LA CHARGE INATTENDUE : Sarah Knafo Accuse le RN de « Socialisme » et Dénonce l’Hypocrisie Fiscale de l’Assemblée – Un Appel Radical à la Libération des Français

Le paysage politique français est une mosaïque fracturée, où les alliances se font et se défont au gré des enjeux idéologiques. Pourtant, peu de charges sont aussi percutantes et inattendues que celle qui vient d’être lancée par Sarah Knafo, figure influente de la droite souverainiste et économiste reconnue. Dans une intervention télévisée au vitriol, Knafo a non seulement mis en lumière ce qu’elle considère comme le fléau persistant de la fiscalité française, mais a, de manière spectaculaire, pointé du doigt un allié potentiel, le Rassemblement National (RN), l’accusant ni plus ni moins de dérive « socialiste ». Le tacle, d’une virulence rare, notamment à l’encontre de personnalités comme Jean-Philippe Tanguy et Jordan Bardella, révèle une ligne de fracture profonde au sein de la droite et pose une question essentielle : la France, pays le plus taxé du monde, est-elle victime d’un consensus fiscal mortifère transcendant les étiquettes politiques ?

Le « Saut du Socialisme » : Quand le RN Emprunte la Voie de la Gauche

 

L’attaque de Sarah Knafo est lancée avec une clarté désarmante : « Aujourd’hui dans le dans le pays le plus taxé du monde accepter toute augmentation de taxes est la marque du socialisme ». L’économiste ne mâche pas ses mots, positionnant l’acceptation, voire le vote, de nouvelles impositions comme une trahison idéologique fondamentale. Ce qui est particulièrement explosif, c’est le ciblage précis de l’impôt sur la fortune improductive (IFI) et de la position du RN à ce sujet.

La controverse économique se cristallise autour de cet « impôt qui a été voté par le RN, par le Parti socialiste, par les démocrates, par le Modem et cetera ». Pour Knafo, cet alignement est la « définition même du socialisme ». La raison ? Taxer les placements financiers des Français – l’assurance-vie et les actions – sous prétexte qu’ils sont « improductifs ».

Cette taxation du patrimoine est bien plus qu’une simple ligne budgétaire pour Knafo ; elle est une attaque contre l’idée même de propriété. L’argument est à la fois technique et émotionnel : « on va taxer ce que les gens ont mis de côté, c’est-à-dire leur patrimoine ». L’effet psychologique sur le citoyen est dévastateur : « les gens qui nous entendent doivent se dire : ‘Mais en fait je ne suis jamais propriétaire de ce que j’ai gagné’ ». La logique est simple, implacable : l’argent gagné est taxé une première fois au titre des revenus (impôt sur le revenu, charges sociales), puis il est taxé une deuxième fois lorsqu’il est épargné et capitalisé (impôt sur le patrimoine). C’est le sentiment que l’État, insatiable, vient toujours « à la fin taxer tout ça », niant le droit fondamental d’être propriétaire du fruit de son labeur. C’est un message fort qui résonne auprès des classes moyennes et populaires qui tentent, par leur travail, de se construire un matelas de sécurité.

L’Impôt sur la Mort : Défendre la Noblesse de l’Héritage

 

L’indignation de Sarah Knafo ne s’arrête pas à l’impôt sur le patrimoine, mais s’étend à un autre symbole fiscal particulièrement sensible : les droits de succession. Elle se positionne pour l’abolition totale de cet impôt qu’elle qualifie d’« impôt sur la mort ».

Contrairement à une idée reçue, Knafo insiste sur le fait que les droits de succession ne visent pas uniquement les plus aisés, mais touchent directement les « classes moyennes ». La taxation s’applique en France à partir d’un seuil de 100 000 euros de patrimoine transmis, un niveau qui rend la transmission complexe pour de nombreux Français qui possèdent un bien immobilier modeste. La philosophie derrière cette suppression totale est la même que celle qui anime sa critique de l’impôt sur le patrimoine : c’est un impôt qui « taxe des revenus déjà taxés ».

Au-delà de l’aspect technique, Knafo injecte une forte dimension émotionnelle et morale dans le débat, élevant la transmission au rang d’acte noble et désintéressé : « pour moi il n’y a pas plus noble que vouloir transmettre le fruit de son travail pour ses enfants ». Elle oppose cette vision à l’« égoïsme » de celui qui gagne sa vie sans objectif de postérité. Gagner de l’argent pour le transmettre, pour assurer un avenir plus serein à sa descendance, est, selon elle, « la définition même de ce que j’aime dans l’économie ». C’est une défense farouche de la famille comme cellule économique de base et de l’héritage comme pierre angulaire de la société, attaquant de front une idéologie qui perçoit la richesse transmise comme un privilège à ponctionner.

