Des « excès » dès 17 ans, Kendji Girac se confie pour la sortie de son livre

Avec « Mi Vida », l’artiste de 29 ans revient en détail sur son enfance, son début de carrière et ses problèmes d’alcool qui l’ont conduit jusqu’à ce « tir accidentel » en avril 2024.

VALERY HACHE / AFP

Ce mercredi 1er octobre est sortie la première autobiographie du chanteur Kendji Girac.

MUSIQUE – « La balle est passée à un centimètre du cœur », révèle le chanteur Kendji dans son autobiographie Mi Vida en librairie ce mercredi 1er octobre. La sortie de ce livre permet également au gagnant de The Voice en 2014 de se confier en profondeur sur ses « excès » et sa dépendance à l’alcool dès son plus jeune âge. Une dépendance qui avait conduit l’artiste à frôler la mort en avril 2024.

Dans un entretien au Parisien, Kendji Girac revient sur le contenu de ce livre très personnel, coécrit avec Pauline Faure. L’occasion pour lui de revenir en détail sur l’après The Voice et l’enchaînement succès/excès à presque 30 ans, après avoir plusieurs fois refusé de se prêter à cet exercice littéraire ou il promettait de se confier sur les choses qu’il a « cachées » jusque-là.

Car pour le jeune Kendji tout a commencé par une scolarité où il a longtemps été livré à lui-même. Issue de la communauté gitane, sa mère ne savait pas lire et il devait donc faire ses devoirs tout seul. L’arrivée au collège lui fait alors comprendre qu’il n’est pas à sa place. C’est là que la musique arrive vraiment dans sa vie. « Je n’imaginais pas du tout devenir chanteur professionnel. Surtout qu’à part les Gipsy Kings, à l’époque, je ne voyais pas de gitans à la télévision », confie toutefois l’artiste au journal.

Il devra attendre 17 ans pour changer la donne grâce à son succès dans l’émission de TF1. Le début du succès s’enchaîne alors très vite avec le début des problèmes (d’alcool). « J’avais peur de l’après », glisse-t-il d’ailleurs. C’est à ce moment qu’il dit avoir commencé à boire pour « gérer le trac ».

« J’étais toujours stressé avant les concerts. Donc je buvais ces deux verres et après, le week-end, c’était la fête. J’avais tout, le succès, l’argent pour profiter », prolonge Kendji, qui raconte qu’après un premier versement de 46 000 euros, « les excès ont commencé. Tout ça m’est tombé dessus à 17 ans. J’ai grandi à toute vitesse ».

« L’illusion de ne plus sentir la fatigue »

Dans son livre, ce récit de vie précoce chahuté par la célébrité le conduit jusqu’à cette fameuse nuit du 21 avril 2024 qu’il raconte pour la première fois avec autant de détails. Une nuit durant laquelle, « saoul comme un cochon », il avait utilisé une arme dans sa caravane et s’était tiré dessus accidentellement. Gravement blessé, il sera finalement tiré d’affaires après de longues heures à l’hôpital. « Ça fait partie de mon histoire et je veux la partager, raconter comment j’ai pu surmonter tout ça », explique alors le chanteur, qui confie qu’il « pleurait souvent en racontant cet accident ».

Sans citer de produits, il écrit dans son livre : « J’accompagne les verres avec d’autres excès qui donnent l’illusion de ne plus sentir la fatigue ». Une manière d’aborder son rapport à l’alcool mais aussi à la drogue, sans s’appesantir dessus. Il affirme d’ailleurs au Parisien qu’il n’était pas un consommateur régulier. « Ça n’était pas souvent là. Pas du tout », dit-il encore.

Et pour résumer cette nuit, il ajoute : « C’était une soirée de trop où j’ai abusé. Je me suis brûlé les ailes et j’ai failli perdre la vie ». Dans la suite de l’entretien, il confie qu’il n’était pas du tout « OK » avec les déclarations du procureur de la République sur les conclusions de l’enquête (« suicide simulé », période de grosse dépression, couple au bord de la rupture lors des faits), mais dit qu’il a fini par comprendre qu’il devait « accepter tout le travail d’enquête qui a été fait ».

Il réfute toutefois avoir été « dépressif », affirmant qu’il s’agissait bien d’un « tir accidentel ». Et pour conclure son récit sur cette sombre période de sa vie, il confie ne plus boire une goutte d’alcool « depuis un an et demi », s’estimant « heureux » et se sentir « mieux » après ce tourbillon médiatique et judiciaire dont il se serait bien passé.