
C’est une prise de parole qui résonne comme un coup de tonnerre dans le paysage audiovisuel français, un règlement de comptes à ciel ouvert qui met en lumière les fractures profondes au sein du service public. Dominique Rizet, figure emblématique du journalisme police-justice et visage indissociable de l’émission culte “Faites entrer l’accusé”, a décidé de briser le silence. Avec une franchise déconcertante et une amertume palpable, il relance la polémique en visant frontalement Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, qu’il accuse d’avoir commis une erreur stratégique et financière impardonnable.
Au cœur de cette tempête médiatique se trouve le sort réservé à “Faites entrer l’accusé”, ce programme phare qui a captivé des millions de téléspectateurs pendant des années. Pour Dominique Rizet, la décision d’évincer l’émission de la grille de France 2 ne relève pas d’une logique d’audience ou de qualité, mais d’un choix idéologique discutable, voire d’un mépris de classe. Il affirme en vouloir beaucoup à l’équipe de direction actuelle, accusée d’avoir considéré que le fait divers n’était “pas assez propre” pour l’image du service public. Cette vision épurée, presque aseptisée de la télévision, aurait conduit à la mise à mort d’un format pourtant plébiscité par le public et reconnu pour sa rigueur journalistique.
L’accusation ne s’arrête pas à des considérations éditoriales. Dominique Rizet pointe du doigt une gestion calamiteuse de la fin de l’émission, décrivant un processus de liquidation qui confine à l’absurde. Il révèle notamment que neuf numéros avaient déjà été enregistrés et financés par France Télévisions, mais qu’ils ont été laissés en souffrance, tardant à être diffusés avant que le couperet ne tombe définitivement. Cette décision a alimenté le sentiment d’un programme abandonné, sacrifié sur l’autel d’une refonte identitaire de la chaîne qui, selon lui, ne prenait pas en compte les attentes réelles des téléspectateurs.
L’argument budgétaire, souvent avancé à l’époque pour justifier cet arrêt, est balayé d’un revers de main par le journaliste. Si le coût de fabrication avoisinait les 240 000 euros par épisode, Rizet juge la décision totalement contre-productive. Il parle d’une “vraie erreur stratégique”, une de plus à mettre au passif de Delphine Ernotte. Car ce qui indigne le plus Dominique Rizet, c’est ce qui s’est passé ensuite. France 2 n’a pas seulement supprimé une émission qui fonctionnait ; elle a tenté de la remplacer quelques semaines plus tard par des formats similaires mais, selon lui, de moindre qualité. Il cite sans détour les tentatives avec Marie Drucker et Alain Bauer, qu’il qualifie de “copie en moins bien”, faute de moyens équivalents et d’une incarnation aussi forte.
Le constat est amer : on vire une émission qui cartonne pour mettre à la place des programmes qui ne trouveront jamais leur public. Cette incohérence apparente soulève une question fondamentale sur la stratégie de France Télévisions : faut-il bannir le fait divers du service public par principe, même lorsque celui-ci est traité avec sérieux et rencontre un succès massif ? Pour Rizet, la réponse est évidemment non. Le service public a aussi vocation à être regardé et, pourquoi pas, à être rentable, ou du moins à ne pas gaspiller l’argent investi.
Et c’est là que le bât blesse le plus. Dominique Rizet met en lumière l’aspect financier désastreux de cette opération. En se débarrassant de “Faites entrer l’accusé”, France Télévisions a littéralement offert une poule aux œufs d’or à la concurrence. L’émission a été revendue à RMC Story, où elle continue de faire les beaux jours de la chaîne. Non seulement RMC produit de nouveaux épisodes, mais elle diffuse également les anciens, capitalisant sur un catalogue inépuisable. Plus encore, la chaîne YouTube dédiée au programme génère des revenus considérables, une manne financière qui échappe désormais totalement au service public.

“C’est une erreur phénoménale”, martèle Dominique Rizet. Il rappelle que les épisodes originaux ont été payés par France Télévisions, c’est-à-dire par l’argent des contribuables. Voir ces investissements profiter aujourd’hui à un groupe privé, sans que le service public ne touche plus “un franc, plus un bal”, est perçu comme un scandale de gestion. Ce sont des millions d’euros qui s’évaporent pour France TV, des millions qui auraient pu être réinvestis dans la création ou le maintien de programmes de qualité.
La colère de Dominique Rizet est celle d’un professionnel passionné qui voit son travail et celui de ses équipes bradé, mais c’est aussi celle d’un observateur avisé du paysage audiovisuel qui ne comprend pas comment une telle cécité stratégique est possible. En voulant “nettoyer” la grille de France 2, Delphine Ernotte a non seulement privé les téléspectateurs de leur rendez-vous favori, mais elle a aussi affaibli économiquement le groupe qu’elle dirige. Le succès continu de l’émission sur RMC est la preuve vivante que le public est toujours là, fidèle, et que le fait divers, lorsqu’il est bien raconté, a toute sa place à la télévision.
Ce “coup de poignard” dont parle implicitement Rizet divise profondément. Il oppose une vision technocratique et élitiste de la télévision publique à une vision plus populaire et pragmatique. En attendant, les chiffres sont là, implacables. Pendant que France 2 cherchait sa nouvelle identité, “Faites entrer l’accusé” continuait de battre des records ailleurs, laissant un goût amer de gâchis monumental. Une leçon de gestion dont se serait bien passé le service public, et que Dominique Rizet, avec sa verve habituelle, a tenu à rappeler à la mémoire de tous. Car au final, comme il le souligne avec justesse, ces millions perdus, c’est nous qui les avons payés.
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