Brigitte Bardot en 1960 Claude Schwartz. All rights reserved 2025/ Bridgeman Images

Brigitte Bardot, également désignée par ses initiales B.B, est morte à l’âge de 91 ans. Elle devint une star planétaire avec le film de Roger Vadim Et Dieu créa la femme tourné à Saint-Tropez en 1956. Alors qu’elle n’avait pas 40 ans, elle arrête le cinéma mais reste une femme engagée, notamment pour la cause animale.

L’histoire déchirante de la Renault 4L que Brigitte Bardot ne voulait plus conduire

Si le monde entier se souvient de ses films mythiques, et la France de son combat pour les animaux : peu connaissent l’histoire des automobiles qui ont marqué sa vie. Parmi toutes les voitures prestigieuses qu’elle a possédées au fil de sa vie, la modeste Renault 4L blanche est devenue le témoin le plus intime de ses dernières années.

Cette voiture sans prétention, symbole de la France populaire et rurale, accompagnait BB dans ses trajets quotidiens sur les routes de Saint-Tropez entre sa demeure principale de La Madrague et sa villa de La Garrigue où elle hébergeait ses animaux.

En octobre 2023, à 89 ans, une photographie de BB au volant de cette 4L fait le tour des réseaux sociaux et de la presse. On la voit coiffée d’un chignon haut, avec une large paire de lunettes de soleil fumées : incarnant une certaine sérénité, alors qu’elle venait de sortir d’une hospitalisation…

Brigitte Bardot laisse «une empreinte indélébile dans le cœur des Français», selon Annie Genevard

«Brigitte Bardot s’en est allée, laissant une empreinte indélébile dans le cœur des Français et dans l’histoire culturelle de notre pays», a réagi la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur X.

«Un visage, une voix, une liberté farouchement défendue tout au long d’une vie. Au-delà du cinéma, elle fut une combattante infatigable de la cause animale, qu’elle porta avec une détermination rarement égalée», ajoute-t-elle. «À ceux qui l’ont aimée, à ceux qui l’ont admirée, va ce message de respect et de gratitude.»

«Symbole d’une France qui change», «première star problématique», «diva rebelle»… Comment la presse étrangère salue Brigitte Bardot

Une « légende », une « révolution », l’incarnation de la « modernité » : une déferlante de superlatifs s’empare de la presse internationale ce dimanche, après l’annonce du décès de Brigitte Bardot. De la BBC à CNN, la presse étrangère salue la double casquette d’actrice française mythique et d’activiste acharnée des droits des animaux de notre « BB » nationale.

Pour la BBC – qui partage une partie de ses initiales -, elle est la « bombe blonde qui révolutionna le cinéma dans les années 1950 », « un cocktail français de charme félin et de sensualité continentale ». Dans son éditorial, le journaliste du Guardian salue « la plus sensationnelle des exportations françaises »« Dans les années 1950, avant la révolution sexuelle, avant la New Wave, avant le féminisme, il y a eu Bardot . Elle était le sexe, la jeunesse et avant tout, la modernité. »

La presse hollywoodienne se repaît de sa beauté incendiaire. The Hollywood Reporter souligne «sa taille de 46 centimètres, ses longs cheveux ébouriffés», et le fait qu’elle ait été «l’une des premières stars à apparaître au naturel» (en français dans le texte). La Repubblica italienne évoque de son côté « une diva rebelle », une « icône qui a choisi la liberté jusqu’au bout ».

«Je la savais faible, mais je n’imaginais pas la terrible nouvelle de ce matin» : Nicolas Dupont-Aignan, soutenu par Brigitte Bardot à la présidentielle de 2022, réagit

L’icône du cinéma français, Brigitte Bardot, est décédée à l'âge de 91 ans

«Hier après-midi, j’essayais de joindre Brigitte pour avoir de ses nouvelles. Le téléphone sonnait dans le vide. Je la savais faible, mais je n’imaginais pas la terrible nouvelle de ce matin», a écrit sur X Nicolas Dupont-Aignan, après l’annonce du décès de Brigitte Bardot. Le président de Debout le France avait reçu le soutien inattendu de l’icône du cinéma pour la dernière présidentielle. Il évoque, non sans émotion, leur relation.

