Par notre rédaction

Le Parlement européen, théâtre habituel des joutes politiques et des débats technocratiques, a été secoué cette semaine par une intervention d’une rare violence. Face à l’inertie et au dogmatisme des institutions européennes, Sarah Knafo, figure montante de la scène politique française, a livré un réquisitoire implacable, transformant la tribune en un lieu d’accusation. Son discours, qualifié de « magistral » par ses soutiens, n’a pas seulement dénoncé une politique ; il a ciblé l’essence même d’une pensée, l’« idéologie » européenne, qu’elle tient pour seule et unique responsable de la crise énergétique, de l’affaiblissement industriel et de la perte de souveraineté qui frappent l’Europe.

La gravité de la situation a servi de point de départ à cette charge. « Nous nous demandons comment nous allons passer l’hiver », a-t-elle lancé, citant une représentante de la Commission européenne. Ce constat, simple mais terrifiant, est pour elle la preuve d’un échec historique. Comment le continent qui a enfanté la science, la révolution industrielle et le progrès technique, peut-il en arriver à s’interroger sur sa capacité à se chauffer ? Pour Sarah Knafo, la réponse est claire et univoque : cet effondrement de la rationalité face à la survie est le fait de l’idéologie.

Son discours s’est articulé autour de deux cibles précises : l’idéologie verte et l’idéologie de la concurrence. Ces deux dogmes, imposés par Bruxelles, sont accusés d’avoir méthodiquement scié les piliers de la prospérité européenne, conduisant à une dépendance honteuse et à une inflation des prix insupportable pour les citoyens et les entreprises. Le ton, résolument révolté, sonne comme un appel au sursaut national face à la déraison institutionnelle.

 

I. L’Idéologie Verte : Le Sacrifice Incompréhensible du Nucléaire

 

La première accusation, la plus cinglante, concerne l’abandon du nucléaire, moteur historique de l’indépendance énergétique française. Sarah Knafo a martelé une question simple qui résonne comme un aveu d’échec pour l’Union : « Qui a privé notre continent d’une énergie abondante, peu chère, décarbonée, souveraine, qui se nomme le nucléaire ? »

Dans son analyse, la condamnation du nucléaire n’est pas le fruit d’une analyse scientifique ou économique, mais bien d’un dogme politique, celui de l’écologisme radical. Ce choix idéologique a eu des conséquences dramatiques et, surtout, complètement paradoxales. L’idéologie verte, censée décarboner l’énergie, a en réalité conduit à l’effet inverse, un véritable sabotage écologique. Pour compenser l’arrêt des centrales nucléaires, les nations européennes ont été forcées de « rouvrir des centrales à charbon » — l’une des sources d’énergie les plus polluantes qui soit.

De plus, l’interdiction d’exploiter les ressources nationales, comme le gaz de schiste, a engendré une dépendance énergétique accrue vis-à-vis de puissances étrangères : des Russes pour le gaz, des Américains et des pétromonarchies pour les hydrocarbures. Ironie du sort, l’Europe s’interdit d’utiliser ses propres ressources pour mieux importer le même gaz de schiste des États-Unis. Ce transfert de dépendance, du gaz russe à l’énergie américaine, est un aveu de la perte de souveraineté, le continent se retrouvant à la merci de jeux géopolitiques qui ne sont pas les siens.

L’ancienne avocate a également pointé du doigt les compromissions politiques qui ont scellé ce destin. Elle a rappelé la braderie des parcs nucléaires orchestrée par des dirigeants comme François Hollande et Angela Merkel, motivée, selon elle, par la recherche de « pauvres accords politiques avec les écologistes ». Ce choix, qui privilégie « le dogme à la science, les slogans au raisonnement », est la racine du mal. Il a fait de l’Europe un continent vulnérable, soumis aux fluctuations du marché mondial et aux humeurs de ses fournisseurs, alors qu’elle possédait une filière énergétique d’excellence.

 

II. L’Idéologie de la Concurrence : Le Poison Anti-Excellence

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Si l’idéologie verte a détruit la souveraineté énergétique, Sarah Knafo s’est attaquée avec une égale ferveur à son corollaire économique : l’idéologie de la concurrence. L’argumentation qu’elle développe ici est d’une complexité déroutante, mais d’une logique implacable.

