Obispo Lâche une Bombe à 60 Ans : “Laeticia, une ‘Pseudo Compagne’ de Johnny Hallyday” – Le Récit Explosif de la Manipulation et du Silence Brisé

Il existe des silences qui pèsent des tonnes et des mots qui explosent avec la force d’un séisme. À 60 ans, âge de la maturité et du bilan, Pascal Obispo a choisi de faire exploser le sien. L’homme qui a façonné le nouveau souffle de Johnny Hallyday à la fin des années 90, l’architecte musical de l’hymne « Allumer le feu », a brisé une omerta de près de trois décennies. Ses déclarations de juin 2025 ne sont pas de simples confidences d’artiste, mais une attaque frontale, calculée et assumée, qui remet en question la version officielle de l’histoire du Taulier et de son entourage.

En qualifiant ouvertement Laeticia Hallyday de « pseudo compagne » du rocker, Pascal Obispo a franchi une ligne rouge que peu d’acteurs du show-business avaient osé traverser. Ce terme, délibérément choisi, est bien plus qu’une simple pique : c’est une remise en cause de la légitimité même de Laeticia dans les dernières années de la vie du rockeur. Il ne s’agit pas d’un accident de langage, mais d’une prise de position radicale, sans ambiguïté. Pascal Obispo a choisi son camp – celui de David Hallyday et Laura Smet – et les révélations qui accompagnent cet aveu offrent un éclairage glaçant sur la manipulation et l’isolement dont aurait été victime Johnny à la fin de sa vie.

Acte I : Le Feu Sacré et le Secret de la Solitude

 

Pour comprendre l’intensité de la colère d’Obispo, il est essentiel de revenir à l’aube de leur collaboration, à la fin des années 90. À cette époque, Johnny Hallyday cherche à se réinventer. Fatigué des schémas habituels, il veut un son neuf, quelque chose qui marquera les esprits. C’est alors qu’il fait appel à Pascal Obispo, déjà reconnu pour sa plume et son sens de la mélodie.

En 1998, sort l’album « Ce que je sais », un projet qui va devenir l’un des plus grands succès commerciaux de Johnny. Au cœur de cet opus figure un titre qui fera basculer l’histoire de la musique française : « Allumer le feu ». Pascal Obispo en compose la musique avec Pierre Jaconelli. Le morceau n’est pas seulement un tube ; il devient un hymne, une liturgie rock chantée dans tous les stades, propulsant Johnny vers une nouvelle dimension. Obispo n’a pas seulement offert une chanson à Johnny, il lui a offert une résurrection.

Au-delà du succès, une complicité profonde, une connexion artistique rare se tisse entre les deux hommes. Johnny respecte Obispo pour son talent, mais surtout pour sa franchise. Le Taulier n’aimait pas les courtisans ; il voulait des collaborateurs qui osent lui tenir tête, des gens qui lui parlent sans filtre. C’est dans cette intimité que Johnny cherchait souvent à s’échapper. Loin de ce qu’il appelait la « smala » — cet entourage permanent, ces conseillers et proches qui gravitaient constamment autour de lui —, Johnny pouvait être lui-même avec Pascal.

C’est dans l’un de ces moments de vérité que Johnny confie à Pascal cette phrase, aujourd’hui déchirante : « Dans la vie, on est toujours seul. » Prononcés par l’homme le plus entouré de France, ces mots révèlent une solitude abyssale et une profonde mélancolie. Johnny, malgré la gloire et la foule, se sentait prisonnier de son propre cirque, et Pascal était l’une des rares personnes avec qui il pouvait partager cette vérité.

Acte II : Le Test, l’Éviction et l’Ombre Toxique

 

Travailler avec Johnny n’était pas de tout repos. Le rockeur était exigeant et testait systématiquement ses collaborateurs. Pascal en a fait l’amère expérience lors d’une session d’enregistrement qui aurait pu tout faire capoter. Un jour, alors que l’ambiance est tendue, Johnny chante sans l’intensité qu’Obispo attend. C’est un test. Plutôt que de se plier, Obispo lâche une phrase que personne n’aurait osé adresser au Taulier : « Si tu ne me donnes pas Johnny Hallyday, moi je n’en ai rien à foutre ! » Le silence tombe, mais le respect est scellé. Pascal a réussi le test de l’authenticité.

Cependant, cette authenticité et cette influence directe sur Johnny Hallyday allaient devenir problématiques pour l’entourage. Le « cirque », comme l’appelait Johnny, n’appréciait pas qu’un ami aussi proche ait autant d’ascendant sur le rockeur. Progressivement, insidieusement, sans explication claire et sans conflit ouvert avec Johnny, Pascal Obispo s’est retrouvé mis à l’écart. « J’ai été totalement écarté non pas par Johnny, mais par l’entourage proche », révèle-t-il, parlant d’avoir été « rayé de la carte » de son vivant, purement et simplement effacé.