«Au-delà de la légende universelle, je peux témoigner de la sensibilité et de la force de caractère de cette femme d’exception. Quand le téléphone sonnait avec la mention “inconnu”, je savais que c’était elle. Avec son inimitable voix rauque, elle tempêtait contre la marche du monde et la décadence de notre nation», se souvient-il.

«En termes parfois crus, elle criait la vérité sans s’encombrer des conventions. Elle était drôle et caustique. Nous parlions de tout et de rien avec confiance. Elle aimait passionnément notre France et souffrait intensément de la voir devenue ce qu’elle est. Son soutien inattendu à la présidentielle de 2022 m’avait immensément touché. Son intelligence, sa lucidité, sa liberté, son amour des animaux me manqueront terriblement», conclut Nicolas Dupont-Aignan.

«Le général de Gaulle m’avait dit : “la France, c’est moi et Brigitte Bardot”», témoigne Claude Lelouch

«C’était plus qu’une actrice, c’était la France», a réagi au micro de BFMTV le réalisateur Claude Lelouch, après l’annonce du décès de Brigitte Bardot. «Le général de Gaulle m’avait dit : “la France, c’est moi et Brigitte Bardot”», se souvient-il.

Pour le réalisateur, Brigitte Bardot a été «une véritable révolution parce que dans un monde de tricheurs, elle ne trichait pas»«Elle a toujours dit ce qu’elle pensait et cette spontanéité a touché la terre entière», estime-t-il.

«Elle n’aimait pas trop le cinéma parce qu’on était obligés de faire semblant», ajoute Claude Lelouch. «Ce qu’elle adorait, surtout, c’était ne pas faire semblant.»

Brigitte Bardot, la mangeuse d’hommes

«Elle a le pouvoir et l’embarras du choix, elle drague et largue, à quinze ans elle est déjà Dom Juan». La formule est de Marie-Dominique Lelièvre, auteure d’une excellente biographie de B.B., Brigitte Bardot: Plein la vue (Flammarion). Au chapitre « Bardot’s boys (un jour mon prince viendra) », la liste des hommes qui sont passés dans la vie et dans le lit de l’actrice donne le vertige. Les acteurs et les chanteurs jouent les premiers rôles, même si Bardot peut aussi séduire un barman ou un joueur de poker, du moment qu’il est bel homme.

Ralf Valone, Gilbert Bécaud, Sacha Distel, Serge Gainsbourg, Warren Beatty ou Nino Ferrer, son tableau de chasse est impressionnant. Dans celle collection, sa biographe distingue plusieurs catégories, parmi lesquelles on trouve les « préférés » : Roger Vadim, Jean-Louis Trintignant, Sami Frey, et les « maris » : Roger Vadim (1952), Jacques Charrier (1959), Gunter Sachs (1966), Bernard d’Ormale (1992).

Brigitte Bardot «a marqué de son empreinte l’histoire de France», salue Mireille Mathieu

Brigitte Bardot, décédée à 91 ans, était une «grande actrice» et «une femme libre qui a marqué de son empreinte l’histoire de France», a salué dimanche Mireille Mathieu auprès de l’AFP.

«Brigitte Bardot est et restera la femme la plus belle du monde, dotée aussi de la beauté du cœur qui a courageusement voué sa vie aux animaux», a estimé la figure de la chanson française, 79 ans, dans un message transmis à l’AFP.

«B.B., deux initiales qui ont fait le tour du monde et qui ont fait de Brigitte l’icône et la légende du cinéma français, la grande actrice et la femme libre qui a marqué de son empreinte l’histoire de France», a poursuivi l’interprète d’«Une femme amoureuse».

«Et si Dieu a créé la Femme, il a aussi créé Brigitte Bardot», a-t-elle conclu, en référence au film de Roger Vadim qui avait révélé l’actrice en 1956.

Un corbillard quitte La Madrague, la villa de la star où elle est décédée ce matin

Un corbillard a quitté La Madrague, ce dimanche en début d’après-midi, villa à Saint-Tropez de la légende du cinéma français Brigitte Bardot, où elle est décédée ce matin à l’âge de 91 ans.

«J’ai horreur de la mort, parce que la mort est une horreur», déclarait l’actrice en 1983

L’INA a partagé ce dimanche, après avoir appris le décès de Brigitte Bardot, une interview de cette dernière en 1983 au cours de laquelle elle a répondu à des questions sur la mort. «Je pense que c’est une chose abominable», déclarait l’actrice et militante. «C’est affreux, c’est la seule chose contre laquelle personne ne puisse rien faire.»

