
C’est une journée où le ciel de Nice, d’ordinaire si lumineux, semblait s’être mis au diapason des cœurs meurtris. Ce mardi 13 janvier restera gravé comme le jour où la télévision française a perdu un peu de son innocence et beaucoup de sa chaleur. Moins de deux semaines après l’annonce brutale de la disparition d’Evelyne Leclercq, figure emblématique du petit écran, ses proches se sont réunis pour un dernier voyage en la cathédrale Sainte-Réparate de Nice. Si la cérémonie se voulait un hommage digne et respectueux, elle a surtout été le théâtre d’une vague d’émotion incontrôlable, balayant les visages de ceux qui, pendant des décennies, ont partagé la vie, les rires et les secrets de l’animatrice. Parmi eux, deux figures se détachaient, marquées par le sceau d’une douleur profonde : Fabienne Égal, l’amie de toujours, effondrée, et Jean-Pierre Foucault, le visage fermé, témoin silencieux d’une époque qui s’éteint.
Le parvis de la cathédrale, habituellement lieu de passage et de vie, s’était transformé en un sanctuaire de recueillement. Peu avant le début de l’office, une silhouette digne mais fragile a capté tous les regards : Céline, la fille unique d’Evelyne Leclercq. Accompagnée de deux de ses enfants et soutenue par la présence rassurante de son père, Jacques Olive, le premier époux de l’animatrice, elle avançait vers l’autel. Dans ses yeux, on pouvait lire le courage de celles qui doivent rester debout quand tout s’effondre. Mais autour de ce noyau familial soudé par le chagrin, c’est la détresse des amis proches qui a bouleversé l’assistance.
Fabienne Égal, celle que l’on a toujours associée à Evelyne Leclercq, celle avec qui elle formait un duo indissociable dans l’émission culte « Tournez Manège », est apparue méconnaissable de chagrin. Loin de l’image pétillante des années 80, c’est une femme brisée par la perte de sa « sœur de cœur » qui a franchi le seuil de l’église. Très discrète depuis son retrait de la vie médiatique, Fabienne est sortie de son silence, non par envie de lumière, mais par nécessité de dire, une dernière fois, à quel point elle aimait celle qui vient de partir. Dans un message publié peu avant la cérémonie, elle avait écrit ces mots qui résonnent désormais comme un testament d’amitié : « Nous étions très proches, toujours la lune pour l’autre dans les moments forts de nos vies. Tu as lâché prise hier soir, tu ne souffres plus. Je t’aime. »
Ces mots, simples et terribles, disent tout de la relation fusionnelle qui unissait les deux femmes. Fabienne Égal ne pleurait pas une collègue, elle pleurait une partie d’elle-même. Elle a confié avec une émotion palpable : « On s’aimait beaucoup, on était tellement liées. Vous savez, l’équipe de Tournez Manège, quand la fin de saison arrivait l’été, on était en larmes. C’est un cliché de le dire, mais on était vraiment une grande famille. » Cette famille, aujourd’hui orpheline, s’est retrouvée dans la nef de la cathédrale pour partager le poids de l’absence. Fabienne a raconté, la voix tremblante, comment leur lien avait survécu à l’arrêt des caméras. « Après Tournez Manège, Evelyne a fait du théâtre, moi de la formation. J’ai coupé les ponts avec la télé, mais on se textotait tous les jours. » Tous les jours. C’est la fréquence de l’amour véritable, celui qui n’a pas besoin de projecteurs pour exister. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, il y a quelques mois à peine, c’était pour un moment de pur bonheur : Fabienne voulait présenter son petit-fils à Evelyne. Un dernier souvenir de vie avant que la maladie ne prenne le dessus.
