Clash au sommet : Baptiste des Monstiers humilie Florent Pagny après son soutien fracassant à la politique de Javier Milei 

Le paysage médiatique français est actuellement secoué par une violente polémique opposant le monde de la chanson à celui du journalisme de plateau. Tout a commencé il y a quelques jours lorsque Florent Pagny, figure emblématique de la chanson française et résident argentin à temps partiel, a fait une sortie remarquée sur le plateau de l’émission “Quotidien”. Invité à s’exprimer sur la situation en Argentine, le chanteur n’a pas hésité à défendre avec ferveur la politique de Javier Milei, le président libertarien au pouvoir.

Florent Pagny a souligné que, malgré quelques “petites bêtises”, Javier Milei s’en sortait plutôt bien et que les indicateurs économiques commençaient à repartir à la hausse. L’artiste a notamment salué la réduction drastique de l’appareil d’État, passant de soixante-dix ministères à seulement neuf, et la coupe franche dans les dépenses publiques. Pour Pagny, ce pragmatisme est une bouffée d’oxygène pour un pays en crise. Cependant, cette prise de position, perçue comme un virage très à droite, a immédiatement déclenché une levée de boucliers au sein de certains cercles médiatiques français.

La riposte la plus cinglante est venue de Baptiste des Monstiers, chroniqueur dans l’émission “Estelle Midi” sur RMC et RMC Story. Avec une agressivité qui a surpris de nombreux téléspectateurs, le journaliste s’est lancé dans une attaque frontale contre l’interprète de “Ma liberté de penser”. “Moi je trouve qu’on lui donne une caisse de résonance”, a-t-il lancé, visiblement agacé par l’écho donné aux propos du chanteur. Sa sentence est tombée comme un couperet : “Si aujourd’hui notre expert géopolitique d’Amérique du Sud c’est Florent Pagny, on est un peu dans la merde.”

Petit phénomène de quartier. Florent Pagny encense Javier Milei : il dit  qu'il ferait pareil, soutient la réduction de l'État, la baisse de  l'inflation, critique les impôts élevés et affirme que @JMilei,

L’attaque de Baptiste des Monstiers ne s’est pas arrêtée là. Le chroniqueur a suggéré, de manière assez condescendante, que Florent Pagny ferait mieux de se cantonner à sa discipline artistique. Selon lui, Pagny chante très bien, mais son avis sur la fiscalité ou la politique sociale de Milei n’a aucune valeur et ne devrait pas être diffusé à une heure de grande écoute. Cette rhétorique du “chante et tais-toi” a immédiatement enflammé les débats, posant la question de la légitimité des artistes à s’exprimer sur des sujets citoyens.

Pourtant, une contradiction majeure apparaît dans l’argumentaire du journaliste. On peut légitimement se demander qui est le plus qualifié pour parler de l’Argentine : un chroniqueur parisien qui observe la situation de loin, ou un homme comme Florent Pagny qui y vit six mois par an depuis des décennies ? Pagny n’est pas un expert en chambre ; il est un témoin direct de la réalité quotidienne des Argentins, de l’inflation galopante et des changements structurels imposés par le nouveau gouvernement. En voulant discréditer Pagny pour son manque d’expertise technique, Baptiste des Monstiers semble oublier que le vécu est souvent une source d’information plus fiable que les théories de plateau.

Le clash révèle également un malaise profond au sein du PAF (Paysage Audiovisuel Français). On assiste de plus en plus à l’émergence d’experts “en tout” qui passent de la santé à la géopolitique, puis à la fiscalité d’une semaine à l’autre. Voir un chroniqueur reprocher à un artiste de donner son avis, tout en utilisant son propre temps d’antenne pour imposer son opinion personnelle contre Milei, est apparu pour beaucoup comme le sommet de l’hypocrisie. C’est l’arroseur arrosé : Des Monstiers dénonce la “caisse de résonance” de Pagny tout en créant lui-même un vacarme médiatique pour imposer sa vision du monde.

Cette sortie de Baptiste des Monstiers est symptomatique d’une certaine frange de la gauche médiatique qui peine à accepter des voix discordantes sur des sujets sensibles. En s’attaquant à Florent Pagny, le journaliste n’attaque pas seulement une opinion, il attaque le droit d’un citoyen — fût-il célèbre — à témoigner de ce qu’il voit. La violence du propos, qualifiée par certains d’absurdité totale, souligne une déconnexion entre les donneurs de leçons des plateaux de télévision et ceux qui sont sur le terrain.

"Qu'il la ferme": Baptiste des Monstiers tacle Florent Pagny qui soutient  Javier Milei

En conclusion, ce conflit entre Pagny et Des Monstiers dépasse largement le cadre d’une simple dispute télévisuelle. Il pose le doigt sur la liberté de pensée et de parole dans une société où l’étiquette “droite” est parfois brandie comme une tare par une élite médiatique en perte de vitesse. Florent Pagny, fidèle à lui-même, continue de porter haut ses convictions, tandis que ses détracteurs s’enferment dans un mépris qui finit par se retourner contre eux. Une chose est sûre : derrière chaque titre accrocheur, il y a une réalité humaine qui mérite d’être écoutée avec respect et nuance, loin des hurlements de plateau.