Elle avait d’ailleurs qualifié la mort de «punition» qu’on «mérite», avant d’évoquer sa propre peur de la mort. «J’ai horreur de la mort, parce que la mort est une horreur. La décomposition, la fin de quelque chose», soufflait-elle, le visage crispé.

«On soigne son corps, sa beauté, tout, pour qu’on finisse par pourrir… C’est affreux !» Citant le pari de Pascal, Brigitte Bardot reconnaissait vouloir croire à une survie de l’âme. «Vaut mieux y croire.»

Bernard Montiel, Hugo Clément, Julien Courbet… Les stars télé rendent hommage à Brigitte Bardot

«Je n’ai pas les mots», écrit sur Instagram ce dimanche 28 décembre Bernard Montiel tandis que la triste nouvelle vient d’être annoncée. Brigitte Bardot, actrice française légendaire, icône féminine des années 1960 et fervente protectrice des animaux, est décédée à l’âge de 91 ans, a annoncé sa fondation.

Lui aussi grand défenseur de la cause animale, l’animateur se montre particulièrement touché : «J’ai eu la chance de partager des moments complices avec elle, des combats pour les animaux. J’ai eu cette chance et ce privilège. RIP repos bien mérité et reconnaissance éternelle». Il est rejoint en ligne par plusieurs animateurs et animatrices du petit écran, notamment Julien Courbet et d’Hugo Clément. «Madame Bardot, merci d’avoir consacré votre vie à nous sortir de la maltraitance, tous les animaux du monde sont en deuil , mais le combat continuera pour mes copains animaux et pour votre mémoire ! Je vous le promets», écrit le présentateur de «Ça peut vous arriver» sur M6.

«Longtemps seule contre tous, contre toutes les moqueries, et contre un sexisme impitoyable, tu n’as jamais plié», rappelle quant à lui celui qui incarne «Sur le front», programme dédié aux thématiques écologiques de France Télévisions. «Soyons nombreuses et nombreux à reprendre le flambeau», conclut-il.

Sur les réseaux sociaux, les partages des portraits de B.B. se multiplient. Jean-Luc Reichmann, Caroline Margeridon ou encore Linda Hardy, tous saluent «la sublime, la rebelle, l’indomptable, l’icône». «Et Dieu créa Brigitte Bardot», poste Jean-Marc Morandini. Une référence au long-métrage de Roger Vadim reprise par de nombreux internautes.

Chirac « roi des menteurs », lune de miel avec Giscard… Brigitte Bardot et les politiques, je t’aime moi non plus

«Je ne fais aucune politique sauf la protection animale. C’est la seule chose qui m’intéresse », déclare Brigitte Bardot en 1990 au journal d’Antenne 2. Cela fait alors dix-sept ans qu’elle a abandonné les plateaux de cinéma et quatre ans qu’elle a créé la Fondation Brigitte Bardot, dédiée à la défense des animaux. Jusqu’à sa mort, l’actrice s’en tiendra à cette position mais ne cessera de mettre sa notoriété au service de sa cause. Grâce à son statut d’icône du septième art, les portes du pouvoir s’ouvrent facilement, d’autant que bien des personnalités politiques rêvent de la regarder droit dans les yeux.

Dès 1989, elle se rend au Sénat où son arrivée provoque une certaine excitation. Des sénateurs sèchent des séances et Charles Pasqua fait une entorse à son agenda pour venir l’embrasser. Elle vient leur parler de la protection des animaux alors qu’ils examinent un projet de loi modifiant le code rural. Interviewée, elle nie vouloir se présenter sur la liste écologiste pour les élections européennes. « Pour arriver à défendre la cause qui m’est chère, je ne dois faire partie ni d’un groupe politique ni d’un gouvernement quel qu’il soit », déclare-t-elle. C’est dit, et elle tiendra parole.

Les admirateurs de Brigitte Bardot lui rendent hommage devant sa villa à Saint-Tropez

Bouquets de fleurs à la main, les admirateurs de Brigitte Bardot se succèdent en ce dimanche après-midi, quelques heures après l’annonce de son décès, à l’âge de 91 ans.

