L’annonce du décès de Brigitte Bardot a laissé un vide sidéral dans le paysage culturel mondial, mais c’est aujourd’hui une autre facette de la vie de l’icône qui captive l’attention : l’ouverture de son testament. Pour la toute première fois depuis que les dernières volontés de la star ont été rendues publiques, son époux, Bernard d’Ormale, a accepté de sortir de sa réserve habituelle pour s’exprimer sur ce moment d’une intensité rare. Dans une déclaration empreinte de sobriété mais chargée d’une émotion palpable, celui qui a partagé la vie de la “B.B.” nationale pendant plus de trois décennies a reconnu avoir été profondément surpris par certaines décisions prises par l’icône du cinéma français. C’est un témoignage authentique qui nous plonge au cœur de l’intimité d’un couple hors norme et révèle une Brigitte Bardot fidèle à elle-même jusqu’à son dernier souffle : indépendante, mystérieuse et résolument tournée vers ses combats de toujours.

Je ne m’y attendais pas, a confié Bernard d’Ormale d’une voix marquée par l’émotion. Ces quelques mots résument à eux seuls la stupéfaction de l’homme qui pensait pourtant connaître Brigitte mieux que quiconque au monde. À la lecture du document juridique, il a réalisé que l’actrice de Et Dieu… créa la femme avait préparé certaines dispositions en toute discrétion, loin des discussions quotidiennes et des oreilles indiscrètes. Cette capacité à préserver son jardin secret, même face à son compagnon le plus proche, souligne une fois de plus la personnalité singulière de Brigitte Bardot. Pour Bernard d’Ormale, cette surprise n’est pas synonyme de conflit ou d’injustice, bien au contraire. Il y voit le reflet d’une femme déterminée qui n’a jamais laissé personne dicter ses choix, pas même par amour ou par habitude. Oui, j’ai été sincèrement très surpris, insiste-t-il, comme pour souligner le caractère exceptionnel des volontés consignées par son épouse.

Le testament, selon des sources proches du dossier et les confidences de Bernard d’Ormale, accorde sans surprise une place centrale à la cause animale. C’était le combat de sa vie, son oxygène, sa raison d’être depuis qu’elle avait quitté les plateaux de tournage au sommet de sa gloire. Brigitte Bardot a voulu s’assurer que sa disparition ne soit pas la fin de son œuvre. Une part majeure de ses biens et de ses ressources aurait ainsi été destinée à garantir la pérennité et la continuité de ses actions au sein de sa fondation. Elle n’a jamais pensé pour elle seule, explique Bernard d’Ormale avec une pointe d’admiration. Elle pensait avant tout à ce qu’elle laisserait derrière elle, non pas en termes de prestige ou de fortune matérielle, mais au sens profond de son combat pour les sans-voix. Pour elle, le testament n’était pas un simple acte administratif, mais l’ultime rempart pour protéger ses protégés, ces animaux qu’elle aimait plus que tout.

Cependant, au-delà de cet engagement public bien connu, le testament contenait également des dispositions personnelles inattendues qui ont particulièrement touché Bernard d’Ormale. Sans vouloir entrer dans les détails intimes ou techniques de la succession, il évoque des gestes symboliques, des legs d’objets chargés de souvenirs et des décisions qui témoignent d’une mémoire vive et d’un respect profond pour ceux qui l’ont entourée. Ce ne sont pas des questions de valeur matérielle, précise-t-il, balayant d’un revers de main les spéculations sur les chiffres ou l’immobilier. Il s’agit plutôt de mémoire, de respect et de petits détails qui montrent que Brigitte avait tout prévu pour honorer ses liens affectifs, même les plus secrets. Certaines de ces découvertes l’ont profondément ému, lui rappelant que derrière la star planétaire se cachait une femme d’une sensibilité extrême, capable de planifier des attentions délicates pour l’après.

Face à l’agitation médiatique qui ne manque pas d’entourer une telle succession, Bernard d’Ormale a tenu à lancer un appel au calme et à la retenue. Il sait que le nom de Brigitte Bardot attire les convoitises et les interprétations les plus folles. Je demande simplement que l’on respecte ses choix et sa mémoire, a-t-il déclaré avec fermeté. Brigitte Bardot avait une sainte horreur des scandales inutiles, des bruits de couloir et des analyses excessives de sa vie privée. Pour son époux, le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre aujourd’hui est de respecter la volonté d’une femme qui a toujours agi avec transparence vis-à-vis du public, tout en protégeant farouchement son intimité familiale. Il souhaite que le processus de deuil puisse se poursuivre dans la dignité, loin du tumulte des tabloïds.

Elle est morte d'un cancer » Bernard Ormale raconte les derniers instants  de Brigitte Bardot - YouTube

Aujourd’hui, Bernard d’Ormale se trouve à la croisée des chemins entre son propre deuil et le devoir de fidélité envers l’héritage moral de son épouse. Son rôle, tel qu’il le perçoit désormais, est de veiller sur ce que Brigitte a représenté pour des millions de personnes à travers le globe. Elle a vécu libre, conclut-il, et elle est partie fidèle à elle-même. Cette liberté, qui fut sa marque de fabrique tout au long de son existence, imprègne chaque ligne de son testament. En honorant ces dernières volontés, Bernard d’Ormale s’inscrit dans la lignée de cette vie hors du commun, acceptant avec humilité les surprises laissées par celle qui restera à jamais l’éternelle fiancée de la France. Le silence de Saint-Tropez est désormais habité par cette mémoire vive, et l’histoire de Brigitte Bardot continue de s’écrire, entre héritage militant et secrets d’un cœur resté insoumis jusqu’au bout. C’est une page d’histoire qui se tourne, mais les valeurs portées par l’actrice, elles, semblent destinées à ne jamais s’éteindre, portées par la conviction d’un homme qui, malgré la surprise, reste le gardien fidèle de sa mémoire.