Ce mercredi 7 janvier 2026, Saint-Tropez s’est réveillé sous un ciel chargé d’histoire et de mélancolie. La cité corsaire, habituée aux éclats de rire et aux fêtes démesurées de la belle saison, a revêtu son manteau de deuil pour accompagner sa reine, Brigitte Bardot, vers sa dernière demeure. Si les caméras du monde entier étaient braquées sur le parvis de l’église Notre-Dame de l’Assomption, guettant l’arrivée des célébrités et des officiels, c’est une autre image, plus intime et infiniment plus touchante, qui a marqué les esprits. Au milieu de la marée humaine venue saluer la mémoire de celle qui fut l’incarnation de la liberté, un groupe se distinguait par sa retenue et sa dignité silencieuse. Venus tout droit des fjords enneigés de Norvège pour rejoindre la douceur hivernale de la Côte d’Azur, Thea et Anna Charrier, les petites-filles de la star, avaient fait le déplacement.
Leur présence à Saint-Tropez n’était pas seulement un acte de présence protocolaire ; c’était l’aboutissement d’une longue et complexe saga familiale, le point final d’une histoire tissée de silences, d’éloignement, mais aussi de retrouvailles inespérées. Filles de Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique que Brigitte Bardot eut avec l’acteur Jacques Charrier en 1960, Thea et Anna ont grandi loin, très loin du tumulte médiatique qui a entouré l’existence de leur célèbre grand-mère. Élevées à Oslo, dans la culture scandinave, par un père qui avait choisi l’exil pour se construire une vie normale et une mère, Anne-Line Bjerkan, issue de la haute société norvégienne, elles sont longtemps restées des énigmes pour le public français.
Ce mercredi, pourtant, elles sont sorties de l’ombre. Alors que le convoi funèbre traversait les lieux emblématiques de la ville – du rond-point de la Bouillabaisse à la mythique place des Lices, en passant par la rue Sibilli et les quais du port – Thea et Anna étaient là, aux côtés de leur père. Nicolas Charrier, le visage marqué par l’émotion, semblait puiser sa force dans la présence de ses filles. C’était l’image d’un clan soudé, une forteresse familiale imprenable venue protéger la mémoire de la défunte. Anna, en particulier, n’était pas venue seule : elle était accompagnée de ses propres enfants, les arrière-petits-enfants de Brigitte Bardot. Voir cette nouvelle génération, ces “petits Norvégiens” comme les appelait affectueusement mais distamment la star, marcher sur les pavés tropéziens derrière le cercueil de leur aïeule, avait quelque chose de surréaliste et de profondément émouvant.
Il faut dire que la relation entre Brigitte Bardot et sa descendance n’a jamais suivi les schémas traditionnels. L’icône n’a jamais caché son manque d’instinct maternel, une franchise qui lui a valu tant de critiques mais qui faisait partie intégrante de sa vérité. “Je ne suis pas une bonne grand-mère. Elles vivent en Norvège avec leur père, elles ne parlent pas français, et nous n’avons pas l’occasion de nous voir”, déclarait-elle il y a encore quelques années. Cette distance géographique et linguistique aurait pu sceller définitivement le sort de leurs relations. Pourtant, la vie en a décidé autrement. Ces dernières années, un rapprochement s’était opéré. Nicolas avait repris le chemin de La Madrague, amenant avec lui sa famille pour des visites estivales.
Dans un entretien exclusif accordé à Paris Match en juin 2024, Brigitte Bardot était revenue, avec son grand ami le journaliste Christian Brincourt, sur cette situation familiale singulière qu’elle n’avait jamais vraiment désirée mais qu’elle avait fini par accepter avec une certaine philosophie. Loin d’être une “mamie gâteau”, l’interprète de “La Madrague” gardait une lucidité désarmante sur ses rapports avec ses petites-filles. “Elles sont suffisamment intelligentes et adultes pour se faire une opinion”, disait-elle, leur reconnaissant ainsi une autonomie et une personnalité propres. Elle ajoutait même, avec cette pointe d’humour qui ne la quittait jamais : “Mes arrière-petits-enfants, je n’en reviens pas du reste d’avoir des arrière-petits-enfants”.