Gardée par une voiture de gendarmerie, La Madrague à Saint-Tropez, lieu de résidence de la star où elle est décédée ce matin, voit défiler les fans, venus rendre un dernier hommage à l’icône du cinéma français. Sous un magnifique soleil d’hiver, un couple de retraités s’est approché et a déposé un bouquet de fleurs claires à l’intersection du chemin.

Fayard salue une «femme exceptionnelle, libre et engagée»

Les Éditions Fayard et sa présidente Lise Boëll ont tenu à honorer la mémoire de Brigitte Bardot, qui a publié chez cette maison d’édition Mon BBcédaire début octobre. Sur X, ils saluent une «femme exceptionnelle, libre et engagée, dont l’œuvre et le courage continueront d’inspirer de nombreuses générations».

«Nous adressons nos pensées les plus affectueuses à son époux, M. Bernard d’Ormale ainsi qu’à toute sa famille.» Et de citer Brigitte Bardot : «Lorsque viendra mon heure, je voudrais que l’on garde de moi une seule mémoire : celle de mon amour pour les animaux, le plus pur et le plus lumineux des amours.»

Brigitte Bardot : une chanteuse spontanée et amoureuse

Il était une voix. Traînante, sensuelle, inimitable. Pas celle d’une chanteuse, non. Mais pas non plus celle d’un mythe encombrant. Plutôt l’expression la plus pure et la plus spontanée d’une femme qui a toujours chanté pour s’amuser. « J’ai toujours fait ça pour moi avant tout », nous confiait-elle en 2017, à la faveur de la sortie du premier ouvrage recensant ses diverses aventures musicales, Moi je joue (Flammarion). « Je ne pensais pas être capable de chanter, mais j’y suis arrivée. Je l’ai fait comme j’ai joué la comédie: intuitivement. »

Sans plan de carrière, Bardot a tout de même enregistré 76 chansons. C’est à la télévision, dans le cadre des célébrations du Nouvel An 1962, que Bardot a chanté en public pour la première fois. « Je n’avais pas le trac du tout, on s’amusait comme des fous. Je ne me faisais pas payer, c’était la liberté totale », se souvenait-elle.

«La France des arts perd une légende», estime Bruno Retailleau

Le président des Républicains Bruno Retailleau a lui aussi rendu hommage à l’actrice et chanteuse, décédée ce 28 décembre à 91 ans. «Brigitte Bardot a porté bien au-delà de nos frontières un certain esprit français, fait de grâce et d’impertinence, d’amour de la liberté et de force de tempérament. La France des arts perd une légende», écrit l’ancien ministre de l’Intérieur sur X.

«On a tellement aimé l’actrice iconique du charme français au caractère majestueux», a quant à lui déclaré Laurent Wauquiez.

La Fondation Brigitte Bardot rend hommage à sa fondatrice et présidente

«La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une immense tristesse, le décès de sa Fondatrice et Présidente, Madame Brigitte Bardot, actrice et chanteuse mondialement reconnue, qui a choisi d’abandonner sa carrière prestigieuse pour dédier sa vie et son énergie à la défense des animaux et à sa Fondation», indique sur X cette dernière, en partageant une vidéo de cinq minutes recensant des images de l’icône auprès d’animaux et ses prises de paroles en leur faveur.

Fondée en 1986, la Fondation est devenue «un acteur majeur de la protection animale en France et dans le Monde entier», écrit celle qui, quarante ans après, «compte plus de 12.000 animaux recueillis dans l’ “Arche de BB”, des actions dans 70 pays, 4 refuges, 300 salariés, des centaines de bénévoles et 40.000 donateurs».

La Fondation Brigitte Bardot tient à saluer «la mémoire d’une femme exceptionnelle qui a tout donné et tout abandonné pour un monde plus respectueux des animaux», et promet qu’elle «continuera, plus que jamais, à porter l’œuvre de Brigitte Bardot».

«Elle a vécu mille vies – toujours avec la même passion et le même talent», écrit Gabriel Attal

«Brigitte Bardot nous a quittés», a écrit Gabriel Attal sur X. «Elle était cette icône, cette égérie, ce visage de la France qui a fait rêver le monde entier. Grande actrice, première personnalité à donner ses traits au buste de Marianne, défenseuse acharnée de la cause animale, elle a vécu mille vies – toujours avec la même passion et le même talent», poursuit l’ancien chef du gouvernement.