Cette éviction orchestrée a pris une tournure encore plus douloureuse lorsque Johnny est tombé malade en 2017. Le cancer a affaibli le Taulier, et Pascal, bouleversé, a cherché à le soutenir. Mais quelque chose clochait. Les réponses qu’il recevait ne ressemblaient pas à Johnny. « Je ne sais même pas si c’est lui qui répondait », confie-t-il, un doute terrible s’installant.

Obispo va même plus loin, utilisant un terme effrayant : Johnny aurait été « gouroutisé » à la fin de sa vie. Ce mot sous-entend une emprise totale, un contrôle exercé sur le rockeur, sur son environnement, ses relations et potentiellement ses décisions, à un moment de vulnérabilité extrême. Johnny, l’homme libre par excellence, se serait retrouvé prisonnier d’une « secte » informelle, où sa gentillesse et sa volonté d’éviter les conflits — « il laissait faire pour avoir la paix » — auraient permis à certains de prendre le contrôle absolu.

Acte III : Les Dîners Toxiques et la Préparation du Déshéritage

Le témoignage d’Obispo ne se limite pas à sa propre éviction. Il fait de lui un témoin clé, un observateur privilégié de la mécanique qui a conduit à la célèbre bataille de l’héritage. Pascal raconte avoir assisté à des repas familiaux où l’ambiance était insoutenable, des dîners où des propos blessants étaient tenus devant tout le monde, visant David Hallyday et Laura Smet, les enfants du rockeur.

« J’ai été témoin de discussions pendant les repas qui ne m’ont jamais plu, comme entendre dire que puisque David avait fait un beau mariage, il n’aurait pas besoin de l’argent de Johnny, ou que puisque Laura est une actrice, elle n’aurait besoin de rien, » a-t-il révélé.

Imaginez la scène : à table, en famille, l’idée de l’exclusion des enfants est distillée, normalisée, préparée psychologiquement. Ces remarques déplacées, loin d’être anodines, éclairent d’un jour nouveau la bataille judiciaire qui a suivi la mort de Johnny. L’exclusion de David et Laura n’était pas un choix de dernière minute, mais le résultat d’une préparation psychologique et environnementale menée de longue date. L’entourage, selon Obispo, installait l’idée que les aînés n’auraient besoin de rien, rendant l’idée d’un testament déshéritant plus acceptable.

Pour Pascal, qui connaissait l’amour profond de Johnny pour ses enfants, l’idée que le rockeur ait pu consciemment les dépouiller est impensable. L’unique explication réside dans la manipulation d’un homme affaibli. Le testament américain, rédigé sous pression ou dans un état de vulnérabilité, devient la conclusion logique d’un plan machiavélique. On a volontairement coupé Johnny de ses vrais proches, des amis fidèles comme Pascal et Eddy Mitchell, pour mieux le contrôler et lui faire signer un document qui allait déchirer sa famille.

Conclusion : La Loyauté Indéfectible d’un Sexagénaire

 

Sept ans après la disparition de Johnny, Pascal Obispo, du haut de ses 60 ans, a décidé que la vérité valait plus que sa tranquillité. « Moi, j’ai 60 ans, et à un moment, j’assume mes propos, » martèle-t-il. Il a choisi de ne pas se taire, de refuser que l’histoire officielle de Johnny soit réécrite par ceux qui l’ont, selon lui, manipulé.

Sa prise de position n’est pas restée que verbale. En 2025, il a transformé ses paroles en acte de loyauté en sortant un titre hommage à Johnny, « Appelle-moi Johnny ». Le clip de la chanson ne met en scène qu’une seule personne de la famille : Laura Smet. Ce choix est un positionnement sans équivoque, une adoption officielle de Laura et David dans son propre clan, une reconnaissance de leur dignité et de leur légitimité.

Cette alliance avec les aînés, partagée par d’autres fidèles comme Eddy Mitchell, est un rempart contre l’oubli. Pascal refuse que son existence, ni celle des autres amis proches, ne soit effacée des biographies et des documentaires officiels. Il refuse que le récit soit contrôlé par un camp qui a tout intérêt à présenter une image édulcorée et victimaire.

Le combat de Pascal Obispo n’est pas une querelle d’ego ou d’argent. C’est un combat pour l’héritage moral et la vérité. C’est l’histoire de l’isolement progressif d’un homme vulnérable, de la mise à l’écart de ses vrais amis, et de la préparation psychologique d’un déshéritage. En choisissant de parler maintenant, alors qu’il n’a plus rien à perdre, Obispo s’expose aux critiques, mais s’impose comme une voix indispensable pour rétablir une histoire plus complexe, plus humaine, et surtout, plus fidèle à ce que Johnny Hallyday était vraiment : un homme seul, aimé, mais aussi manipulé. Son témoignage est une mise en garde pour tous ceux qui, entourés par la gloire, pourraient se retrouver un jour prisonniers de leur propre légende.