Kendji Girac, l’interview confession : entre la lumière des projecteurs et la complexité d’une vie d’artiste

Dans un entretien fleuve et profondément intime accordé à Mehdi Maïzi sur France Inter, Kendji Girac s’est livré à une confession sans précédent, offrant au public un aperçu rare et nuancé de son parcours. Loin de l’image du jeune homme insouciant et toujours souriant, le chanteur a abordé les multiples facettes de sa vie d’artiste, jonglant avec une sincérité désarmante entre l’éclat de la célébrité et les défis personnels qu’elle engendre. Cette interview s’inscrit dans la lignée de ses récentes confidences contenues dans son autobiographie “Mi Vida” et la réédition de son album “Vivre”, marquant une volonté claire de transparence et d’authenticité.
Dès les premières minutes de l’émission, l’énergie et la passion de Kendji sont palpables. Il revient sur ses débuts fulgurants, un chemin qui l’a propulsé de l’anonymat à une reconnaissance nationale en un temps record. Sa victoire à “The Voice” en 2014 a été un véritable tremplin, marquant le début d’une carrière jalonnée de succès avec des millions d’albums vendus et des tubes instantanés comme “Color Gitano” ou “Andalouse”. Cependant, derrière cette ascension spectaculaire, se cachait une réalité plus complexe.
Kendji exprime une dualité constante entre l’artiste public et l’homme privé. Il confie avoir longtemps “mis du temps à accepter cette vie, à accepter cette place”, avouant même avoir prié pour ne pas gagner “The Voice”, tant il craignait ce que la célébrité impliquerait. Cette “sensation d’étouffement” l’a parfois conduit vers des excès, une période sombre de sa vie qu’il aborde avec courage et une honnêteté brute. Il est clair que le succès, aussi doux soit-il, a eu son lot de revers, notamment en le coupant de ses repères et de la simplicité de sa vie gitane d’autrefois.
L’interview est également l’occasion pour Kendji de revenir sur des épisodes marquants de son existence, notamment la blessure par balle d’avril 2024. Il rectifie la version des faits largement médiatisée, affirmant n’avoir jamais eu l’intention de simuler un suicide. Il insiste sur le fait que cet acte était une imprudence liée à une forte alcoolisation, et non une tentative délibérée de mettre fin à ses jours, un geste “inconcevable pour un gitan”. Cet incident, qui a failli lui coûter la vie, a paradoxalement agi comme un déclic, lui faisant réaliser à quel point il aimait cette vie qu’il avait tant de mal à embrasser pleinement.
La spiritualité occupe une place importante dans la vie de Kendji. Il partage son attachement à la foi, la Bible étant un livre qu’il consulte souvent et qui le “soutient beaucoup et le renforce beaucoup”. Cet ancrage spirituel l’aide à garder les pieds sur terre et à surmonter les épreuves. De plus, il se révèle être un “passionné d’histoire”, aimant explorer les récits du passé, ce qui contraste avec l’image souvent superficielle associée au monde de la musique.

Un aspect particulièrement touchant de l’entretien est son engagement contre l’illettrisme. Kendji révèle avoir lui-même souffert de difficultés avec la lecture et l’écriture dans sa jeunesse, une expérience qu’il partage sans honte. Aujourd’hui, il utilise sa notoriété pour sensibiliser le public à cette cause, voulant être un exemple pour ceux qui, comme lui, ont pu se sentir isolés ou différents. C’est une manière pour lui de redonner et de montrer que la réussite n’efface pas les parcours parfois chaotiques.
La discussion aborde également l’importance des collaborations dans sa carrière. Kendji exprime son plaisir à travailler avec des artistes aux styles variés, citant Damso pour “Maria Maria” et Soolking pour “Bebeto”. Il explique comment ces rencontres musicales lui permettent de se “renouveler” et d’offrir différentes couleurs à sa musique. La collaboration avec Andrea Bocelli, un “monument” de la chanson, est un moment particulièrement émouvant pour lui, un rêve devenu réalité.
En conclusion, l’interview de Kendji Girac sur France Inter est un témoignage d’une rare intensité. Il y dépeint le portrait d’un homme en constante évolution, un artiste qui, malgré le vertige de la célébrité, s’efforce de rester fidèle à ses valeurs et à ses racines. En se confiant sur ses joies, ses doutes et ses combats, Kendji Girac offre bien plus qu’un simple récit de star ; il livre un message d’humanité et de résilience, rappelant que derrière chaque succès se cache un parcours riche en enseignements.
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