Rachida Dati salue une «icône parmi les icônes», «follement libre et tellement française finalement»

Brigitte Bardot, décédée à l’âge de 91 ans, était une «icône parmi les icônes», a salué dimanche sur X la ministre de la Culture Rachida Dati.

«Inlassable défenseuse de la cause animale, elle est une légende qui aura contribué à façonner nos imaginaires, sans jamais s’y laisser enfermer cependant. Follement libre et tellement française finalement», a-t-elle écrit. La publication, accompagnée d’un extrait du film «Et Dieu… créa la femme» a ensuite été supprimée.

Brigitte Bardot a fait «rayonner Saint-Tropez dans le monde entier», salue la municipalité

Brigitte Bardot assiste aux funérailles du réalisateur français Roger Vadim à Saint-Tropez, le 18 février 2000. Roger Vadim avait été marié à Brigitte Bardot. Eric Gaillard / REUTERS

«Brigitte Bardot a contribué à faire rayonner Saint-Tropez dans le monde entier» et «continuera d’habiter l’âme de notre cité», a salué dimanche la ville où l’actrice française a vu éclore sa célébrité et s’y est éteinte dimanche à 91 ans.

Icône du cinéma, figure intemporelle et engagée, «Brigitte Bardot restera à jamais associée à Saint-Tropez, dont elle fut l’ambassadrice la plus éclatante», a rendu hommage le petit port méditerranéen dans un communiqué. «Par sa présence et son aura, elle a marqué l’histoire de notre commune et contribué à faire rayonner Saint-Tropez dans le monde entier», poursuit le texte.

En 1956, le parfum de scandale du film «Et Dieu …créa la femme» de Roger Vadim, alors époux de Brigitte Bardot, propulse l’actrice et le village de pêcheurs à la Une des journaux. Depuis, Saint-Tropez est demeuré le refuge favori de l’actrice et notamment La Madrague, belle villa bordée par la plage, où Brigitte Bardot est décédée dimanche matin, a précisé sa Fondation à l’AFP.

«Les Tropéziens garderont le souvenir d’une des leurs qui voici plus de 50 ans a décidé en pleine gloire internationale de s’établir définitivement à Saint-Tropez pour se consacrer à la défense et à la protection des animaux», souligne la municipalité.

Brigitte Bardot «appartient désormais à la mémoire collective de Saint-Tropez que nous devrons entretenir», estime la municipalité d’environ 3.500 habitants l’hiver qui devient un haut-lieu de la jet-set internationale l’été.

Simplicité désarmante, extrême sensualité : le style Brigitte Bardot

Aux questions sur son allure, Brigitte Bardot avait sa réplique habituelle : «Mon style, c’est que je n’ai pas de style». Elle en restait là, laissant son interlocuteur un peu songeur, dans un nuage de L’Heure Bleue, son parfum favori de Guerlain. Ce qui donne une idée de son rapport aux vêtements. On la croit soucieuse de son image, elle se pose en créature roucoulante libérée de toute contrainte sociale.

Le style B.B. nourrit le mythe Bardot enfanté par Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, en 1956. Sa carrière explose grâce à sa photogénie qui crève l’écran. Ses vêtements sont ceux qu’elle porte dans la vraie vie, «comme dans beaucoup de mes films. Ça me donnait l’impression d’être vraiment moi», écrira-t-elle dans ses mémoires. Ici, un body noir et une longue jupe verte boutonnée qu’elle dégrafe d’un coup de pas de danse torride. Et voilà que la fille des beaux quartiers parisiens, encore peu connue jusque-là, fascine. Sa sueur et sa moue farouche impriment les imaginaires du monde entier.

«À peine Brigitte Bardot a-t-elle expiré son dernier souffle que les hyènes apparaissent…», déplore la vice-présidente du RN

La vice-présidente du Rassemblement national Edwige Diaz s’est emportée sur X après l’annonce du décès de l’icône féminine du cinéma.

«À peine Brigitte Bardot a-t-elle expiré son dernier souffle que les hyènes apparaissent…», déplore la députée, en partageant un article du journal Libération, avec pour titre : «Brigitte Bardot, embarrassante pionnière de la cause animale».

Edwige Diaz en profite pour rendre «hommage à celle qui fut le symbole de la femme française libre que certains voudraient bien faire disparaître aujourd’hui !».

