Florent Pagny : Le dérapage sur Milei qui ne passe pas du tout et enflamme la France (Décembre 2025)

C’était censé être un retour triomphal, un moment de partage et de légèreté comme la télévision française en raffole. Nous sommes à la mi-décembre 2025, sur le plateau de l’émission Quotidien, véritable temple de la pop culture et de l’actualité. Florent Pagny, figure tutélaire de la chanson française, s’installe dans le fauteuil de l’invité vedette. Fidèle à sa réputation d’homme libre, sans filtre et authentique, il est venu parler de son actualité. L’ambiance est détendue, les sourires sont de mise, et le public est conquis d’avance par cet artiste qui a traversé les épreuves avec une résilience admirable. Pourtant, en l’espace de quelques secondes, tout va basculer. Une simple question hypothétique de Yann Barthès va transformer cette séquence promotionnelle en un séisme médiatique dont les répliques secouent encore le pays.
Lorsque l’animateur lui demande ce qu’il ferait s’il était au pouvoir, Florent Pagny ne se dérobe pas. Avec ce franc-parler qui a forgé sa légende, il lâche une réponse qui sidère instantanément l’assistance : “Moi, je ferais comme Milei.” La référence est tout sauf anodine. Javier Milei, le président argentin ultralibéral, est mondialement connu pour sa politique de la “tronçonneuse”, symbole d’une austérité brutale et d’un démantèlement méthodique des services publics. Mais le chanteur ne s’arrête pas à cette comparaison explosive. Loin de nuancer, il s’enflamme, vantant avec un enthousiasme déconcertant la réduction drastique de l’État, citant en exemple l’Argentine passée de plusieurs dizaines de ministères à une poignée seulement.
Pour justifier cette purge administrative, il utilise un terme argentin coloré mais lourd de sens : les “gnocchis”. Face à un public médusé, il explique que ces gnocchis sont des fonctionnaires fantômes qui, selon lui, ne viennent au bureau que le 29 du mois pour toucher leur salaire avant de disparaître. Pour Pagny, qui vit une grande partie de l’année en Patagonie, ce constat relève du bon sens paysan et de l’observation de terrain. Il décrit le système argentin comme une aberration qu’il faut nettoyer au Kärcher. Ce qu’il ne semble absolument pas percevoir depuis son fauteuil d’invité parisien, c’est la violence inouïe de cette comparaison aux yeux des Français. En quelques minutes, avec un sourire décomplexé, il vient de faire l’apologie d’une casse sociale radicale dans un pays où le service public est une religion.

La séquence, virale dans la minute, ne provoque pas seulement un malaise sur le plateau ; elle allume la mèche d’une bombe médiatique qui va lui exploser au visage dès le lendemain. La riposte ne se fait pas attendre, et elle vient d’où l’on ne l’attendait pas forcément : non pas d’un opposant politique, mais de la sphère médiatique elle-même, avec une virulence rarement vue à la télévision. Si Florent Pagny pensait avoir simplement partagé un avis de “bon sens” depuis son canapé, il a très vite compris que la France, elle, ne l’entendait pas de cette oreille.
Le retour de bâton a lieu le 16 décembre, quelques heures à peine après la diffusion de ces propos. C’est le journaliste Baptiste des Monstiers qui se charge de porter l’estocade sur le plateau de l’émission d’Estelle Denis. Loin de débattre sur le fond des réformes économiques de Javier Milei, le chroniqueur choisit d’attaquer l’homme et, surtout, sa légitimité à donner des leçons. Dans une colère froide qui traverse l’écran, il pointe du doigt ce qu’il considère comme le péché originel du chanteur : son rapport à l’impôt. Avec une franchise brutale, il lance cette phrase qui fait l’effet d’une déflagration : “Quand on a mis en place une politique d’exil fiscal, on ferme sa gueule.”
Pour Baptiste des Monstiers, comme pour une grande partie de l’opinion publique choquée ce jour-là, l’indécence est totale. Comment un homme qui a publiquement assumé son installation au Portugal puis en Patagonie pour, entre autres, échapper à la pression fiscale française, peut-il se permettre de réclamer la suppression des services publics dans un pays où il ne paie pas ses impôts de résident ? Le journaliste rappelle une règle tacite du pacte républicain : le droit de critiquer la gestion de l’État se paie littéralement par l’impôt. En choisissant de vivre hors du système fiscal national une partie de sa vie, Florent Pagny se serait, selon ses détracteurs, disqualifié d’office du débat politique.
