
C’est une page de l’histoire de France qui se tourne, non pas dans le fracas des flashs et des tapis rouges, mais dans le silence feutré d’une chambre de Saint-Tropez, face à la mer. Le dimanche 28 décembre, à 5h50 du matin, alors que le monde dormait encore, Brigitte Bardot nous a quittés. L’icône absolue, le mythe planétaire, s’est éteinte à l’âge de 91 ans dans sa maison refuge de La Madrague. Mais loin de l’image publique figée sur papier glacé, c’est une fin de vie d’une humanité crue et poignante que nous révèle aujourd’hui son mari, Bernard d’Ormale. Dans un témoignage d’une rare intensité, celui qui a partagé sa vie pendant trente-trois ans brise le silence pour raconter, sans fard, les derniers soupirs de “BB”.
Le récit de Bernard d’Ormale nous plonge dans l’intimité brute de ces derniers instants. Il n’y avait ni médecin en blouse blanche, ni prêtre, ni mise en scène théâtrale. Juste un couple, uni face à l’inéluctable. Il raconte s’être réveillé à moitié, avoir entendu quelques murmures presque banals, presque tendres, avant de réaliser que le souffle de sa femme s’était arrêté. “Elle ne respire plus”, a-t-il constaté, impuissant. Ce qui a suivi restera gravé dans sa mémoire à jamais : une transformation physique immédiate, comme si le masque de la douleur tombait enfin. Brigitte, libérée d’une souffrance devenue trop lourde, est redevenue “magnifique” dans la mort. Il est resté là, figé, pendant près d’une heure, à la regarder, à l’appeler, dans ce huis clos tragique où le mythe s’efface pour laisser place à la femme épuisée.
Car il ne faut pas s’y tromper, les derniers mois de Brigitte Bardot n’ont rien eu de la carte postale tropézienne. Bernard d’Ormale décrit une réalité médicale difficile, loin des euphémismes habituels. Après une opération lourde qui semblait s’être bien passée, des complications sont survenues. Un escarre, une plaie tenace, a transformé ses journées et ses nuits en un calvaire. Brigitte ne pouvait plus rester allongée sur le dos, il fallait la tourner sans cesse, une contrainte permanente qui l’épuisait physiquement et moralement. Elle souffrait, intensément. Face à cette douleur envahissante que même les soignants dévoués peinaient à soulager, Brigitte a prononcé, à plusieurs reprises, cette phrase terrible de lucidité : “Je voudrais partir”. Ce n’était pas un cri de colère, mais un constat calme, la demande d’une femme qui sentait ses forces l’abandonner et qui refusait de devenir prisonnière de son propre corps.
Elle a cessé de s’alimenter, puis de boire. Une décision, consciente ou dictée par le corps, qui a accéléré le processus. Bernard ne cache pas que ce départ a été, d’une certaine manière, un soulagement. Non pas une délivrance joyeuse, mais la fin nécessaire d’une agonie qu’elle ne méritait pas. Mourir à La Madrague était pour elle une exigence absolue. Cette maison n’était pas un simple bien immobilier, c’était sa forteresse, son terrier. Achetée en 1958, bien avant que Saint-Tropez ne devienne le terrain de jeu de la jet-set mondiale, La Madrague était le seul endroit où elle se sentait protégée, loin des regards inquisiteurs. Elle aurait pu être hospitalisée, médicalisée dans des structures de pointe, mais elle a refusé. Elle voulait être chez elle, entourée de ses murs, de ses souvenirs, et surtout, de ses animaux.
Dans cette chambre où la vie s’est retirée, les animaux étaient présents, fidèles gardiens de leur bienfaitrice. Bernard d’Ormale évoque avec émotion ces chats et ces petits chiens qui tournaient autour du lit, sentant probablement mieux que les hommes le départ imminent de leur maîtresse. C’est dans cet environnement familier, où rien n’avait été déplacé pour la circonstance, que Brigitte Bardot a choisi de partir. C’était son dernier acte de liberté, son ultime pied de nez aux conventions : mourir comme elle a vécu, selon ses propres règles, sans ingérence extérieure.
