Jean-Jacques Goldman à 73 ans : La vérité sur son absence aux obsèques de Johnny Hallyday et les secrets de ses 20 ans de silence

En janvier 2025, la France a vécu un instant suspendu, un véritable miracle télévisuel. Jean-Jacques Goldman, l’artiste le plus aimé des Français mais reclus depuis deux décennies, a choisi de briser le sceau du secret. Lors d’une émission spéciale sur France 1, il a enfin répondu à l’interrogation qui hante la mémoire collective : pourquoi n’était-il pas présent à la Madeleine pour dire adieu à son ami et alter ego artistique, Johnny Hallyday ?
L’absence qui a blessé la nation
Souvenez-vous de ce jour de décembre 2017. La France entière pleurait son idole. Des chefs d’État aux fans anonymes, tous étaient là. Pourtant, une absence pesait plus lourd que tous les hommages : celle de Jean-Jacques Goldman. L’homme qui avait offert à Johnny ses plus grands hymnes, de Je te promets à L’envie, était resté invisible. Pas un mot, pas une larme publique.
Huit ans plus tard, Goldman explique ce choix d’une voix posée : « Nous étions de deux planètes différentes. » Pour lui, son absence n’était ni du dédain, ni de l’indifférence, mais l’ultime forme de respect envers la nature de leur lien. Johnny était l’homme de la lumière éblouissante, Goldman celui de l’ombre protectrice. Il a refusé de transformer son deuil en spectacle, préférant la sincérité d’un recueillement privé à la mise en scène médiatique d’une église bondée.
Le traumatisme fondateur : Pourquoi l’effacement ?

Pour comprendre cette fuite viscérale devant les projecteurs, il faut remonter à un drame familial que Jean-Jacques Goldman porte comme une cicatrice : l’assassinat de son demi-frère Pierre Goldman en 1969. Ce meurtre, jamais élucidé, a gravé en lui une conviction absolue : l’exposition médiatique est un danger mortel.
Bien qu’il soit devenu une idole nationale dans les années 80, Goldman s’est toujours perçu comme un « artisan » plutôt qu’une star. En 2004, au sommet de sa gloire, il a choisi la rupture radicale. Pas de tournée d’adieu, pas de communiqué larmoyant. Il s’est effacé pour retrouver le luxe suprême qu’il avait perdu : la normalité.
La vie d’un multimillionnaire “invisible”
À 73 ans, Jean-Jacques Goldman gère une fortune que beaucoup pourraient lui envier, mais qu’il refuse d’exhiber. Avec un catalogue de plus de 300 chansons, ses droits d’auteur génèrent des revenus annuels colossaux. Sa fortune est estimée à plus de 100 millions d’euros. Pourtant, l’homme vit comme n’importe quel citoyen dans la banlieue de Londres.
On le croise à vélo, vêtu de vêtements simples, loin des excès du show-business. Il a même refusé une offre de rachat de son catalogue musical pour 150 millions d’euros, refusant que ses chansons deviennent de simples « actifs financiers ». Sa philosophie tient en une phrase : « Gagner de l’argent c’est bien, ne pas en dépendre c’est mieux. »
Un passage de témoin historique
Son apparition en 2025 n’était pas un retour aux affaires, mais un acte de gratitude. Face à la caméra, Goldman a évoqué Johnny avec une émotion contenue : « Johnny m’a offert sa confiance absolue, j’ai simplement essayé d’en faire une chanson. » Il a balayé les fantasmes d’une amitié fusionnelle pour décrire une collaboration professionnelle d’une intensité rare.
Fidèle à sa légende, dès le lendemain de cette interview historique, il a quitté Paris à l’aube pour regagner son anonymat londonien. Il n’a rien à vendre, rien à promouvoir, si ce n’est une certaine idée de la dignité.
L’antistar devenue légende éternelle

Jean-Jacques Goldman est la preuve vivante qu’une carrière peut survivre au silence. En 2025, il figure toujours en tête des personnalités préférées des Français, devançant des artistes omniprésents sur les réseaux sociaux. Son héritage n’est pas seulement musical, il est moral. Il a su transformer le succès en silence et la gloire en liberté.
Dans une époque de vacarme permanent, Goldman nous rappelle que la véritable gloire est celle qui ne fait pas de bruit. Son absence est devenue sa plus belle présence, et ses chansons, qu’il qualifie modestement d’« utiles », continuent de résonner comme le miroir d’une France qu’il a chantée et qu’il incarne encore : pudique, lucide et profondément humaine.
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