
C’est une entrée en matière que l’on pourrait qualifier de fracassante, mais certainement pas pour les raisons espérées par l’intéressée. En ce début de janvier 2026, alors que la France se remet doucement des fêtes, une figure polarisante de l’extrême droite a décidé de “prendre en otage” l’espace médiatique avec une ambition dévorante : conquérir la mairie de Paris. Sarah Knafo, compagne et bras droit d’Éric Zemour, s’est lancée dans l’arène des municipales. Mais ce qui devait être un blitzkrieg politique s’est transformé, en l’espace de cinq jours seulement, en un véritable manuel de tout ce qu’il ne faut pas faire en communication politique. Entre accusations de plagiat, soupçons de manipulation numérique (“astroturfing”) et amateurisme technologique, le “lancement” de la candidate de Reconquête vire au fiasco absolu.
Pendant ce temps, loin des déboires parisiens, le monde continue de tourner, ou plutôt de s’enflammer. De la menace d’une nouvelle dissolution brandie par le gouvernement français aux rues de Minneapolis où la colère gronde contre les violences policières, en passant par la répression sanglante en Iran, l’actualité de ce lundi 12 janvier dresse le portrait d’une époque sous haute tension. Plongée au cœur d’une semaine où le ridicule le dispute au tragique.
Le “Copier-Coller” New-Yorkais : Quand l’Extrême Droite Plagie les Socialistes
L’ironie est parfois mordante en politique. Pour tenter de séduire les Parisiens, Sarah Knafo, figure de proue d’un parti identitaire et conservateur, n’a rien trouvé de mieux que de copier… un socialiste américain. La stratégie de communication déployée par la candidate Reconquête est en effet un calque quasi parfait de celle de Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York.
Mamdani, élu surprise de la Grosse Pomme, a bâti sa victoire sur une campagne de terrain dynamique et une esthétique visuelle très particulière, loin des codes austères habituels. Sarah Knafo et son équipe ont, semble-t-il, été “très inspirés”. Trop, diront certains. De la typographie utilisée aux palettes de couleurs un peu “flashy”, en passant par les formats vidéo et jusqu’au slogan même — “Une ville heureuse” — tout respire le plagiat. L’entourage de la candidate assume d’ailleurs cette “inspiration”, fasciné par la remontada du candidat new-yorkais, passé de 3% dans les sondages à la victoire.
Cependant, le mimétisme s’arrête à la forme. Sur le fond, le “papier cadeau” coloré emballe les vieilles obsessions de l’extrême droite. Là où Mamdani prônait le social, Knafo propose une police armée aux effectifs doublés et une coupe drastique dans les services publics, envisageant de diviser par deux le nombre de fonctionnaires municipaux. Une promesse d’économies de 10 milliards d’euros, aussi spectaculaire que floue sur sa mise en œuvre, qui s’accompagne de la privatisation du ramassage des ordures. Sous le vernis moderne et “cool” copié outre-Atlantique, le programme reste celui d’une droite dure, voire radicale.
L’Affaire “À Cœur Ouvert” : Le Naufrage Numérique
Mais si le plagiat peut prêter à sourire, le volet numérique de la campagne de Sarah Knafo a tourné au désastre technique et éthique. La pièce centrale de ce dispositif était le site participatif acoeurouvert.fr, censé recueillir les doléances et les idées des Parisiens. L’idée ? Se présenter comme la candidate de la “démocratie directe”, promettant des référendums locaux et une écoute totale.
La réalité fut tout autre. Dès son lancement, la plateforme a été inondée de contenus racistes et haineux, postés sans modération apparente. Pour sa défense, Sarah Knafo a immédiatement crié au sabotage, accusant l’extrême gauche d’avoir pollué son “espace communautaire”. Une défense classique, à la Trump, mais qui n’a pas tenu longtemps face aux révélations techniques.
Des experts en informatique se sont penchés sur le code du site et le verdict est sans appel : “bricolé à la va-vite”, probablement avec l’aide d’intelligences artificielles mal maîtrisées, le site était une passoire de sécurité. Pire, une faille majeure a exposé les données personnelles des contributeurs. Noms, prénoms, adresses mail, numéros de téléphone et même adresses IP étaient accessibles à quiconque savait chercher un peu. Une violation flagrante du RGPD qui a conduit le sénateur communiste Ian Brossat à saisir le procureur de la République via l’article 40 du code de procédure pénale.
“Damien” et “Aissatou” : L’Arroseur Arrosé

C’est dans ces données exposées que le scandale a pris une tournure tragi-comique. En analysant les logs, les internautes ont découvert que certaines contributions, censées venir de citoyens lambda, avaient été postées… avec l’adresse mail personnelle de Sarah Knafo elle-même ! Sous les pseudonymes de “Damien” et “Aissatou”, la candidate (ou son équipe utilisant son compte) simulait un soutien populaire.
