Ce mercredi 7 janvier 2026 restera gravé dans les mémoires comme une date à la fois sombre et lumineuse pour la ville de Saint-Tropez, mais aussi pour le monde entier qui a eu les yeux rivés sur ce petit port varois devenu mythique. C’est une journée historique, chargée d’une émotion palpable qui a envahi les ruelles pavées, le vieux port et le parvis de l’église, alors que l’on disait adieu à une véritable légende. Brigitte Bardot, l’icône absolue, celle qui a incarné la liberté, la beauté et la fougue, nous a quittés à l’âge de 91 ans, laissant derrière elle un héritage culturel et militant immense. Cependant, au-delà de la perte de cette figure planétaire, c’est un événement d’une nature beaucoup plus intime et inattendue qui a cristallisé l’attention et ému aux larmes les nombreux observateurs présents. Pour la toute première fois, dans un geste d’une solennité bouleversante, son fils unique, Nicolas Charrier, est apparu publiquement, brisant une vie de discrétion pour saluer sa mère une dernière fois.

Dès les premières lueurs de la matinée, une atmosphère particulière régnait sur la presqu’île. Le soleil d’hiver, froid mais lumineux, accompagnait le silence respectueux d’une ville en deuil. Un convoi funéraire a commencé sa lente progression à travers la ville, permettant à la population tropézienne, celle qui l’a côtoyée, aimée et parfois protégée, de lui rendre un dernier hommage. C’était une volonté affichée de partager ce moment avec ceux qui ont fait partie de son quotidien, comme l’a précisé la mairie. Les habitants, les anonymes, les admirateurs venus de loin, tous se sont massés sur le passage pour apercevoir le cortège, jetant des fleurs, versant des larmes, dans une communion rare. Mais l’apogée de cette journée d’adieux s’est déroulée à 11 heures précises, lorsque les portes de l’église Notre-Dame de l’Assomption se sont ouvertes pour une messe solennelle.

C’est ici, sur le seuil de ce lieu sacré, que s’est jouée la scène la plus marquante de la cérémonie. Au milieu des nombreuses personnalités, des proches et des invités triés sur le volet, une silhouette a capté tous les regards, suscitant un murmure d’étonnement mêlé de respect. Nicolas Charrier, cet homme qui a passé son existence entière à se protéger de la lumière aveuglante qui entourait sa mère, était là. Lui qui est resté dans l’ombre toute sa vie, fuyant les objectifs et la célébrité qui ont consumé l’existence de Brigitte, a fait une apparition rare, exceptionnelle. Ce moment était d’autant plus poignant qu’il soulignait le fossé qui a pu exister entre l’image publique de la star et sa vie privée. Le fait qu’il ait dû décliner son identité à son arrivée à l’église est une preuve saisissante de sa volonté farouche de rester un anonyme, un homme “normal” loin du tumulte médiatique.

Il n’était pas seul pour affronter cette épreuve. À ses côtés, solides et dignes, se trouvaient ses deux filles, Anna et Thea, ainsi que ses petits-enfants. C’est une image de famille recomposée dans la douleur, unie dans le deuil, qui s’est offerte au monde. Ils étaient là pour soutenir Nicolas, pour l’épauler dans ce moment où le fils doit dire adieu à la mère, quelles que soient les complexités de leur histoire passée. Cette présence familiale, entourant le fils unique, a apporté une dimension humaine et touchante qui contrastait avec le faste habituel des cérémonies de stars. C’était une apparition sobre, digne, dénuée de tout artifice, saluée par de nombreux observateurs qui ont vu là le signe d’un apaisement ultime, d’un devoir filial accompli avec une grande noblesse.

