“Des tempêtes de neige, des orages d’une violence inouïe” : Samuel Le Bihan se confie sur les conditions climatiques parfois extrêmes du tournage d’”Alex Hugo” sur France 3

Après six mois d’absence, ”Alex Hugo” est de retour chaque mardi soir sur France 3.

La rareté fait le prix des choses, et Samuel Le Bihan l’a bien compris. Alors que la série “Alex Hugo” dont il est le héros est devenue l’une des valeurs sûres de France Télévisions, le comédien refuse de sacrifier la profondeur des intrigues au profit de la quantité. C’est pourquoi, à sa demande, le groupe audiovisuel public ne propose que deux à trois épisodes inédits par an, le dernier ayant été diffusé le mardi 4 novembre. “Si on veut avoir des scénarios de qualité, il faut laisser aux auteurs le temps de les écrire. Idem pour la production“, a-t-il expliqué à “Télé-Loisirs”. En conséquent, les férus de la fiction policière devront se contenter, ce mardi, de la rediffusion d’un épisode de la saison 8, intitulé “Les indomptés”. Un volet particulier qui aura dessiné les prémisses d’une petite révolution pour le feuilleton, avec le départ de Marilyne Canto et Lionnel Astier.
Hors de sa zone de confort
Devenu plus solitaire, façon cow-boy, son personnage d’inspecteur dans une police rurale a dû s’habituer à la rudesse du climat montagnard. Une flexibilité qui n’a pas été sans impact sur les conditions de tournage. “Nous avons subi des conditions climatiques extrêmes, des orages d’une violence inouïe, des tempêtes de neige… C’est parfois très impressionnant, mais on tourne quand même”, a souligné face à nos confrères cet “amoureux de la mer”. Il s’est souvenu de scènes précises en guise d’exemple  : “Quand vous êtes dans les hauteurs, que vous devez redescendre, et que vous ne voyez rien, ou que vous êtes encerclé par les eaux, je peux vous assurer que c’est très impressionnant !”Ce rôle physique demande à l’acteur de se surpasser pour être crédible à l’écran. “C’est un tournage unique où on est projeté en pleine nature. Ce n’est pas un tournage facile. On subit les intempéries, il peut faire très froid d’un coup. C’est une série où il y a un lien avec l’aventure. On est encadré, mais je me suis beaucoup blessé, c’est normal, en faisant des cascades. C’est pour ça que ça sonne vrai, aussi”, se félicite ce bourreau de travail très impliqué dans un projet qu’il a lui-même contribué à façonner.


D’acteur à réalisateur, une double casquette éprouvante
Investi, Samuel Le Bihan est même passé derrière la caméra pour réaliser son premier épisode. Un challenge “épuisant” et qui lui a “absorbé de l’attention et de l’énergie”. Ajoutez à cela les cascades qu’il effectue lui-même, chaque épisode représentait un sacré défi. “Une fois, j’ai dû tomber d’un pont suspendu avec un torrent en contrebas. J’avais une sécurité, mais on m’avait prévenu que si mes jambes tombaient dans l’eau, il serait très difficile de me remonter à cause du poids. Je n’avais donc pas le droit à l’erreur. Il est important de rester vigilant sur une cascade, car il y a toujours un risque, même si vous tentez de tout contrôler“, rappelait-il.Car, si la série séduit toujours autant, c’est aussi parce qu’elle repose sur la personnalité singulière de son héros. Ancien flic de Marseille réfugié dans les montagnes, Alex Hugo incarne un idéal d’apaisement et de liberté. Un personnage en quête d’équilibre et aux antipodes de la tendance actuelle. “Ça a toujours été un homme en dehors des codes et des modes. J’aime son côté affranchi. Quand on a commencé la série, ce qui marchait très fort, c’étaient les formats d’une heure, très citadins, très dynamiques, avec des montages courts. Alors que nous, on était contemplatif depuis le début et on arrivait vraiment à contre-courant. Et je crois que le public avait besoin de ça”, analyse-t-il.