
Comment un homme qui a fait danser la France entière pendant des décennies peut-il aujourd’hui rassembler ses proches autour d’un silence seulement brisé par les sanglots et une mélodie d’adieu ? C’est la question que tout le monde se pose depuis la disparition d’Albert Kassabi, plus connu sous le nom de Bébert, l’âme inoubliable du groupe Les Forbans. Depuis l’annonce de son décès, une interrogation poignante plane dans l’esprit de ses admirateurs : pourquoi ce monument de la chanson française repose-t-il désormais si loin, en terre d’Israël, auprès de sa mère ? C’est Michel Papin, son complice de toujours, qui a accepté de lever le voile sur ces obsèques aussi intimes que symboliques, nous permettant de revivre un dernier hommage fait de musique, de chagrin et d’une vérité presque sacrée.
Le départ de Bébert, survenu à l’âge de 63 ans, a laissé un vide sidéral. Terrassé par un cancer qu’il avait choisi d’affronter dans la plus grande discrétion, il s’est éteint en laissant derrière lui une famille, des amis et des musiciens dévastés. Tous se sont retrouvés devant l’inimaginable : la disparition de cet homme solaire, protecteur et généreux qui avait passé son existence à offrir de la joie. Si les hommages publics ont afflué de toutes parts, la douleur privée, elle, s’est concentrée sur une décision inattendue pour beaucoup. La famille a dû gérer, dans l’urgence du deuil, la volonté ferme de l’artiste : être enterré en Israël pour rejoindre sa mère disparue des années auparavant. Ce choix, conservé comme un secret familial, n’était pas géographique, mais constituait un geste d’amour absolu, un retour aux sources que même la maladie n’avait pu altérer.
Le jour du grand départ pour Israël, l’atmosphère était lourde sur le tarmac de l’aéroport. Alors que le cercueil était hissé dans l’avion, le silence se faisait pesant. Astrid, son épouse et son roc, serrait contre elle une photo de leur mariage à Mency, les mains tremblantes sous le poids de l’émotion. Autour d’elle, les musiciens des Forbans restaient immobiles, le regard perdu dans les souvenirs de quarante ans d’amitié, de tournées et de succès partagés. Durant le vol, les larmes coulaient en silence, entrecoupées parfois de quelques sourires nostalgiques lors de l’évocation d’anecdotes joyeuses, créant cette ambiance suspendue propre aux adieux définitifs.
Une fois en Israël, la sérénité du lieu choisi pour l’inhumation a frappé les esprits. Un endroit simple, baigné d’une lumière douce et entouré d’arbres, semblait attendre le retour de l’enfant prodige. Au moment où le cercueil a été porté vers la sépulture familiale, une émotion brute a traversé l’assemblée. C’est là que Michel Papin a accompli le geste le plus bouleversant de la cérémonie. Seul avec sa guitare, il a fait vibrer quelques notes pour accompagner son ami dans son dernier voyage, transformant la souffrance en un hommage mélodieux. La musique, qui avait été le souffle de vie de Bébert, était là pour sceller son départ. Les témoins racontent que ce moment fut d’une intensité rare, car chaque note portait en elle les rires passés, les secrets partagés et les promesses échangées sur les scènes du monde entier.

Astrid s’est ensuite avancée, les larmes inarrêtables, pour déposer une rose sur la terre fraîche. Ses lèvres ont murmuré un adieu que seule l’éternité pourra entendre. À ses côtés, ses enfants Kevin et Georgia restaient dignes malgré la perte d’un guide et d’un phare. Cette scène a révélé une vérité que Bébert avait longtemps dissimulée : derrière l’énergie débordante et le sourire public, l’homme avait souffert en silence, protégeant les siens d’une douleur qu’ils n’avaient pas totalement mesurée. Après la mise en terre, personne ne semblait vouloir quitter les lieux. Michel Papin, assis près de la tombe, aurait murmuré ces mots déchirants : « On t’a amené jusqu’ici, maintenant c’est toi qui nous portes. »
Mais alors que tout le monde pensait que la cérémonie s’achevait, un phénomène presque mystique s’est produit. Au moment précis où la terre recouvrait le cercueil, un souffle de vent soudain, chaud et rapide, a traversé le cimetière, faisant frémir les fleurs et les vêtements. Pour les proches, ce n’était pas un simple courant d’air, mais un signe, un dernier clin d’œil de Bébert. Ce moment de grâce a provoqué une nouvelle onde de larmes et de recueillement, comme si un pont invisible s’était dressé entre le monde des vivants et celui qu’ils venaient d’enterrer. Michel a alors repris sa guitare pour jouer une ballade intime, un morceau écrit aux débuts des Forbans que Bébert ne chantait plus depuis la mort de sa mère par respect pour son deuil. En jouant cette mélodie devant les deux tombes réunies, Michel a bouclé la boucle de l’amour filial.
Le récit de Michel Papin devient encore plus poignant lorsqu’il évoque les derniers instants à l’hôpital. Il décrit un Bébert épuisé mais debout dans sa tête, persuadé jusqu’au bout qu’il allait s’en sortir. Son optimisme était tel qu’il parlait encore de nouveaux concerts et de projets de tournée, même lorsque les médecins avaient détecté des métastases fulgurantes. Astrid n’a jamais quitté son chevet, lui tenant la main pendant des heures, refusant elle aussi l’inéluctable. Détail incroyable : le père de Bébert, âgé de 96 ans, a fait le voyage depuis Israël pour poser une main tremblante sur celle de son fils et murmurer une prière ancienne en hébreu. Un père enterrant son enfant, une image d’une tristesse infinie qui restera gravée dans les mémoires.
La vérité sur son état de santé a éclaté le 25 novembre, lorsque Michel a annoncé officiellement le décès. On a alors appris que l’artiste luttait secrètement contre un cancer du côlon depuis trois ans. Trois années de traitements lourds et de fatigue qu’il masquait par pudeur, refusant que la compassion ne remplace l’admiration pour sa musique. Michel se souvient avec émotion de leur tout dernier concert, où Bébert, malgré une douleur atroce, avait tenu à assurer le spectacle jusqu’au bout avant que son corps ne dise définitivement stop. Ce fut sa dernière apparition publique, le rideau tombant sur une vie de lutte et de passion.

Le choix d’Israël pour sa dernière demeure prend tout son sens lorsqu’on comprend que Bébert cherchait une paix qu’il n’avait jamais totalement trouvée ici-bas. C’était une réconciliation avec son héritage, une façon de refermer un chapitre sacré. Sa mort n’est pas seulement la fin d’une vie, c’est la fin d’une promesse. Pourtant, dans le silence de ce cimetière lointain, sa voix continue de résonner. Il demeure dans chaque refrain, chaque souvenir et chaque geste inspiré par son courage. Accepter son départ, c’est comprendre que ceux que nous aimons continuent de marcher à nos côtés, invisibles mais présents. L’histoire de Bébert ne s’éteint pas avec lui ; elle se prolonge dans la lumière qu’il a laissée derrière lui, une lumière qui, à sa manière, ne connaîtra jamais de fin. Chaque mot partagé, chaque hommage rendu est une pierre ajoutée à l’édifice de sa mémoire, assurant que l’âme des Forbans restera éternellement vivante dans le cœur de ceux qui ont un jour dansé sous son étoile.
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