Brigitte Bardot fut «une beauté insolente, une liberté totale», selon Aurore Bergé

«Brigitte Bardot fut une icône, une Marianne, 2 initiales qui firent le tour du monde B.B, une beauté insolente, une liberté totale», affirme sur X Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

«À Bazoches dans les Yvelines, elle restera celle qui dédia sa fortune, sa maison, ses souvenirs et le reste de sa vie à la défense des animaux», poursuit-elle, ajoutant que Brigitte Bardot «en changea notre perception et nos lois».

Brigitte Bardot, une seconde vie au service de la cause animale

« Si, un jour, on m’avait proposé un pacte en me disant par exemple Brigitte Bardot, donnez votre vie et on ne tuera plus jamais de chevaux pour les manger, ou encore on ne chassera plus d’animaux sauvages, je me serais agenouillée, en attendant mon exécution, sans aucun problème », a écrit l’actrice dans son livre Larmes de combat (Plon, 2018) dont les droits sont reversés à sa fondation.

En 2017, l’interprète du Mépris disait qu’elle serait satisfaite si après sa mort, on parlait d’elle comme « la fée des animaux ». L’actrice, qui avait arrêté sa carrière en 1973 pour se consacrer à la protection des animaux, s’imaginait même réincarnée en mustang. Jusque dans les dernières années de sa vie, elle n’a pas cessé de s’occuper des bêtes qu’elle avait souvent sauvées d’une mort certaine. À commencer par les nombreux chiens et chats qui vivaient avec elle à la Madrague, puis ceux de sa ferme, la Garrigue, qui accueillait une cinquantaine de poneys, d’ânes, de cochons, de chèvres… Elle consacrait une partie de sa journée à sa fondation créée en 1986 et reconnue d’utilité publique en 1992.

«Une icône du cinéma vient de nous quitter», estime Élisabeth Borne

«Une icône du cinéma vient de nous quitter», a écrit la députée du Calvados Élisabeth Borne sur X. «Brigitte Bardot nous a profondément marqué par son talent, sa liberté et son engagement pour la cause animale. Mes pensées vont à ses proches», poursuit l’ancienne cheffe du gouvernement.

Brigitte Bardot, un phénomène qui secoua la France des années De Gaulle

La fin des années 1950, B.B. est une grande vedette qu’on s’arrache. Elle se révèle bonne comédienne dans Une Parisienne, La mariée était trop belle, Les Bijoutiers du clair de lune. Partageant généreusement sa beauté, son personnage réel colle à celui de la fiction. D’ailleurs, depuis son divorce avec Roger Vadim, elle vole de ses propres ailes. Certes, elle reste copain-copain avec son ex-mari, mais, après Trintignant, d’autres hommes vont entrer dans sa vie, comme Gilbert Bécaud ou Sacha Distel.

En 1958, Raoul Lévy acquiert les droits d’un roman de Simenon, En cas de malheur. Face au monstre sacré Gabin, il veut la sulfureuse B.B. Gabin a 54 ans, elle 24. Il est l’ours sanguin. Elle, la poupée de chair. Il incarne un grand bourgeois saisi par le démon de midi. Elle, une petite garce capricieuse. Lors de la première scène, elle se trompe. Claude Autant-Lara, le réalisateur, lui dit que ce n’est pas grave. On recommence. Elle se trompe à nouveau. Troisième prise : une certaine nervosité se fait sentir sur le plateau. Gabin reste impassible. Brigitte se remet en place et se trompe encore, avant de fondre en larmes. Panique générale. On la console.

La filmographie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot, décédée dimanche à l’âge de 91 ans, a tourné dans un peu moins de 50 films avant de tourner brutalement le dos au cinéma en 1973, avant ses 40 ans. Voici les principaux.

