
C’est une page de l’histoire de France qui se tourne, non pas dans le bruit et la fureur, mais dans la douceur d’une mélodie de Georges Delerue et sous le soleil “extraordinairement bleu” de Saint-Tropez. Ce matin, la France a dit adieu à son icône absolue, Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre dernier à l’âge de 91 ans. Si l’émotion était palpable dans les ruelles du mythique village de pêcheurs, c’est sur les ondes d’Europe 1, dans l’émission de Pascal Praud, que la véritable dimension intime et bouleversante de cet événement a été révélée.
Au cœur de cet hommage national, une voix s’est élevée, celle de Mireille Mathieu. L’autre grande “Demoiselle d’Avignon”, figure tutélaire de la chanson française, était présente pour accompagner son amie, sa “grande sœur”, vers sa dernière demeure. Mais au-delà du chant liturgique qui a fait frissonner l’assemblée, Mireille Mathieu a livré le secret d’une conversation téléphonique, tenue l’été dernier, qui résonne aujourd’hui comme un testament spirituel.
Le serment des animaux : La dernière mission confiée à Mireille
Interrogée par Pascal Praud, Mireille Mathieu, la voix encore tremblante d’émotion, a tenu à rectifier humblement la nature de sa relation avec la star. “Je n’étais pas ‘très amie’, mais j’ai eu la chance et l’honneur de pouvoir lui parler”, a-t-elle confié. C’était en août dernier, grâce à l’entremise de Sylvie Siri, la maire de Saint-Tropez. Mireille avait un rêve : dire son admiration à celle qui fut la première Marianne avant qu’elle-même ne devienne la seconde.
Lors de cet échange téléphonique, décrit comme “extraordinaire”, les deux femmes ont parlé de la gloire, de la France, mais très vite, Brigitte Bardot a ramené la conversation à l’essentiel, à ce qui faisait battre son cœur jusqu’au bout : les animaux. Avec cette humilité qui la caractérisait dans la seconde partie de sa vie, BB a interrompu les éloges pour lancer une supplique : “Mireille, faites-moi une promesse.”
Un silence s’est fait dans le studio d’Europe 1 lorsque la chanteuse a rapporté les mots exacts de l’icône : “Si vous pouvez, parlez des animaux. Tous les étés, il y a 200 000 chiens et chats qui sont abandonnés dans les refuges. C’est inadmissible.” Jusqu’à son dernier souffle, Brigitte Bardot ne pensait pas à son héritage cinématographique, mais à la souffrance de ces “compagnons merveilleux” qu’elle défendait avec une ferveur guerrière. Mireille Mathieu a accepté cette mission sacrée : “Je vous promets que chaque fois que j’aurai l’opportunité de parler de Brigitte, je le ferai.”
Cet échange s’est conclu par une marque de tendresse infinie, scellant une sororité inattendue entre les deux stars. “Je vais vous embrasser ma petite sœur”, a dit Brigitte. “Je vous embrasse ma grande sœur”, a répondu Mireille. Aujourd’hui, cette promesse a été tenue. En racontant cette anecdote, Mireille Mathieu ne fait pas que se souvenir ; elle continue le combat de BB.
Un cercueil en osier : L’ultime symbole de liberté
Si les mots de Mireille ont touché les cœurs, les images de la cérémonie ont marqué les esprits par leur singularité. Pascal Praud et ses chroniqueurs, dont Éric Revel et Gauthier Le Bret, ont été frappés par un détail visuel inédit : le cercueil de Brigitte Bardot n’était ni en chêne massif, ni en acajou verni. Il était en osier.
“C’est la première fois que je vois un cercueil en osier”, a souligné Pascal Praud, visiblement étonné. Ce choix, loin d’être anodin, est un message puissant. Comme l’a analysé l’animateur, c’est un geste d’élégance suprême qui correspond parfaitement à l’âme de la Madrague et à l’esprit de Saint-Tropez. C’est la nature, la légèreté, la simplicité brute. C’est le refus du faste morbide pour préférer quelque chose de végétal, de vivant presque. Brigitte Bardot est partie comme elle a vécu ces dernières décennies : proche de la terre, sans artifice, dans une humilité qui force le respect.
Nicolas Charrier : Le fils porte sa mère

L’autre image forte, celle qui restera sans doute dans les annales, est celle de Nicolas Charrier. Le fils unique de la star, avec qui les relations furent parfois tumultueuses et médiatisées, était bien là. Et il n’était pas un simple spectateur. C’est lui, Nicolas Jacques Charrier, qui a porté le cercueil de sa mère.