Une Révolution Économique Simple : Dépenser Moins pour Taxer Moins

 

Face à ce qu’elle perçoit comme une gabegie fiscale et une logique socialiste partagée, Sarah Knafo avance une proposition économique qui, si elle « a l’air basique », est présentée comme une véritable « révolution économique » après quarante ans de politiques inverses.

Sa philosophie est d’une simplicité radicale : « il faut dépenser moins que l’État dépense moins pour pouvoir taxer moins pour que les Français et les entreprises gagnent plus ». Cette formule, qui pourrait sembler simpliste, est en réalité une remise en question profonde du rôle de l’État dans l’économie. Elle propose une rupture avec le modèle français où l’État prélève massivement pour redistribuer et financer un train de vie qu’elle juge excessif.

Pour les classes populaires et moyennes, l’économiste propose une mesure concrète et immédiatement bénéfique : la baisse de la CSG (Contribution Sociale Généralisée). Son plan est de « supprimer la CSG pour les plus bas salaires pour offrir jusqu’à un 13e mois pour les salariés qui touchent moins de 2000 € ». En réduisant les charges sociales, c’est directement le pouvoir d’achat des travailleurs qui est augmenté, sans passer par la complexité des aides sociales ou des dispositifs fiscaux ciblés. Cette approche de l’offre et de l’incitation par le travail est un marqueur idéologique fort, visant à valoriser l’effort et la fiche de paie brute, plutôt que les transferts sociaux.

L’Alliance des Ténèbres Fiscales : Le Consensus Contre les Français

Sarah Knafo : coup de théâtre sur CNews | Toutelatele

Le point culminant de la critique de Sarah Knafo est l’accusation de l’existence d’un consensus secret et néfaste entre des forces politiques a priori opposées, au détriment des contribuables. Elle dénonce l’hypocrisie de l’Assemblée Nationale, qui se dit divisée, mais qui s’unit dès qu’il s’agit d’inventer de nouveaux impôts.

La liste des alliances est dressée comme un acte d’accusation :

Le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) « main dans la main » pour taxer les Français de l’étranger et imposer les surdividendes.

Le Parti Socialiste (PS) et les Macronistes pour « continuer de taxer ».

Les Macronistes et LFI, encore, pour augmenter la CSG.

Cette mise en évidence du « tableau des alliances » est une tentative délibérée de déconstruire le récit politique selon lequel il existerait des blocs antagonistes. Pour Knafo, il n’y a plus qu’un seul bloc, celui des « taxateurs », qui s’oppose au bloc des producteurs et des épargnants. Cette démonstration vise à miner la crédibilité économique du RN, le positionnant comme un parti comme les autres, incapable d’opérer la rupture fiscale radicale que promettait sa doctrine d’origine.

La Redéfinition de la Droite : Un Pari Idéologique Risqué

 

La charge de Sarah Knafo est donc plus qu’une simple critique : elle est une tentative de redéfinir les contours de la droite en France. Elle pose le libéralisme économique et la défense de la propriété privée contre l’interventionnisme étatique (même d’extrême droite) comme la seule boussole légitime.

Cette posture radicale, axée sur la baisse des dépenses publiques, l’abolition des impôts qu’elle juge injustes (succession, fortune improductive) et la valorisation du travail via la CSG, est un pari idéologique. Elle s’adresse directement à un électorat lassé par l’impuissance des politiques face au poids écrasant de la dette et des prélèvements obligatoires.

En s’attaquant frontalement au Rassemblement National sur un terrain aussi sensible que la fiscalité, Sarah Knafo se positionne comme la voix la plus intransigeante du camp de la liberté économique. Elle rappelle que le véritable clivage n’est peut-être plus entre la droite et la gauche traditionnelles, mais entre ceux qui croient à la puissance de l’État pour confisquer et redistribuer, et ceux qui croient à la capacité des individus à produire, épargner et transmettre sans la main pesante du fisc. Reste à savoir si cette leçon d’économie, menée avec une telle conviction et un tel panache, réussira à déstabiliser l’échiquier politique et à faire bouger les lignes d’un système fiscal français englué dans ses contradictions.