Cette technique porte un nom : l’astroturfing. Il s’agit de simuler un mouvement d’opinion spontané pour créer un effet d’entraînement. En voulant faire croire à une vague d’adhésion massive (“Je croule sous les contributions”, clamait-elle), Sarah Knafo a été prise la main dans le sac numérique. Les contributions ont depuis été effacées, le site verrouillé, mais le mal est fait. L’image d’une campagne “populaire” s’est fracassée sur la réalité d’une manipulation orchestrée.
Une Stratégie “Bourgeoise” qui Peine à Convaincre
Au-delà des bugs, c’est la stratégie politique globale qui interroge. Alors que le Rassemblement National (RN) de Thierry Mariani mise sur les classes populaires et la petite ceinture, Sarah Knafo cible clairement l’électorat bourgeois de l’ouest parisien. Elle cherche à séduire les déçus de la droite traditionnelle (Les Républicains), ces nostalgiques du “vieux Paris”, propriétaires aisés qui pourraient être rebutés par la personnalité de Rachida Dati.
Pourtant, les sondages restent cruels. Créditée d’environ 7%, au coude-à-coude avec le candidat RN, elle est loin derrière le bloc de gauche mené par Emmanuel Grégoire (30%) et la droite de Rachida Dati (28%). Son apparition au 20h de TF1, censée être un tremplin, s’est soldée par une perte sèche d’un million de téléspectateurs instantanément. Un signal fort : le rejet semble, pour l’instant, l’emporter sur la curiosité.
Pendant ce Temps, la France au Bord de la Dissolution ?
Si le cirque municipal parisien occupe les esprits, l’instabilité règne au sommet de l’État. Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a lâché une petite bombe politique en demandant à Beauvau de préparer le terrain pour d’éventuelles élections législatives anticipées en mars prochain.
La raison ? La menace de motions de censure déposées par le RN et LFI contre le gouvernement, sur fond de désaccord autour du traité Mercosur. Si ces motions ont peu de chance d’aboutir – le Parti Socialiste refusant de mêler sa voix à celles de l’extrême droite – la manœuvre révèle la fragilité de l’exécutif. Emmanuel Macron, accusé de “virer de bord” sur ce traité commercial, tente de maintenir le cap, mais la menace d’une nouvelle dissolution plane comme une épée de Damoclès sur une Assemblée nationale déjà morcelée.
États-Unis : La Colère après la Mort de René Nicole Good
Outre-Atlantique, l’ambiance n’est pas à la fête électorale mais à la révolte. La mort de René Nicole Good, une mère de famille de 37 ans abattue par la police de l’immigration (ICE), a mis le feu aux poudres. Les autorités invoquent la légitime défense et parlent même de “terrorisme intérieur”, affirmant que la victime tentait de renverser un agent. Mais les vidéos diffusées par les témoins racontent une autre histoire : celle d’une exécution à bout portant alors que la conductrice tentait simplement de fuir un contrôle.
La réponse de l’administration Trump a été brutale : envoi de centaines d’agents fédéraux supplémentaires à Minneapolis pour “réprimer toute contestation”. Le président américain a lui-même jeté de l’huile sur le feu en qualifiant la victime et sa compagne d’”agitatrices professionnelles”. Le pays se prépare à de nouveaux affrontements, illustrant une fracture sociétale qui ne cesse de s’élargir.
Iran : Le Silence des Sacs Noirs
Enfin, le regard se tourne vers l’Iran, où une tragédie se déroule presque à huis clos. Depuis fin décembre 2025, le pays est secoué par des manifestations massives contre la vie chère et le régime. La réponse de Téhéran est implacable. Les ONG parlent d’au moins 600 morts, voire 2000 selon certaines sources. Internet a été coupé pour étouffer les cris des victimes, mais des images parviennent tout de même à filtrer.
Celle, insoutenable, de dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant un centre médical au sud de la capitale, témoigne de l’ampleur du massacre. Alors que l’ONU se dit “choquée”, Donald Trump souffle le chaud et le froid, évoquant des options militaires “très fortes” tout en affirmant que l’Iran chercherait à négocier. Dans ce chaos géopolitique, le régime des Mollahs organise des contre-manifestations et décrète le deuil pour ses “martyrs”, ignorant les centaines de citoyens tombés sous ses balles.
Conclusion : Un Monde en Ébullition
De la farce politique parisienne aux drames humains qui secouent les États-Unis et l’Iran, ce début d’année 2026 ne laisse aucun répit. Si l’affaire Knafo illustre jusqu’à la caricature les dérives d’une communication politique hors sol et manipulatrice, les événements internationaux nous rappellent la violence bien réelle des rapports de force qui régissent notre monde. Entre “ville heureuse” fantasmée et réalité brutale, le fossé n’a jamais semblé aussi grand.
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