Cette attaque frontale déplace instantanément le curseur. On ne parle plus de l’Argentine ou des gnocchis, mais bien de l’hypocrisie supposée d’une star multimillionnaire. Le chanteur populaire, l’ami des Français, se retrouve soudainement rhabillé en donneur de leçons déconnecté, accusé de vouloir appliquer aux autres une austérité dont il s’est protégé en traversant l’Atlantique. La polémique change de nature : elle n’est plus idéologique, elle devient morale.
Si l’attaque sur l’exil fiscal ouvre une brèche dans l’armure du chanteur, c’est un second argument, beaucoup plus intime et émotionnel, qui transforme la polémique en une véritable mise en accusation. Au cœur de la diatribe lancée par Baptiste des Monstiers se trouve une contradiction douloureuse que Florent Pagny incarne malgré lui : son rapport au système de santé français. Le journaliste n’hésite pas à appuyer là où ça fait mal, rappelant brutalement que l’artiste, bien que résident fiscal à l’étranger, a été “bien content” de retrouver l’excellence de l’hôpital public français lorsqu’il a dû affronter la terrible épreuve de son cancer du poumon.
C’est ici que le paradoxe devient insoutenable pour une grande partie de l’opinion. Florent Pagny a traversé, sous les yeux de la France entière, un combat courageux contre la maladie. Durant ces mois difficiles, il a bénéficié des meilleurs soins, d’une prise en charge de pointe et du dévouement total du personnel soignant français. Ces mêmes fonctionnaires que la politique de Javier Milei, qu’il encense aujourd’hui, viserait à licencier ou à précariser au nom de l’économie budgétaire. En Argentine, la méthode de la tronçonneuse coupe dans les dépenses de santé et d’éducation sans état d’âme. En vantant ce modèle, Pagny semble scier la branche sur laquelle il s’est assis pour survivre.
La critique formulée raisonne comme un rappel à l’ordre cinglant sur le principe de solidarité nationale. En France, le système de soins gratuit et accessible à tous ne tient que parce que la collectivité accepte de payer des impôts élevés. C’est un pacte social sacré : chacun contribue selon ses moyens pour que chacun soit soigné selon ses besoins. Aux yeux de ses détracteurs, Florent Pagny a rompu ce pacte deux fois : d’abord en ne cotisant pas à la hauteur de sa fortune en vivant en Patagonie, et ensuite en faisant la promotion d’une idéologie qui détruirait ce filet de sécurité. L’image est dévastatrice. Elle dépeint un homme qui veut le beurre et l’argent du beurre : la liberté fiscale de l’Amérique du Sud et la protection sociale de la France. Baptiste des Monstiers résume ce sentiment d’injustice avec une phrase qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux : “Il est bien content de le trouver l’hôpital public quand il a son cancer.” Cette remarque fait basculer le débat : peut-on applaudir le démantèlement de l’État-providence quand on lui doit littéralement la vie ?

Pour tenter de comprendre la position de Florent Pagny sans pour autant la cautionner, il faut se pencher sur cet argument précis qui a tant choqué : les fameux “gnocchis”. Ce terme, qui prête à sourire en France, désigne une réalité bien sombre de la corruption endémique qui ronge l’administration argentine depuis des décennies. En vivant la moitié de l’année en Patagonie depuis trente ans, le chanteur ne parle pas en touriste, mais en témoin direct d’un système à bout de souffle. Ce qu’il dénonce, maladroitement peut-être, c’est une fonction publique pléthorique où le clientélisme politique a longtemps servi à acheter la paix sociale en distribuant des salaires fictifs. Dans sa logique, Javier Milei n’est pas le fou décrit par la presse internationale, mais un mal nécessaire, un chirurgien brutal venu amputer un membre gangrené pour sauver le reste du corps.
