesurer la profondeur du lien qui l’unissait à Évelyne Leclercq. Ce n’était pas une relation classique grand-mère/petit-fils, faite de visites dominicales polies. C’était une véritable fusion, une complicité rare qui transcendait les générations.

Les archives télévisées nous rappellent à quel point ce duo était unique. En 2022, lors d’un passage remarqué dans l’émission Ça commence aujourd’hui sur France 2, Évelyne Leclercq avait ouvert son cœur face à Faustine Bollaert. Les yeux brillants, elle avait évoqué Benjamin avec des mots qui résonnent aujourd’hui avec une force particulière : “Benji, je suis son amie, sa confidente, je suis là pour l’aider, le conseiller.” Elle ne se posait pas en matriarche autoritaire, mais en alliée, en partenaire de vie.

Face à cette déclaration d’amour publique, Benjamin avait répondu avec une pudeur touchante, confirmant l’authenticité de leurs échanges : “Ça vient du cœur, c’est honnête, authentique.” Ces mots, simples et vrais, résumaient tout. Ils partageaient tout : les rires, les doutes, les projets. Faustine Bollaert, émue, avait souligné à l’époque : “On a tous envie d’avoir une relation comme ça.” Aujourd’hui, cette phrase prend une teinte mélancolique, soulignant le vide abyssal que laisse le départ d’Évelyne dans la vie du jeune homme.

Yung Benj : La Fierté d’une Grand-Mère

Évelyne Leclercq n’était pas seulement une confidente pour Benjamin, elle était aussi sa première fan. Le jeune homme, artiste dans l’âme, s’est lancé dans la musique sous le nom de scène “Yung Benj” (ou Sen Binge selon certaines sources, mais l’affection reste la même). Loin de juger ce choix de carrière, l’ancienne speakerine et animatrice l’avait embrassé avec enthousiasme.

Elle utilisait sa propre notoriété et ses réseaux sociaux pour mettre en lumière le talent de son petit-fils. On se souvient de ce post Instagram en juillet 2021, où elle partageait une photo de lui au micro de Cannes Radio, légendant avec une fierté non dissimulée : “Ça y est, Yung Benj décolle !”. Elle était de toutes les victoires, partageant ses morceaux, ses clips, ses apparitions. En 2023, elle confiait encore qu’il écrivait et interprétait ses propres titres, admirative de sa créativité. Elle avait même publié un portrait de lui en uniforme, montrant qu’elle soutenait toutes les facettes de sa personnalité.

Pour un jeune artiste, avoir le soutien inconditionnel d’une figure médiatique comme elle était un atout, mais c’était surtout une preuve d’amour. Elle croyait en lui, peut-être plus qu’il ne croyait en lui-même. Aujourd’hui, Benjamin perd ce regard bienveillant qui le poussait à se dépasser, ce soutien indéfectible qui validait ses choix artistiques.

Un Clan Soudé Face au Vide

Les obsèques à Nice ont aussi été l’occasion de voir la famille Olive-Leclercq resserrer les rangs. Céline, la fille d’Évelyne, a pu compter sur la présence solide de ses enfants. Outre Benjamin, sa sœur Ondine était également présente, apportant sa douceur et son soutien dans cette épreuve. La présence de Jacques Olive, le père de Céline, a rappelé que malgré les séparations et les aléas de la vie, les liens fondamentaux demeurent. Ils étaient tous là pour Évelyne, formant un cercle protecteur autour de sa mémoire.

Mais c’est bien l’image de Benjamin, en blanc, qui restera le symbole de cette journée. Il incarne l’héritage vivant d’Évelyne Leclercq. Il porte en lui sa gentillesse, son sens de la famille, et cette touche artistique qu’elle a toujours encouragée.

L’Héritage d’Amour Continue

Alors que la cérémonie s’achevait et que la foule se dispersait dans les ruelles du Vieux-Nice, une certitude flottait dans l’air : une part d’Évelyne Leclercq ne s’est pas éteinte. Elle continue de vivre à travers ce jeune homme de 24 ans. Benjamin, par son attitude, sa tenue, et son geste de porter le cercueil, a prouvé qu’il était digne de l’amour immense qu’elle lui portait.

Le deuil sera long pour ce petit-fils qui perd son repère, sa “meilleure amie” de 50 ans son aînée. Mais il lui reste les souvenirs, les conseils murmurés, et cette confiance absolue qu’elle avait placée en lui. Comme elle le disait si bien, il “décolle”, et désormais, il devra voler de ses propres ailes, avec sans aucun doute, une étoile bienveillante qui veillera sur lui depuis là-haut. Adieu Évelyne, et courage à Benjamin, car porter le cercueil n’était que la première étape ; il faut maintenant porter sa mémoire et continuer à la rendre fière, une note de musique et un sourire à la fois. La relation “honnête et authentique” ne meurt pas ; elle se transforme, et ce costume blanc en était la plus belle des preuves.