L’Explosion Onfray : Face au “Cinéma” Médiatique, le Philosophe Dénonce l’Europe, la Misère Sociale, et la “Jungle” de la France

Michel Onfray n’est pas homme à mâcher ses mots. Interdit d’antenne sur le service public pour ses prises de position, boudé par une grande partie de l’intelligentsia, le philosophe normand, champion de la contre-pensée et auteur prolifique, est devenu la voix la plus tranchante du paysage médiatique français. Sa dernière intervention télévisée, véritable masterclass de clash et de joute verbale, a révélé un Onfray plus combatif, plus incisif, et même, selon certains, “agressif” que jamais. Interrogé sur la victoire choc de l’extrême droite aux Pays-Bas et le drame de Crépol, il a renvoyé la journaliste dans les cordes, transformant l’entretien en un réquisitoire virulent contre « l’Europe libérale », la paupérisation des classes populaires, et ce qu’il nomme le « cinéma » médiatique.
Ce qui ressort de cette séquence n’est pas tant l’adhésion à un programme politique que la colère d’un intellectuel qui estime que l’on ne parle plus des vrais problèmes de la France. Pour Onfray, l’heure n’est plus à la nuance académique, mais au diagnostic sans filtre d’une société malade, en proie à la misère sociale et à un effondrement d’autorité qui menace de la faire sombrer dans la « loi de la jungle ».
I. Le Séisme Hollandais : Non à l’Europe, Oui à la Misère
L’onde de choc des élections néerlandaises, voyant le candidat anti-immigration Geert Wilders arriver en tête, sert de point de départ au philosophe pour exposer sa thèse fondamentale : le vote populiste est une conséquence directe de la faillite du modèle européen actuel.
Loin de l’étiquette simpliste “d’anti-Europe” brandie par ses détracteurs, Onfray clarifie immédiatement sa position : il est contre « l’Europe libérale », et non contre le concept d’Europe lui-même. « Cette idée que vous avez d’imaginer que si on est contre l’Europe libérale on est contre l’Europe, c’est une idée politique, » assène-t-il. Il rappelle que l’Europe, de Napoléon à Hitler, a toujours signifié différentes choses. Ce qu’il combat, c’est l’Union européenne telle qu’elle est devenue depuis Maastricht (1992) : un État impérialiste qui a exigé la reddition de la souveraineté nationale.
L’exemple le plus flagrant de cette « servitude volontaire » imposée est le référendum de 2005, où les Français ont dit « non » à la Constitution européenne. Onfray dénonce la trahison politique qui a suivi : « On dit en 2008 : ‘Vous avez voté contre ? Vous l’aurez quand même.’ Traité de Lisbonne. » Pour lui, cet acte est le moment clé de la rupture démocratique, le signal envoyé au peuple que son avis ne compte plus, jeté « à la poubelle » par les élites, les fameux « Maastrichtiens » qu’il cible sans relâche.
« Les Français, ils n’en ont plus rien à faire de la politique, » affirme-t-il, justifiant ainsi son propre refus de renouveler sa carte d’électeur. Et c’est de cette résignation qu’est né le désir de « secouer tout, de casser tout, de détruire tout. » La victoire de Wilders, tout comme la progression du Rassemblement National en France, n’est donc pas l’irruption du fascisme, mais le cri de désespoir d’un peuple ignoré. Il utilise l’exemple de l’élection d’Emmanuel Macron, élu avec 50 % des gens qui ne votent pas et dont une large part de l’électorat restant a voté contre Marine Le Pen, et non par adhésion, comme la preuve que la démocratie est en péril.