Cependant, l’erreur fondamentale de Pagny a été de transposer cette réalité spécifique argentine dans le débat public français sans le moindre filtre. En lançant “Je ferais comme Milei” à Paris, il a omis de préciser que la France n’est pas l’Argentine. En France, le fonctionnaire n’est pas perçu comme un profiteur, mais comme l’infirmière des urgences, l’instituteur de la République ou le pompier. C’est là que le bât blesse : en voulant dénoncer les excès d’un système étranger, il a semblé insulter par ricochet ceux qui font tenir la France debout. Ce décalage culturel est la clé du malentendu. Pagny a parlé avec ses tripes d’Argentin d’adoption, oubliant qu’il était écouté comme une star française. Il n’a pas mesuré que l’apologie de la tronçonneuse budgétaire serait reçue comme une menace directe par ses compatriotes qui luttent déjà pour préserver leurs acquis sociaux.
Au-delà du cas personnel de l’artiste, cette polémique agit comme un révélateur brutal d’une fracture française bien plus profonde. Elle transforme instantanément les réseaux sociaux en un champ de bataille idéologique. La question centrale qui divise la France aujourd’hui est celle de la légitimité : un citoyen qui a choisi de ne plus résider fiscalement dans son pays a-t-il encore le droit moral d’en commenter la politique intérieure ? Pour les défenseurs de l’artiste, la réponse est oui. Ils rappellent que la nationalité ne se dissout pas dans l’exil géographique et que Pagny reste un ambassadeur de la culture française. Mais face à eux, un bloc beaucoup plus virulent brandit l’étendard du devoir civique. Pour eux, participer au débat public, c’est influencer des décisions dont on devra assumer les conséquences. Or, en vivant à l’étranger, Florent Pagny est immunisé contre les effets de l’austérité qu’il préconise. Cette asymétrie entre le “conseilleur” et le “payeur” est perçue comme une arrogance insupportable.
L’affaire Pagny n’est donc plus une simple gaffe médiatique, elle est devenue un symbole politique. Elle pose la question de savoir si le patriotisme peut se vivre à la carte. Peut-on aimer la France, y chanter, s’y faire soigner, mais refuser d’y contribuer pleinement tout en critiquant son modèle social ? La violence des réactions montre que pour une grande partie de la population, la réponse est un non catégorique. Le chanteur, habitué à être l’un des préférés des Français, découvre soudain qu’il y a une ligne rouge invisible que même sa popularité immense ne lui permet pas de franchir : celle de la solidarité nationale. En touchant à ce tabou, il a cessé, pour un temps du moins, d’être le chanteur sympathique pour devenir le visage d’une élite mondialisée déconnectée.
La tempête médiatique de décembre 2025 laissera des traces indélébiles. C’est le lien sacré entre Florent Pagny et son public qui semble fissuré. Jusqu’à présent, il bénéficiait d’une forme d’immunité affective rare. On lui pardonnait tout car il incarnait une liberté absolue. Mais cette fois, la liberté de penser s’est heurtée au mur de la réalité sociale. L’affaire Milei marque peut-être la fin de cet état de grâce. En se positionnant sur un terrain aussi clivant, Pagny a brouillé son image. Il n’est plus seulement l’artiste populaire, il est perçu par certains comme ayant choisi le camp des gagnants de la mondialisation.
Pourtant, il serait prématuré d’enterrer Florent Pagny. L’histoire a montré qu’il possède une capacité de rebond exceptionnelle. Son combat contre la maladie lui a valu une vague d’amour immense qui ne s’évaporera pas du jour au lendemain. Mais pour reconquérir les cœurs blessés, il devra sans doute clarifier sa pensée, expliquer que son amour pour l’Argentine ne signifie pas un mépris pour la France. L’enjeu pour lui est désormais de redescendre de l’arène politique pour remonter sur scène, le seul endroit où sa légitimité est incontestable. En définitive, cette polémique servira de leçon à toute une génération d’artistes : à l’heure des crises sociales, la parole d’une star n’est plus sacrée, elle est jugée à l’aune de ses actes. Florent Pagny a voulu jouer au franc-tireur, il a découvert qu’il était une cible. Reste à savoir si le public choisira de retenir la maladresse d’un homme libre ou l’arrogance d’un exilé fiscal.
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