Mais la mort d’une telle légende ne pouvait rester un événement privé bien longtemps. Très vite, la machine étatique s’est mise en branle. L’Élysée a contacté Bernard d’Ormale. On parlait d’hommage national, de cérémonie populaire, de drapeaux en berne. La réponse du veuf a été cinglante et immédiate : non. Un refus catégorique, sans négociation possible. Pour Brigitte, tout cela n’était que du “blabla”. Elle, qui avait toujours méprisé les honneurs vides de sens, ne voulait pas servir de caution posthume à une classe politique qu’elle jugeait hypocrite. Bernard rappelle ses mots : si l’État avait voulu lui rendre hommage, il aurait dû le faire de son vivant en accédant à ses demandes pour la cause animale. Elle ne voulait pas de discours larmoyants, elle voulait un ministère de la Condition animale, des lois contre l’abattage rituel, la fin de la fourrure. Rien de tout cela n’ayant été fait, les couronnes de fleurs officielles n’avaient pas leur place à La Madrague.
Ce refus des honneurs s’est accompagné d’une polémique, inévitable quand il s’agit de BB. La présence de personnalités politiques comme Marine Le Pen à ses obsèques a fait couler beaucoup d’encre. Là encore, Bernard d’Ormale balaie les critiques d’un revers de main. Pour lui, comme pour Brigitte, les étiquettes politiques n’avaient aucune importance face à la sincérité des relations humaines. Marine Le Pen, tout comme Aurore Bergé, est venue à titre personnel, en “amie”, et non en représentante d’un parti. Brigitte Bardot ne triait pas ses soutiens selon le politiquement correct. Elle aimait la franchise, le courage, et détestait les postures. Elle n’a jamais cherché à lisser son image pour plaire au plus grand nombre. Elle disait ce qu’elle pensait, frontalement, brutalement parfois, quitte à se fâcher avec le monde entier. C’est cette intégrité totale, cette incapacité à mentir ou à faire semblant, que Bernard a voulu respecter jusqu’au bout.

Pourtant, au milieu de ce deuil austère et de ces refus, une lumière a jailli. Un élan de générosité spontané, massif, inattendu. Dès l’annonce de sa mort, la Fondation Brigitte Bardot a été submergée de dons. Des chèques, des lettres, arrivant par centaines. En une seule journée, près de 100 000 euros ont été récoltés sans le moindre appel aux dons. C’est là, selon Bernard, que réside le véritable hommage. Pas dans les statues de marbre, mais dans ces moyens concrets donnés pour poursuivre son combat. Car la Fondation, c’est une machine de guerre au service des animaux : 12 000 bêtes prises en charge, des contrats avec des agriculteurs en difficulté pour sauver des troupeaux de l’abattoir, des campagnes de stérilisation, des aides aux petits refuges.
Jusqu’à une semaine avant sa mort, affaiblie, malade, Brigitte travaillait encore. Elle relisait les épreuves du magazine de la fondation, s’indignait devant les informations, validait les campagnes. Son engagement n’était pas une posture de star, c’était le sens même de sa vie. Elle ne laisse pas derrière elle une image glamour à vénérer, mais une responsabilité immense : celle de continuer à protéger ceux qui n’ont pas de voix. Bernard d’Ormale insiste : l’avenir n’est pas dans la nostalgie, mais dans l’action. La Fondation doit survivre, elle doit continuer à “gueuler” comme Brigitte le faisait, à déranger, à sauver.
Au final, quel souvenir garderons-nous d’elle ? Bernard d’Ormale, avec une sobriété déroutante, nous dit qu’il n’y a pas de face cachée. La Brigitte publique était la Brigitte privée. Une femme simple, qui se définissait elle-même comme une “fermière”, préférant la compagnie de ses ânes et de ses chiens à celle des humains. Une femme qui lisait les auteurs du siècle passé, loin de la fureur du monde moderne qu’elle ne comprenait plus. Elle est partie comme elle le voulait, libre et indomptable. Et si elle a refusé l’hommage national, elle a reçu, par cet immense élan de solidarité populaire envers sa fondation, la plus belle des reconnaissances : celle de savoir que son combat ne mourra pas avec elle.
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