Bien entendu, l’église était remplie de visages connus, témoignant des multiples vies de Brigitte Bardot. On a pu apercevoir Chico, le leader des Gipsy Kings, dont la musique a souvent résonné dans le sud de la France qu’elle aimait tant. Max Guazzini, fidèle parmi les fidèles et secrétaire général de la fondation Brigitte Bardau, était également présent, le visage marqué par la tristesse de perdre celle avec qui il a mené tant de combats pour la cause animale. La journaliste Wendy Bouchard, ainsi que plusieurs figures éminentes du monde culturel et associatif, ont fait le déplacement pour honorer sa mémoire. Mais malgré ces présences prestigieuses, c’est indéniablement Nicolas qui a “marqué les esprits”. Sa présence physique, là, au milieu de la nef, a semblé clore un chapitre tumultueux, offrant une fin apaisée à une saga familiale souvent commentée mais rarement comprise.

Brigitte Bardot : son fils Nicolas “très très ému” lors de l'inhumation… Ce  que vous n'avez pas vu à la télé

Après la cérémonie religieuse, le moment de l’inhumation est venu sceller ce dernier voyage. Si Brigitte Bardot avait, durant de longues années, exprimé le souhait farouche de reposer dans l’intimité de sa propriété de La Madrague, entourée de ses animaux, ses compagnons les plus fidèles, elle a finalement changé d’avis dans ses dernières volontés. C’est un choix qui peut surprendre mais qui prend tout son sens lorsque l’on découvre son lieu de repos final. Elle repose désormais au cimetière marin de Saint-Tropez, un lieu d’une beauté époustouflante, battu par les vents et bercé par le bruit des vagues, situé tout près de sa propriété chérie. Ce n’est pas un lieu anodin ; c’est un endroit chargé d’histoire et de symboles pour “BB”.

En choisissant le cimetière marin, Brigitte Bardot rejoint une compagnie qui a compté pour elle. Ce lieu de mémoire abrite en effet la tombe de Roger Vadim, son premier grand amour, son premier mari, celui qui a sculpté son mythe et l’a révélée au monde entier à travers le cinéma avec “Et Dieu… créa la femme”. Il y a quelque chose de profondément romanesque à savoir qu’ils reposent désormais dans le même périmètre, face à cette mer Méditerranée qu’ils ont tant aimée. Décédé en février 2018 des suites d’un cancer, Roger Vadim l’attendait en quelque sorte dans ce décor éternel. Le cimetière accueille également les parents de Brigitte Bardot, enterrés dans un caveau familial, ce qui signifie qu’elle retrouve non seulement son premier amour mais aussi ses racines, sa chair et son sang.

Ce cimetière est un véritable panthéon de la culture et de l’art de vivre à la française. Outre la famille Bardot et Vadim, on y trouve des figures célèbres comme le chanteur Pierre Bachelet ou encore Eddie Barclay, le roi des nuits tropéziennes. C’est un lieu emblématique, un carrefour de souvenirs où se croisent les âmes de ceux qui ont fait vibrer la France. En y prenant place, Brigitte Bardot s’inscrit définitivement dans la légende de Saint-Tropez, non plus comme une habitante recluse de La Madrague, mais comme une gardienne éternelle de ces lieux.

La journée s’est achevée dans le recueillement, laissant la ville orpheline de sa plus célèbre ambassadrice. Mais au-delà des fleurs, des prières et des hommages officiels, ce que l’histoire retiendra de ces obsèques, c’est cette image inédite : celle d’un fils, Nicolas, sortant de l’ombre pour un ultime devoir d’amour et de respect. Avec cette apparition rare, les obsèques de Brigitte Bardot ont pris une dimension encore plus intime, presque confidentielle malgré la foule. C’était un dernier adieu à la fois public, offert à ses fans, et intensément familial, réservé à ceux qui partageaient son sang. Une femme qui aura marqué le cinéma, révolutionné la société, défendu les sans-voix et inspiré des générations entières, s’en est allée, mais elle a réussi, dans son dernier instant, à réunir autour d’elle ce qu’elle avait de plus précieux. Ce mercredi de janvier 2026 marque la fin d’une époque, mais aussi, peut-être, le début d’une paix retrouvée pour ceux qui restent.