– «Le trou normand» (Jean Boyer, 1952)

– «Les grandes manœuvres» (René Clair, 1955)

– «Et Dieu… créa la femme» (Roger Vadim, 1956)

– «En cas de malheur» (Claude Autant-Lara, 1958)

– «La femme et le pantin» (Julien Duvivier, 1959)

– «La vérité» (Henri-Georges Clouzot, 1960)

– «Vie privée» (Louis Malle, 1962)

– «Le mépris» (Jean-Luc Godard, 1963)

– «Une ravissante idiote» (Édouard Molinaro, 1964)

– «Viva Maria» (Louis Malle, 1965)

– «L’ours et la poupée» (Michel Deville, 1970)

– «Les pétroleuses» (Christian-Jaque, 1971)

– «Don Juan 73» (Roger Vadim, 1973)

– «L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse Chemise» (Nina Companeez, 1973)

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«Elle va énormément nous manquer», écrit Marine Le Pen

«La France perd une femme exceptionnelle, par son talent, son courage, sa franchise, sa beauté», affirme Marine Le Pen à l’annonce du décès de Brigitte Bardot à 91 ans. «Elle était incroyablement française : libre, indomptable, entière», poursuit la figure de proue du RN. «Elle va énormément nous manquer».

«La France est orpheline de la plus grande actrice de toute son histoire», déplore Éric Ciotti

«Les Français sont orphelins de Marianne», a déploré Éric Ciotti en apprenant le décès de Brigitte Bardot. «La France est orpheline de la plus grande actrice de toute son histoire», poursuit le candidat à la mairie de Nice.

Qualifiant l’actrice et militante «d’actrice libre» et «d’icône d’émancipation de la femme», Éric Ciotti affirme que «la défense de l’identité française et de nos libertés menacées» était des combats qu’ils partageaient. «Adieu Madame.»

Yaël Braun-Pivet dit «au revoir, BB !»

«Ainsi s’achève l’épopée de Brigitte Bardot, icône française absolue, née avec “Et Dieu… créa la femme” et immortalisée dans “Le Mépris” ou “La Vérité”», déclare la présidente de l’Assemblée nationale sur X.

«De ses rôles à l’écran à son engagement pour la cause animale, elle a imposé une figure de liberté singulière, devenue emblématique du rayonnement culturel français», poursuit Yaël Braun-Pivet, qui apporte ses pensées à sa famille et ses proches. «Au revoir, BB !»

«Nous pleurons une légende du siècle», affirme Emmanuel Macron

Le président de la République a également rendu hommage à Brigitte Bardot en apprenant sa mort ce dimanche 28 décembre.

«Ses films, sa voix, sa gloire éblouissante, ses initiales, ses chagrins, sa passion généreuse pour les animaux, son visage devenu Marianne, Brigitte Bardot incarnait une vie de liberté», écrit Emmanuel Macron.

«Existence française, éclat universel. Elle nous touchait. Nous pleurons une légende du siècle», conclut-il.

«Adieu BB», écrit Valérie Pécresse

Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités depuis 2015, a rapidement réagi à la disparition de l’icône ce dimanche. «Elle incarna la femme française, par sa beauté, son talent mais surtout par son tempérament ! Elle devint notre conscience sur la cause animale. Adieu BB…»

La SPA rend hommage à Brigitte Bardot

La SPA a rendu hommage à Brigitte Bardot, «figure emblématique et passionnée de la cause animale»«Depuis les années 1970, puis à travers sa fondation créée dans les années 1980, elle a consacré sa vie à défendre ceux qui n’ont pas de voix», écrit la Société Protectrice des Animaux.

«Son engagement sans faille a permis de faire évoluer les consciences et d’obtenir de grandes avancées pour la protection animale. (…) Merci, B.B., pour tout ce que vous avez accompli», conclut-elle.

«Le peuple français perd la Marianne qu’il a tant aimée», estime Jordan Bardella

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a rapidement réagi à la disparition de l’actrice et chanteuse française Brigitte Bardot. «Le peuple français perd aujourd’hui la Marianne qu’il a tant aimée et dont la beauté a stupéfié le monde», écrit-il sur X.

«Brigitte Bardot fut une femme de cœur, de conviction et de caractère. Ardente patriote, amoureuse des animaux qu’elle a protégés toute sa vie, elle incarna à elle seule toute une époque française, mais aussi et surtout une certaine idée du courage et de la liberté», poursuit-il.

Ces dernières années, B.B. se distinguait surtout pour ses prises de position politiques et ses propos acerbes sur l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certains lui ont valu des condamnations pour injure raciale. «La liberté, c’est d’être soi, même quand ça dérange», proclamait-elle en exergue d’un livre intitulé «Mon BBcédaire», écrit de sa main et sorti début octobre chez Fayard.