II. Le Mensonge du Ruissellement et la Tragédie de la Paupérisation
Le cœur de la plaidoirie d’Onfray, là où le ton se fait le plus passionné et l’émotion la plus palpable, réside dans son constat de la misère sociale. Il balaye d’un revers de main la théorie économique libérale du ruissellement. « Le ruissellement… quand il y aura des très riches, les pauvres seront moins pauvres. Ça ne marche pas. »
Ce que produit le libéralisme, selon l’analyse marxiste qu’il réactive, est la « paupérisation » : des pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres, face à des riches de moins en moins nombreux et de plus en plus riches. Onfray met des visages sur les chiffres et c’est cet aspect qui résonne le plus : « Des gens réduisent leur repas aujourd’hui parce qu’ils sont pauvres. » ; « Des gens qui travaillent aujourd’hui dorment dans leur voiture. » ; « Des gens aujourd’hui n’ont pas l’argent pour acheter les cadeaux de Noël de leurs enfants ou de leurs petits-enfants. »
Devant cette tragédie humaine, l’indignation du philosophe est totale. Il se demande comment les tenants de cette Europe libérale peuvent s’étonner de voir les citoyens se tourner vers des solutions extrêmes. Il retourne l’accusation : si les gens votent « le pire », c’est parce que la situation actuelle, dominée par le libéralisme, est en elle-même « pas encore assez radicale » dans sa destruction sociale. Si l’on ne veut pas de Wilders ou de Marine Le Pen au pouvoir, dit-il, il faut alors manifester le « souci des pauvres, des miséreux, des gens qui sont des oubliés, les sans-grade, le petit peuple. »
Il se dit sidéré que l’idée de dire « La France d’abord » ou « Les Français d’abord » soit considérée comme l’apanage d’un « dangereux personnage. » Pour lui, c’est la fonction même d’un chef d’État : « Quand on est élu comme on a été élu pour Monsieur Macron, on devrait dire les Français d’abord. Ça me paraît évident, c’est pas fasciste ça. »
L’État, pour Onfray, révèle sa nature sélective en matière de répression : « La soldatesque » est envoyée sur les Gilets Jaunes, le « Français moyen » à qui l’on arrache les yeux ou les mains, mais l’autorité est absente « dans d’autres endroits, c’est bizarre. »
III. Crépol : L’Effondrement de l’Autorité et le Retour à la Jungle
Le drame de Crépol, terrible assassinat qui a secoué la France, est utilisé par Michel Onfray pour dépeindre la faillite non seulement économique mais aussi morale et autoritaire de la société. Il s’inscrit dans la généalogie de Mai 68, qu’il voit comme le point de départ d’un « effondrement de toute autorité. »
Il n’y a plus de père, plus de professeur, plus de prêtre, plus de surmoi, plus de moral, plus de vertu, plus de valeur. Le résultat ? « C’est le retour des tribus, » c’est « la loi de la jungle. » Le port du couteau de 25 cm, le profil du délinquant multirécidiviste, symbolise l’impuissance de l’État : à quoi sert une interdiction de port d’arme si aucune police ne peut la vérifier sans être accusée de « contrôle au faciès » par la « France insoumise et leurs copains » ?
Pour Onfray, les mots de Gérald Darmanin et d’Emmanuel Macron promettant que « ce crime ne restera pas impuni » ne sont que des mots, car l’interdiction de porter un couteau n’est que « sur le papier. » Cette dichotomie entre la parole politique forte et la réalité de l’impuissance sur le terrain est, pour le philosophe, l’une des sources de la violence contemporaine.
Il dénonce également la naïveté ou l’aveuglement face à la fuite du coupable vers le Maghreb. L’idée qu’il se serait réfugié en Islande est risible. Onfray établit un lien direct entre la pauvreté, le manque d’intégration et les faits délinquants : « Je dis simplement que quand vous refusez de vous intégrer dans une société, quand vous n’avez pas la langue de cette société, quand vous n’avez pas l’argent… vous ne pouvez pas vivre si vous n’arrachez pas de temps en temps un sac à une vieille dame, si vous n’êtes pas en train de faire un peu de trafic. »
IV. La Question Sensible de l’Immigration et du Maghreb Islamique

Abordant le lien entre délinquance et immigration, Onfray s’aventure sur un terrain miné, distinguant clairement l’Islam en général de la question spécifique du Maghreb islamique. « L’Islam ne pose pas un problème en France, » affirme-t-il, citant l’exemple des Indonésiens. C’est l’héritage historique et les relations post-coloniales, selon lui, qui sont en cause, notamment en raison de l’absence d’une « politique très claire » à l’endroit du Maghreb.
