À 73 ans, Jean-Jacques Goldman s’est imposé comme une figure mythique, un homme à la fois omniprésent dans la mémoire collective française et totalement absent de la scène publique. Son retrait du tumulte médiatique pour une vie discrète a fait de chacune de ses paroles un événement. C’est pourquoi la France entière a retenu son souffle lorsque, pour la première fois depuis des années, l’auteur-compositeur a accepté de revenir sur un chapitre longtemps resté dans l’ombre : sa relation complexe, profonde et douloureusement humaine avec Johnny Hallyday.
Pendant des décennies, leur collaboration a été parée de mystères. Qui ne connaît pas L’Envie, Je te promets ou Laura ? Ces chansons, gravées dans l’ADN de la musique française, sont devenues intemporelles. Mais personne ne connaissait la véritable genèse de ces œuvres, ni la réalité humaine qui se cachait derrière elles. Aujourd’hui, en s’exprimant à cœur ouvert, Goldman accepte de lever le voile, et ce qu’il révèle bouleverse tout ce que l’on croyait savoir sur leur lien artistique et personnel.
La Peur et la Vulnérabilité Cachée du Taulier
Pour comprendre l’origine de cette confession tardive, il faut remonter à l’époque où Goldman n’était encore qu’un jeune musicien timide. Johnny, lui, régnait déjà sur le rock français. Malgré cette différence de stature, Goldman nourrissait une admiration étrange, teintée de méfiance instinctive. Il avoue sans détour : « J’avais peur de lui. » Peur de son caractère volcanique, de ses excès, de cette intensité qui semblait brûler tous ceux qui s’en approchaient de trop près. Goldman, perfectionniste méthodique, et Johnny, impulsif et instinctif, formaient un duo improbable, une collision de deux mondes.
Ce contraste était si fort que Goldman a refusé plusieurs fois de collaborer avec Johnny, se sentant illégitime, incapable d’écrire pour un homme dont la vie était une tempête permanente.
Pourtant, lorsque Goldman accepta finalement de travailler avec lui, il découvrit un homme aux antipodes du mythe. Loin de la star colossale et dominante qu’il s’attendait à rencontrer, il trouva un homme « fatigué, vulnérable, presque en quête de protection. » Goldman se souvient : « Je pensais rencontrer une montagne. J’ai trouvé quelqu’un qui doutait de tout, surtout de lui-même. »
C’est cette vérité intime que Goldman décide de révéler : Johnny, derrière l’énergie scénique, était rongé par le doute et la peur panique de disparaître. Il avait une angoisse profonde que le public l’abandonne, qu’il devienne inutile. Goldman, bouleversé par cette fragilité, se souvient d’un moment gravé : lors d’une session d’enregistrement de L’Envie, Johnny s’est arrêté de chanter, la voix cassée, et a murmuré : « Tu crois que ça va plaire ? » C’est à cet instant précis, basé sur l’empathie et la compréhension mutuelle, qu’un lien fraternel et profond s’est créé.
La Violence Silencieuse et l’Alchimie de la Confrontation
Leur collaboration ne fut jamais simple, mais elle fut féconde. Goldman décrit une « tension créative permanente ». Johnny était instinctif, passionné ; Goldman cérébral, contrôlé. Leurs échanges étaient souvent électriques. « Johnny me faisait peur, mais il me rendait meilleur, » confie Goldman.
Le musicien révèle que certaines chansons mythiques ont failli ne jamais voir le jour. L’Envie a été réécrite plusieurs fois. Laura a été acceptée après des semaines de doutes. C’est cette dualité qui a donné naissance à des chansons intemporelles.
La révélation la plus inattendue concerne l’origine de L’Envie. Johnny rejetait le texte, le trouvant « trop introspectif, trop fragile ». Il voulait un chant de triomphe. L’enregistrement tourna au cauchemar, jusqu’à l’accident : Johnny, épuisé, frappa un projecteur et se coupa profondément la main. Dans le silence glacial, Goldman s’approcha et dit : « Chant-la comme ça, comme tu es là maintenant, » blessé, brut. Cette prise, vibrante de douleur et de vérité, devint la version définitive. L’Envie est née de cette souffrance, de cette vérité que Johnny a cessé de résister à l’instant.