Elle expose le paradoxe grotesque inventé par la Commission européenne : la « concurrence qui fait monter les prix ». Traditionnellement, dans les cours d’économie, la concurrence est le moteur de la baisse des prix et de l’innovation. À Bruxelles, cette règle s’est inversée. La Commission, au nom de cette idéologie, a cherché à imposer à la France une augmentation des prix de son électricité, partant du principe qu’elle n’était « pas assez chère » pour ses concurrents européens.

Cette logique est, pour Sarah Knafo, une hérésie et un acte de malveillance contre la nation. Elle dénonce le fait que l’idéologie européenne « ne supporte pas que les Français aient le moindre avantage », même si cet avantage a été patiemment construit et financé par des décennies d’efforts nationaux, depuis le Général de Gaulle. La France se voit donc contrainte de vendre son électricité à bas prix à ses propres concurrents, non pas par générosité, mais sous le prétexte fallacieux que ces derniers n’arrivaient pas suffisamment à la concurrencer.

Pour illustrer l’absurdité de cette position, elle utilise des analogies percutantes : « Cela revient en réalité à demander aux Allemands de baisser le niveau de leurs écoles d’ingénieur parce que leur excellence les avantage » ou, de manière encore plus frappante, « à dire aux Espagnols de mettre des parasols sur leur champ de tomate, car le soleil les favorise. » Ces images soulignent que l’idéologie de la concurrence, telle qu’appliquée par l’Union européenne, n’est pas un moteur d’émulation, mais un frein délibéré à l’excellence nationale. Elle a pour but, non pas d’harmoniser les systèmes par le haut, mais d’empêcher chaque nation de « profiter du fruit de son travail, d’engranger les bénéfices de son histoire ».

Cette idéologie est, selon elle, imposée « contre nos intérêts et pire, contre toute rationalité ». Elle constitue un véritable dumping légal, non pas pour baisser les prix, mais pour niveler le marché par le bas, au détriment du consommateur final et de la compétitivité française.

 

III. Les Conséquences : La Ruine Industrielle et l’Affaiblissement des Nations

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Les effets conjugués de l’idéologie verte et de celle de la concurrence sont, selon la militante, cataclysmiques. Les conséquences ne sont pas seulement théoriques ; elles sont ressenties dans la vie quotidienne des Européens et dans la santé de l’économie continentale.

L’un des drames majeurs est la destruction du tissu industriel. Sarah Knafo accuse l’idéologie européenne d’être en train de « tuer l’industrie allemande après avoir détruit l’industrie française ». L’Allemagne, moteur industriel de l’Europe, est aujourd’hui frappée de plein fouet par la dépendance au gaz russe et par l’envolée des coûts énergétiques qui rend sa production non compétitive.

Cette ruine industrielle est la conséquence directe d’une politique qui a fait grimper le prix des factures d’électricité pour les ménages et, par ricochet, pour les entreprises. En sacrifiant le nucléaire et en imposant une concurrence artificielle, la Commission a rendu l’énergie européenne structurellement chère et non souveraine. Les entreprises, qui bénéficiaient auparavant d’un avantage comparatif (en France, grâce au nucléaire), se retrouvent aujourd’hui étranglées, contraintes de délocaliser ou de mettre la clé sous la porte.

Le coût ultime est l’affaiblissement des nations. Sarah Knafo conclut son plaidoyer en martelant cette idée : « L’idéologie européenne est censée renforcer nos nations et elle les affaiblit. » En minant la souveraineté énergétique et en attaquant les avantages compétitifs historiques de ses membres, l’Union européenne contredit son propre mandat. Elle ne construit pas une Europe puissante, mais une zone fragmentée, dépendante, et économiquement exsangue.

L’intervention de Sarah Knafo au Parlement européen n’est pas un simple fait divers politique. C’est un moment de vérité qui pose, avec une franchise rare, la question de la raison d’être et de la direction idéologique de l’Union. Son discours résonne avec une colère populaire grandissante face à des dogmes qui semblent avoir perdu tout contact avec la réalité économique et scientifique. La question finale de son intervention, « Quand arrêterez-vous d’être des idéologues ? », est un appel pressant à un retour à la rationalité, à la science et, surtout, à la défense inconditionnelle des intérêts nationaux. Le message est clair : l’Europe doit choisir entre la fidélité à ses principes fondateurs – la science, la prospérité et la souveraineté – et le sacrifice à des dogmes qui se révèlent être non seulement inutiles, mais profondément nuisibles. La survie du continent en dépend. (1152 mots)