À quelques mètres de là, une autre figure tutélaire de la télévision française se tenait, digne dans la douleur. Jean-Pierre Foucault, l’enfant du pays ou presque, avait fait le déplacement depuis Marseille. Il n’était pas là pour représenter une institution ou pour faire acte de présence médiatique. Il était là en ami. Accompagné de son épouse, Evelyne Jarre, l’animateur affichait une tristesse contenue mais évidente. Auprès de Nice Matin, il a confié avec une pudeur qui l’honore : « C’était une amie de ma femme. » Une phrase courte pour résumer des années de complicité, de dîners partagés, de rires loin des plateaux télé. Son épouse, Evelyne Jarre, avait tenu à respecter scrupuleusement les dernières volontés de la défunte en portant une tenue claire. Ce choix vestimentaire, souhaité par Evelyne Leclercq elle-même, se voulait un pied de nez à la mort, une volonté farouche de partir dans la lumière et non dans le noir du deuil. Mais même le blanc des vêtements ne pouvait masquer la noirceur du chagrin qui habitait les cœurs ce jour-là.

La présence de Jean-Pierre Foucault à cet enterrement est symbolique. Elle marque la fin d’une ère, celle d’une télévision familiale, bienveillante, où les animateurs n’étaient pas des rivaux mais des compagnons de route. Voir ces géants du petit écran, têtes baissées, les yeux rougis, rappelle cruellement que le temps passe et qu’il emporte avec lui les visages qui ont bercé notre quotidien. Evelyne Leclercq n’était pas seulement une présentatrice ; elle était une amie virtuelle pour des millions de Français. Et voir ses vrais amis, ceux de la vie réelle, aussi dévastés, rend sa disparition encore plus tangible et douloureuse.
La cérémonie, empreinte de recueillement, a été ponctuée de silences lourds de sens. Le silence de ceux qui ne trouvent plus les mots, le silence de l’incrédulité face à la mort. Céline, la fille d’Evelyne, a été admirable de force. Soutenir le regard des autres quand on perd sa mère est une épreuve en soi. Mais elle a su, par sa dignité, honorer la mémoire de celle qui l’a élevée. La présence de son père, Jacques Olive, à ses côtés, a montré que l’amour pour Evelyne transcendait les séparations et le temps. Ils formaient, autour du cercueil, un rempart d’affection, protégeant l’âme de la défunte pour son dernier voyage.
Au-delà des personnalités connues, c’est toute une communauté de cœurs qui s’est brisée ce mardi. Les anonymes, les fans de la première heure, ceux qui n’ont jamais raté un épisode de « Tournez Manège », ressentaient eux aussi cette perte. Mais c’est bien l’image de Fabienne Égal, effondrée, qui restera l’image forte de ces obsèques. Elle incarne la douleur de la perte sororale. Quand on a partagé autant de fous rires, autant de stress, autant de vie avec quelqu’un, son départ crée un vide que rien ne pourra jamais combler. Fabienne a perdu son binôme, son témoin, sa confidente. Et ses larmes, versées sur le parvis de Sainte-Réparate, sont celles de tous ceux qui ont un jour perdu une âme sœur.

Evelyne Leclercq est partie, mais elle laisse derrière elle bien plus que des archives télévisuelles. Elle laisse le souvenir d’une femme aimante, capable de tisser des liens indéfectibles. La preuve en est cette assemblée réunie, disparate mais unie par la même affection. Jean-Pierre Foucault, Fabienne Égal, sa famille… tous étaient là pour dire que la gentillesse et la sincérité d’Evelyne n’étaient pas feintes. Elles étaient le moteur de sa vie.
Alors que le cortège quittait la cathédrale, emportant le corps de celle qui fut l’une des plus grandes dames de la télévision, une page s’est définitivement tournée. Mais l’amour, lui, reste. Les messages quotidiens entre Fabienne et Evelyne ont cessé, mais le dialogue des cœurs continue, par-delà la mort. « Tu ne souffres plus », a dit Fabienne. C’est la seule consolation possible aujourd’hui. Evelyne Leclercq repose désormais en paix, mais son sourire continuera de flotter longtemps dans l’esprit de ceux qui l’ont aimée, et les larmes de ses amis sont la plus belle preuve qu’elle a réussi sa vie : elle a été aimée, profondément, sincèrement, jusqu’au bout. Adieu Evelyne, et merci d’avoir fait tourner le manège de nos vies avec tant de grâce.
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