Elle y jugeait aussi que la France était «devenue terne, triste, soumise, malade, abîmée, ravagée, ordinaire, vulgaire…». La droite est le «seul remède urgentissime à l’agonie de la France», ajoutait celle qui a revendiqué sa proximité avec les idées de Marine Le Pen.

L’hommage du maire de Cannes à B.B.

Le maire de Cannes, David Lisnard, a écrit sur X, en apprenant la disparition de Brigitte Bardot : «Et Dieu reprit B.B.»«Brigitte Bardot incarnait la liberté : celle de la femme, de son corps, de ses choix, celle d’une carrière sur laquelle elle aura toujours gardé la main. Aussi la liberté de dire», écrit-il, lui rendant hommage.

«Partout où elle passait, dont à Cannes pendant le Festival où elle fût révélée, elle déclenchait l’hystérie». L’édile dit ne pas oublier «ses attentions à mon égard de ces dernières années» et exprime ses pensées à ses proches et à tous ses admirateurs «d’hier et d’aujourd’hui».

Plusieurs hospitalisations ces derniers mois

L’icône féminine du cinéma, dont on vient d’apprendre le décès à 91 ans, a été hospitalisée à plusieurs reprises ces derniers mois. Une première fois courant octobre à Toulon (Var), pour une opération chirurgicale dont la nature n’avait pas été précisée. Elle était ensuite rentrée se reposer chez elle à Saint-Tropez.

Après des informations de presse faisant état d’une nouvelle hospitalisation fin novembre, elle avait tenu à rassurer sur son état de santé. Et invité «tout le monde à se calmer».

«Irritante pour les femmes, excitante pour les hommes» : Brigitte Bardot, l’affranchie

Brigitte Bardot, d’une beauté à se damner, danse, pieds nus, un mambo fiévreux et insolent, plus torride qu’un volcan. Elle passe ses mains lascivement dans ses longs cheveux blond doré et se déhanche en body noir et jupe bleu canard qu’elle relève jusqu’en haut des cuisses jusqu’à sa taille de guêpe. «Vous connaissez un pays où les gens ne pensent qu’à danser et à rire», lance-t-elle au riche entrepreneur quinquagénaire qui la dévore des yeux.

Nous sommes en 1956 et elle joue Juliette dans Et Dieu… créa la femme, sous la direction de son mari Roger Vadim qui tourne cette scène devenue mythique dans le petit port de Saint-Tropez. Un mythe était né. Un mythe scandaleux qui prend forme avec une moue boudeuse, un port de reine et un corps de rêve qui fait chavirer les cœurs. Et qui nous a quittés le 28 décembre, à l’âge de 91 ans.

Brigitte Bardot n’a que 18 ans, et sans aucune pudeur ni arrière-pensée, elle envoie valser la bienséance de la France bien-pensante d’après-guerre. Plus de dix ans avant mai 1968, elle incarne déjà la révolution sexuelle à venir, l’émancipation féminine, la liberté de corps et d’esprit que bien des femmes revendiqueront dans les années 1970. Elle est cette déesse aux pieds nus qui danse seule ou avec n’importe qui «irritante pour les femmes, excitante pour les hommes», se plaît-elle à dire.

Brigitte Bardot est morte à 91 ans

Brigitte Bardot, actrice française légendaire, icône féminine des années 1960 et fervente protectrice des animaux, est décédée à l’âge de 91 ans, a annoncé dimanche la Fondation Brigitte Bardot.

«La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une immense tristesse, le décès de sa fondatrice et présidente, Madame Brigitte Bardot, actrice et chanteuse mondialement reconnue, qui a choisi d’abandonner sa carrière prestigieuse pour dédier sa vie et son énergie à la défense des animaux et à sa Fondation», indique le communiqué transmis à l’AFP, sans préciser le jour ou le lieu du décès.

Brigitte Bardot avait tiré un trait sur le cinéma il y a plus de cinquante ans, laissant derrière elle une cinquantaine de films et deux scènes entrées au panthéon du 7e art, un mambo enfiévré dans un restaurant de Saint-Tropez dans «Et Dieu… créa la femme» et un monologue, nue, en ouverture du «Mépris».

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Brigitte Bardot est décédée à 91 ans. Suivez en direct les hommages ainsi que le retour sur sa carrière avec les analyses, décryptages et éclairages de nos journalistes.