Ce geste physique, ce poids porté sur l’épaule, symbolise à lui seul la réconciliation et l’amour filial qui transcendent les blessures du passé. Dans ce moment de vérité, il n’y avait plus de polémiques, plus de livres chocs, juste un fils accompagnant sa mère. La présence de la famille, soudée autour de ce cercueil en osier tressé, a apporté une dimension charnelle et humaine à cet événement planétaire.
Une cérémonie “simple mais riche”
La messe, célébrée en l’église Notre-Dame de l’Assomption, a été à l’image de la défunte : simple mais bouleversante. L’entrée du corps s’est faite sur la musique sublime et déchirante du “Mépris” de Georges Delerue, ce thème lancinant qui donne le frisson et rappelle la gloire cinématographique de BB. Puis, ce fut au tour de la voix pure de Mireille Mathieu de s’élever sous les voûtes, interprétant un “Panis Angelicus” a cappella. “J’étais très ému, c’est très bouleversant”, a témoigné Bernard Montiel. Vincent Niclo a également offert un “Ave Maria” vibrant.
À la sortie, l’ambiance a changé, fidèle à la dualité de Brigitte Bardot, à la fois mélancolique et solaire. Chico et les Gypsies ont accompagné le cortège funéraire aux sons des guitares, traversant le petit port de la Côte d’Azur sous les applaudissements de la foule. Des pancartes en anglais, des visages en larmes, des anonymes venus du monde entier… “Brigitte Bardot, c’est la France”, a résumé Mireille Mathieu.
La fin d’un monde et la nostalgie d’une époque
Sur le plateau d’Europe 1, l’heure était aussi à l’analyse sociétale. Pour Pascal Praud et ses invités, la disparition de Brigitte Bardot marque la fin définitive d’une ère. “C’est un bout de France qui s’en est allé”, a déclaré Sabrina Medjebeur, évoquant une France “soudée, fière, non coupable”.
Le constat est cruel mais lucide : il y avait peu de représentants du cinéma français ce matin à Saint-Tropez. “Parce que tous les amis de Brigitte Bardot sont morts”, a lâché Pascal Praud. Delon, Belmondo, Brialy, Moreau, Trintignant, Vadim… La génération dorée s’est éteinte. Brigitte était la dernière survivante de cet âge d’or où les stars étaient des monuments intouchables, des mythes vivants que l’on ne croisait pas sur les réseaux sociaux.
Cette cérémonie a réveillé une nostalgie collective, celle d’une époque où la France rayonnait culturellement dans le monde entier, où une simple chanson comme “Brigitte Bardot Bardot” de Dario Moreno pouvait faire le tour de la planète. Aujourd’hui, comme l’a souligné l’équipe, la fragmentation est la règle. Il n’y a plus de stars de cette envergure, capables d’arrêter le temps par leur seule présence.
En ce 7 janvier, sous le soleil d’hiver de la Méditerranée, Brigitte Bardot a réussi sa dernière sortie. Elle nous laisse une promesse à tenir, celle de protéger les sans-voix, et une image d’une beauté éternelle : celle d’un cercueil en osier, léger comme une âme, porté par l’amour d’un fils, s’éloignant vers la lumière au son des guitares gitanes. Adieu, grande sœur.
News
Affaire Brigitte Macron : Lionel Labosse lâche une bombe de 900 pages et dénonce “l’omerta d’État” sur le plus grand tabou de la Ve République
C’est un pavé dans la mare, ou plutôt un rocher lancé en pleine vitrine de la macronie. Dans un paysage…
Brigitte Bardot et la petite-fille invisible : Enquête sur le secret le mieux gardé d’une famille qui a choisi l’effacement
C’est une énigme qui défie les lois du “star-système”, un vide sidéral au cœur d’une galaxie médiatique pourtant saturée d’images….
Pascal Praud atomise François Hollande : Quand la “France d’en bas” règle ses comptes avec l’arrogance d’une élite faillie
C’est une séquence qui restera gravée dans les annales de la télévision et, peut-être, dans l’histoire politique de notre pays….
Nagui et Yann Barthès, la chute des idoles : Pourquoi les Français rejettent massivement les “donneurs de leçons” de la télévision
C’est un séisme médiatique, une secousse tellurique qui fait trembler les fondations mêmes du petit écran français. Le verdict du…
Nagui, le clown triste : Quand Mélanie Page révèle enfin la “tragique vérité” et les blessures secrètes de l’animateur préféré des Français
C’est une confession qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel serein du paysage audiovisuel français, une de…
Brigitte Bardot et le “fils maudit” : Bernard d’Ormale révèle enfin la brutale vérité sur une maternité sacrifiée
C’est une histoire qui hante les coulisses du cinéma français depuis plus de soixante ans, une ombre tenace planant sur…
End of content
No more pages to load