Il dénonce l’attitude de « componction permanente perpétuelle » de la France vis-à-vis du Maghreb, une culpabilité historique qui empêche d’avoir une relation équilibrée. Il rappelle que l’on accueille le chef d’État algérien malade en France, pendant que le FLN donne l’impression à la télévision algérienne que la guerre d’Algérie « est toujours en cours contre les Français. » Il insiste sur la nécessité de dire ce qu’a été le FLN, sans se focaliser uniquement sur l’histoire douloureuse de la torture et de l’Algérie française. Il déplore qu’il ne soit plus possible d’aborder ces questions sans être immédiatement qualifié de fasciste.
V. Le Procès du “Cinéma” : Marine Le Pen, la Fascisation et les Pièges Médiatiques
La journaliste, cherchant à piéger Onfray sur ses propres contradictions passées, rappelle qu’il avait créé l’Université Populaire de Caen après le choc de Jean-Marie Le Pen en 2002, pour maintenant s’évertuer à dire que Marine Le Pen n’est pas fasciste. C’est là que l’échange bascule et révèle une colère profonde du philosophe.
Le philosophe se cabre : « Vous faites un petit cinéma là depuis tout à l’heure. C’est quoi ce cinéma ? » Il accuse les médias de constamment vouloir « déplacer le trou » et de tendre des pièges (comme la question sur Jordan Bardella et l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen) pour éviter de parler du vrai sujet : la misère des Français. Il est blessé et ne s’en cache pas, dénonçant la « méprisante » attitude des médias.
Pour Onfray, la stratégie de « fasciser tous ceux qui ne pensent pas comme l’Europe de Maastricht » est une technique de propagande visant à préserver le pouvoir en place. Il refuse l’héritage de la faute et la théologie chrétienne du péché originel. Il reconnaît très clairement que les mémoires de Jean-Marie Le Pen sont celles d’un « antisémite, » d’un « fasciste, » et d’un « pétainiste. » Mais il refuse de « faire payer aux enfants les fautes des parents. »
Son argument est un appel à l’honnêteté intellectuelle : on ne reproche plus au Parti Communiste les crimes passés du pacte germano-soviétique, donc on ne devrait pas juger Marine Le Pen sur les condamnations de son père. Il faut, dit-il, « regarder ce qu’elle fait » aujourd’hui, notant que son programme, contrairement à celui du père, n’est pas ultra-libéral.
Le philosophe s’élève en victime du système, rappelant qu’il est « interdit de service public » pour ses prises de position, soulignant ainsi la difficulté d’exprimer une voix dissidente dans le paysage audiovisuel français.
En définitive, la prestation de Michel Onfray est le symptôme d’une époque de fracture. Son agressivité, qu’il justifie comme le fruit d’années de combat contre l’ostracisme médiatique, est un miroir tendu à une société qui s’effondre. Il est l’ultime sentinelle, criant que la peur de l’extrême n’est qu’un aveuglement volontaire face à la cause profonde du mal : la pauvreté, la trahison démocratique, et l’abandon du rôle régalien de protection du « petit peuple » français. La victoire de l’extrême-droite aux Pays-Bas, selon Onfray, est un avertissement clair : si la France ne retrouve pas le souci des pauvres et de sa souveraineté, elle ne pourra échapper au même destin. Le pire, prévient-il, n’est pas un accident ; il est le produit logique de la situation actuelle, et l’on fait « tout pour ça. »
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