L’enregistrement de Je te promets fut tout aussi violent. Johnny voulait chanter le texte de manière dramatique. Goldman lui demanda l’inverse, plus simple, plus nu. Johnny explosa. « Là, tu joues, et quand tu joues, tu mens, » lui lança Goldman. Johnny devint livide. Personne n’avait osé lui parler ainsi. Goldman le suivit après sa crise, non pour s’excuser, mais pour expliquer : « Tu veux qu’on t’aime pour ce que tu montres ? Moi, je veux qu’on t’aime pour ce que tu es. » Johnny éclata en sanglots. Ce fut l’une des seules fois où il pleura devant un collaborateur. Ils réenregistrèrent Je te promets avec la voix d’un homme qui aimait, souffrait et espérait : une voix vraie.
Quant au joyau Laura, sa création fut un moment presque traumatisant. Johnny vivait des tensions familiales lourdes et se sentait incapable de parler de sa fille sans penser à ses absences passées. Johnny murmura : « Je n’ai pas été le père que j’aurais voulu être. » C’est à partir de cette phrase déchirante que Goldman écrivit la version finale de Laura, que Johnny accepta d’enregistrer comme une « réparation » pour ses fautes.
La Promesse Secrète et le Regret Écrasant

Au fil des années, leur lien s’est transformé en une confiance sacrée. Un soir, alors qu’il travaillait sur de nouvelles maquettes, Johnny avoua à Goldman ce qu’il n’avait jamais dit à personne : « Je ne suis pas immortel, Jean-Jacques, et ça me fait paniquer. » C’est à la fin de sa vie, lorsque la maladie luttait contre la légende, que cette peur est revenue hanter Johnny.
Goldman se souvient d’un message vocal laissé par Johnny, d’une voix plus grave, presque râpeuse : « J’ai besoin de te voir, Jean-Jacques, quand tu veux. » Quelques jours plus tard, Johnny, amaigri et affaissé, lui dit : « Je crois que cette fois, je vais perdre. » Goldman reçoit cette phrase comme un coup de poignard.
C’est alors que Johnny formule une demande déchirante, gardée secrète jusqu’à aujourd’hui. Il regarde Goldman droit dans les yeux : « Jean-Jacques, si je m’en vais avant toi, j’aimerais que tu écrives quelque chose pour moi. Pas pour le public. Pour les gens que j’aime. Pour que ce soit vrai, comme on faisait avant… une lettre, un poème. »
Goldman, bouleversé, hoche la tête en silence, faisant une promesse qui le hante encore. Il explique n’avoir jamais réussi à la tenir. Chaque fois qu’il essayait d’écrire, il se retrouvait incapable d’avancer, comme si mettre des mots sur Johnny revenait à « l’enterrer une seconde fois. »
Mais la confession finale, la plus douloureuse, est celle qui clôt son témoignage. Goldman lâche une phrase qui change toute la perspective de leur amitié : « Je ne lui ai jamais dit que je l’aimais, et c’est mon plus grand regret. » Issu d’un milieu pudique, il n’a jamais osé prononcer ces mots que Johnny, lui, vivait et exprimait tout haut.
Aujourd’hui, en révélant cette vérité et ce regret, Goldman estime qu’il tient enfin sa promesse. « Je n’ai jamais pu écrire cette lettre pour lui, alors je la dis maintenant, » dit-il, la voix presque brisée. « Johnny ne voulait pas qu’on l’idolâtre, il voulait qu’on le comprenne. Voilà la vérité. »
Ce récit bouleversant révèle la vérité sur l’amitié elle-même : cette force fragile, profonde et sacrée qui lie deux êtres que tout oppose. Johnny portait la foudre, Goldman portait la lumière. L’un flamboyait, l’autre éclairait, et ensemble, ils ont créé un patrimoine émotionnel collectif qui dépasse la musique. En partageant ces secrets, Goldman rend justice à l’homme derrière l’icône, nous offrant l’occasion de revoir Johnny non plus comme une statue de bronze, mais comme un être humain avec ses peurs, ses blessures et ses rêves inachevés.
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