C’est cette phrase qui résonnait étrangement ce matin dans l’église de Saint-Tropez. “Oui, je suis arrière-grand-mère de trois petits Norvégiens qui ne parlent pas le français et que je vois rarement. Les contacts sont difficiles mais charmants”, avait-elle confié à Gala en 2020. Aujourd’hui, les “contacts difficiles” ont laissé place au langage universel du deuil. La barrière de la langue, qui a pu être un obstacle durant leur vie, s’est effacée devant la solennité de la mort. Thea et Anna, bien que ne partageant pas la langue de Molière avec leur grand-mère, partageaient avec elle ce lien du sang, invisible et indestructible. Leur présence dans le chœur de l’église, entourées de personnalités comme Mireille Mathieu, Paul Belmondo ou Jean-Luc Reichmann, témoignait de leur place légitime au sein de cette histoire nationale.
La cérémonie, voulue “simple” par la défunte, a été à son image : un mélange de ferveur populaire et d’intimité préservée. Si des écrans géants avaient été installés sur le port pour permettre à la foule de suivre l’office, l’intérieur de l’église est resté un sanctuaire pour la famille. C’est là, à l’abri des regards indiscrets, que Nicolas, Thea, Anna et les enfants ont pu dire adieu à “Bibi”, comme ils ne l’appelaient peut-être pas, mais qui restera à jamais leur racine commune. Le choix de Nicolas Charrier de venir avec toute sa famille est un geste fort. Il signifie la fin des rancœurs, l’apaisement des vieilles blessures nées de l’autobiographie explosive de Bardot en 1996. Il signifie qu’au-delà de la star, au-delà du mythe, il y avait une mère et une grand-mère à honorer.
Le cortège a ensuite pris la direction du cimetière marin, ce lieu de beauté sauvage battu par les vents, où Brigitte Bardot repose désormais face à l’éternité bleue. C’est là, dans ce décor grandiose qui sied si bien à son âme indomptable, que la famille norvégienne a fait ses derniers adieux. On imagine le contraste saisissant pour Thea et Anna : venir du grand Nord pour enterrer une légende du Sud, passer de la discrétion d’Oslo à la ferveur dévorante de Saint-Tropez. Pourtant, elles ont tenu leur rang avec une élégance naturelle. Pas de larmes ostentatoires, mais une tristesse profonde, celle de n’avoir peut-être pas eu assez de temps, assez de mots partagés avec cette femme extraordinaire.
Leur voyage en famille depuis la Norvège est le symbole ultime de la réconciliation. Il prouve que Brigitte Bardot, malgré ses déclarations, malgré ses absences, n’a pas fini sa vie seule. Elle a fini sa vie en sachant que sa lignée continuait, ailleurs, différemment, mais sûrement. Thea et Anna sont la preuve vivante que la vie triomphe toujours. En les voyant repartir, on se dit que l’histoire de BB ne s’éteint pas tout à fait. Elle perdure dans le regard de ces jeunes femmes blondes, dans les rires de ces arrière-petits-enfants qui, un jour peut-être, apprendront le français pour comprendre qui était vraiment cette dame qui aimait tant les animaux et qui a fait trembler le monde par sa seule beauté.
Aujourd’hui, Saint-Tropez est orphelin, mais la famille Charrier est repartie plus unie que jamais. Ce voyage funèbre aura été, paradoxalement, un voyage de vie. Il a scellé des liens, ancré des souvenirs et offert à Brigitte Bardot le plus beau des cortèges : celui de son propre sang, venu de l’autre bout de l’Europe pour lui murmurer un dernier “Adieu” ou peut-être un dernier “Ha det bra”, dans cette langue venue du froid qu’elle trouvait si charmante. Une page se tourne, le livre se referme, mais la légende, portée désormais par Thea, Anna et leurs enfants, est bel et bien éternelle.
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