
C’est une tempête silencieuse mais dévastatrice qui s’abat actuellement sur l’une des figures les plus emblématiques de la chanson française. Alain Souchon, le poète mélancolique, l’homme aux textes ciselés qui a bercé plusieurs générations, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tourmente qu’il a lui-même déclenchée. La France d’en bas, celle qui souffre, celle qui travaille dur et qui peine à boucler ses fins de mois, a décidé de répondre au mépris par le silence de son porte-monnaie. Le constat est amer, brutal, et les chiffres ne mentent pas : le nouvel album de l’artiste, “Studio Saint-Germain”, sorti à la mi-novembre, est en train de vivre un véritable naufrage commercial.
Il y a quelques semaines, Alain Souchon avait tenu des propos qui ont résonné comme une gifle pour une grande partie de la population. En qualifiant, fut-ce à demi-mot ou par insinuation, d’imbéciles ceux qui seraient tentés de voter pour le Rassemblement National, il a insulté 11 millions de Français. Ces mots, prononcés depuis les hauteurs d’un confort intellectuel et matériel, ont creusé un fossé béant entre l’artiste et son public. La réaction ne s’est pas fait attendre, mais elle n’a pas pris la forme de manifestations bruyantes ou de violence. Elle a été plus froide, plus définitive : l’indifférence et le boycott.
Le résultat est là, implacable. Son album, qui aurait dû être un événement musical majeur, fait un “flop” retentissant. Si la première semaine a permis de sauver les apparences avec une entrée dans le top 10, la chute qui a suivi est vertigineuse. Huit semaines plus tard, l’opus végète vers la 50ème place des ventes. On parle de moins de 10 000 exemplaires écoulés depuis sa sortie, un chiffre dérisoire pour un artiste habitué aux doubles disques de platine et aux succès interplanétaires. Le “pauvre petit Coco”, comme le surnomment ironiquement ses détracteurs aujourd’hui, n’avait sans doute pas imaginé que ces Français qu’il jugeait “assez cons” pour leurs choix politiques étaient aussi ceux qui achetaient ses disques.
Cette débâcle n’est pas seulement le fruit d’une colère politique. Elle est le symptôme d’une fracture sociale profonde que certaines élites culturelles semblent incapables de percevoir. Les Français sont fatigués. Ils sont épuisés par une crise qui n’en finit pas, par un pouvoir d’achat qui s’effrite, par le spectacle d’une agriculture en agonie et d’une classe dirigeante qui semble regarder leur souffrance avec une “délectation crasse”. Quand on a du mal à mettre un morceau de viande dans son assiette, quand chaque euro compte, on n’a plus “15 balles” à mettre dans un CD, surtout quand l’auteur de ce CD vous regarde de haut.

La polémique a enflé, nourrie par ce sentiment d’injustice et de mépris de classe. Les sympathisants du RN, bien sûr, boycottent en masse. Mais au-delà des clivages partisans, c’est tout une partie de la population qui a découvert un autre visage de son idole. Un visage moins poétique, plus arrogant, celui d’un homme qui, du haut de sa tour d’ivoire, se permet de juger la détresse de ceux qui cherchent un échappatoire, quel qu’il soit. Alain Souchon a oublié une règle d’or : le respect de son public, dans toute sa diversité et ses contradictions.
Ce naufrage est d’autant plus marquant qu’il contraste violemment avec l’attitude d’autres artistes. La comparaison avec Julien Doré, par exemple, est cruelle pour Souchon. La semaine passée, Julien Doré a tenu des propos d’une toute autre nature, faisant preuve d’une humilité et d’une intelligence émotionnelle qui ont touché les cœurs. Il a déclaré avoir conscience de la chance immense d’être à sa place et qu’il ne se permettrait jamais, de là où il est, de juger ceux qui souffrent. Ces mots simples, empreints de respect et de lucidité, ont réconcilié beaucoup de gens avec lui, même ceux qui n’étaient pas particulièrement fans de sa musique. Julien Doré a compris ce que Souchon a perdu de vue : l’empathie.
La leçon est sévère pour Alain Souchon et pour tous ceux qui, “là-haut”, passent leur temps à contempler et à commenter les choix de ceux qui subissent la réalité quotidienne. La prochaine fois, avant “d’ouvrir” la bouche pour distribuer les bons et les mauvais points, peut-être faudrait-il réfléchir un peu plus. Peut-être faudrait-il se souvenir que le succès d’un artiste dépend de l’amour de son public, et que cet amour n’est jamais acquis, surtout quand on le piétine avec arrogance. Les Français ont envoyé un message clair : ils ne veulent plus être pris pour “de la merde”. Ils exigent du respect. Et quand ils ne l’obtiennent pas, ils ferment leur porte-monnaie, laissant les “bides interplanétaires” s’accumuler dans les bacs des disquaires. C’est une triste fin de parcours pour un album qui se voulait artistique, mais qui restera comme le symbole d’une déconnexion fatale entre une élite culturelle et le peuple qu’elle prétend divertir.
News
Affaire Brigitte Macron : Lionel Labosse lâche une bombe de 900 pages et dénonce “l’omerta d’État” sur le plus grand tabou de la Ve République
C’est un pavé dans la mare, ou plutôt un rocher lancé en pleine vitrine de la macronie. Dans un paysage…
Brigitte Bardot et la petite-fille invisible : Enquête sur le secret le mieux gardé d’une famille qui a choisi l’effacement
C’est une énigme qui défie les lois du “star-système”, un vide sidéral au cœur d’une galaxie médiatique pourtant saturée d’images….
Pascal Praud atomise François Hollande : Quand la “France d’en bas” règle ses comptes avec l’arrogance d’une élite faillie
C’est une séquence qui restera gravée dans les annales de la télévision et, peut-être, dans l’histoire politique de notre pays….
Nagui et Yann Barthès, la chute des idoles : Pourquoi les Français rejettent massivement les “donneurs de leçons” de la télévision
C’est un séisme médiatique, une secousse tellurique qui fait trembler les fondations mêmes du petit écran français. Le verdict du…
Nagui, le clown triste : Quand Mélanie Page révèle enfin la “tragique vérité” et les blessures secrètes de l’animateur préféré des Français
C’est une confession qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel serein du paysage audiovisuel français, une de…
Brigitte Bardot et le “fils maudit” : Bernard d’Ormale révèle enfin la brutale vérité sur une maternité sacrifiée
C’est une histoire qui hante les coulisses du cinéma français depuis plus de soixante ans, une ombre tenace planant sur…
End of content
No more pages to load






