Obsèques de Brigitte Bardot : la photo inédite de son fils Nicolas-Jacques  Charrier à la cérémonie - Le Parisien

Il était là, discret, presque méconnaissable, mais totalement bouleversé. Ce mercredi, sous le ciel de Saint-Tropez, une page de l’histoire de France s’est tournée avec les obsèques de Brigitte Bardot. Si l’événement a été suivi par des millions de personnes à travers le monde, scrutant chaque image retransmise par les chaînes de télévision, l’essentiel s’est peut-être joué ailleurs. Loin du tumulte médiatique, dans l’intimité sacrée du cimetière marin, une scène déchirante s’est déroulée, un moment de vérité nue que les caméras n’ont pas capté et dont personne n’a parlé en direct. C’est l’histoire de Nicolas Charrier, le fils unique de l’icône, et de son ultime adieu, une séquence d’une intensité émotionnelle rare qui restera comme le véritable point d’orgue de cette journée de deuil national.

Brigitte Bardot n’était pas seulement une actrice, elle était un symbole, une icône mondiale, une femme libre qui a bouleversé les codes et les époques. Décédée à l’âge de 91 ans, elle laisse derrière elle une carrière exceptionnelle et une trace indélébile dans le cœur de millions de personnes. C’est donc tout naturellement à Saint-Tropez, sa ville de cœur, son refuge, sa forteresse, que ses obsèques ont été célébrées. La cérémonie a débuté en l’église Notre-Dame de l’Assomption, ce petit édifice aux murs ocres si cher aux Tropéziens. Environ 400 personnes avaient reçu le précieux sésame pour assister à cette ultime révérence. Dans la nef bondée, on pouvait apercevoir des visages connus, des amis fidèles et quelques célébrités venues rendre hommage à la légende. Mireille Mathieu, dont la voix a tant de fois résonné pour la France, était présente, tout comme Chantal Ladesou ou encore Fiona Gélin. Plus surprenant, l’animateur Jean-Luc Reichmann figurait parmi les invités, convié à la demande expresse de Brigitte Bardot elle-même, qui était, on l’apprend aujourd’hui, une grande admiratrice de son émission “Les 12 coups de midi”. Ces détails, aussi touchants soient-ils, n’ont pourtant pas suffi à détourner l’attention du véritable protagoniste de cette journée.

Obsèques de Brigitte Bardot : le cercueil accueilli à l'église par son  fils, Nicolas Charrier - ICI

L’émotion était palpable, les visages graves, le silence lourd, mais très vite, tous les regards, discrets et compatissants, se sont tournés vers un homme : Nicolas Charrier. Le fils unique de la star, né en 1960 de son union avec Jacques Charrier, a toujours vécu dans l’ombre de sa mère, protégeant farouchement sa vie privée. Leur relation a longtemps été compliquée, douloureuse, marquée par l’incompréhension, les phrases assassines par médias interposés et une distance géographique devenue un gouffre. Installé en Norvège, Nicolas n’apparaît presque jamais en public. Son retour sur le sol natal pour cet événement funeste avait quelque chose d’irréel. À son arrivée dans l’église, sa discrétion était telle que certains invités ne l’ont même pas reconnu. Il a dû se présenter, murmurer son nom à l’entrée. Ce détail, anodin en apparence, en dit long sur son éloignement du monde médiatique dans lequel sa mère a régné en maître absolu, et peut-être aussi sur la distance qui l’a séparé d’elle durant toutes ces années. Pourtant, il était là. Et il n’était pas seul. Il était entouré de son épouse, la mannequin norvégienne Anne-Line Bjerkan, de ses deux filles, Thea et Anna, ainsi que de ses petits-enfants. Une présence familiale compacte, digne, unie dans la peine, formant un rempart d’amour autour de cet homme qui s’apprêtait à vivre l’épreuve la plus redoutée de son existence.

C’est après la cérémonie religieuse, lorsque le cortège a quitté la fraîcheur de l’église pour se diriger vers le cimetière marin, que l’émotion a atteint son paroxysme. Ce lieu, suspendu entre le ciel et la mer, battu par les vents, offre un dernier repos face à l’immensité bleue que Brigitte aimait tant. C’est ici, loin des objectifs des photographes tenus à distance, loin des micros tendus et du commentaire incessant des journalistes, que s’est déroulée la scène que le grand public n’a pas vue. Selon les témoignages rapportés par le journal Var-Matin, Nicolas Charrier est apparu “très, très ému”. Ceux qui ont assisté à ce moment décrivent un homme au visage fermé, luttant pour garder une contenance, mais trahi par des yeux brillants de larmes qu’il ne pouvait plus retenir.

Alors que la foule se dispersait lentement, respectant le recueillement de la famille, Nicolas est resté. Il est resté longuement près de la tombe fraîchement creusée, silencieux, immobile, profondément touché. On raconte qu’il aurait pris un moment seul, presque en retrait, comme pour se recueillir à sa manière, sans témoin, sans artifice. C’était un tête-à-tête final avec celle qui lui avait donné la vie. Certains témoins parlent d’un homme littéralement submergé par l’émotion, peinant à retenir ses sanglots, les épaules voûtées sous le poids du chagrin et des souvenirs qui remontent. Il n’y a eu ni grand discours théâtral, ni geste spectaculaire pour la galerie. Juste un fils, simplement un fils, face à la perte irréversible de sa mère. Dans ce silence lourd, chargé de regrets, de non-dits effacés par la mort et peut-être d’une réconciliation intérieure tant attendue, Nicolas Charrier a offert l’image la plus poignante de ces obsèques.

Obsèques de Brigitte Bardot : Son fils Nicolas-Jacques Charrier a fait une  rare apparition pour lui rendre un dernier hommage - Télé-Loisirs

Malgré les années de distance, malgré les blessures publiques et privées, malgré les fossés creusés par la vie, la famille était là pour dire adieu. Ils étaient là pour fermer un chapitre tumultueux, pour honorer celle qui, malgré tout, reste une mère et une grand-mère. Cette scène non filmée est peut-être la plus forte de toutes, précisément parce qu’elle nous a été dérobée. Parce qu’elle est vraie. Parce qu’elle n’est pas une mise en scène orchestrée pour le journal de 20 heures. Elle raconte sans un mot toute la complexité vertigineuse d’une relation mère-fils, faite d’amour et de douleur entremêlés. Elle nous rappelle que derrière l’icône de papier glacé, derrière la militante intransigeante, il y avait une réalité humaine, fragile et blessée.

Parfois, les plus grandes émotions se vivent loin des caméras, dans le silence, dans le regard, dans l’absence de mots. Brigitte Bardot s’en est allée rejoindre ses animaux disparus et les étoiles du cinéma, mais son histoire continue à travers ce qu’elle laisse derrière elle dans le cœur des vivants. Son fils, Nicolas Charrier, en a offert l’illustration la plus bouleversante ce mercredi à Saint-Tropez. Il nous a montré l’image d’un homme debout, digne, mais dont le cœur saigne. Un dernier adieu loin du bruit, loin du show, mais au plus près de la vérité des sentiments. C’est cette image-là, celle d’un fils en larmes face à la mer, que l’on gardera de ce jour historique. Une image d’humanité pure qui résonne bien plus fort que toutes les rétrospectives télévisées.