
C’est une séquence de télévision comme on en voit rarement, un de ces moments suspendus où le vernis protocolaire craque pour laisser apparaître une réalité bien plus crue et, disons-le, profondément dérangeante. Ce dimanche 4 janvier 2026, les téléspectateurs de TF1 s’attendaient à une intervention classique, presque routinière, de la Première Dame pour lancer la traditionnelle campagne des Pièces Jaunes. Des sourires, de la bienveillance, un appel à la générosité des Français… Le script semblait écrit d’avance. Pourtant, ce qui s’est joué sur le plateau du 20 heures relève davantage du règlement de comptes et du malaise généralisé que de l’opération caritative. Brigitte Macron, visiblement décidée à “reprendre le dessus” comme elle l’a si bien dit, a offert un spectacle lunaire, oscillant entre confessions surréalistes sur son identité et dérapages verbaux incontrôlés, le tout sous le couvert d’un silence assourdissant concernant les scandales financiers qui la visent.
Le premier acte de ce fiasco médiatique se joue dans ce qui n’a pas été dit. L’éléphant dans la pièce, ou plutôt les 2 millions d’euros qui auraient disparu des caisses. Quelques semaines plus tôt, le Canard Enchaîné lâchait une bombe : Brigitte Macron aurait pioché cette somme colossale dans les fonds des Pièces Jaunes pour financer l’association d’une de ses amies. Une accusation gravissime de détournement de fonds publics et caritatifs. Logiquement, on s’attendait à ce que la première chaîne d’Europe, dans un souci d’information, pose la question. Une simple demande d’explication. “Madame, que répondez-vous ?” Mais rien. Le néant. La journaliste, dans une complaisance qui frise la faute professionnelle, a soigneusement évité le sujet brûlant. Pas d’attaque en diffamation de la part de l’Élysée contre l’hebdomadaire satirique, ce qui laisse planer un doute terrible, mais sur TF1, le sujet n’existe pas. Ce silence complice est peut-être le plus grand scandale de la soirée, une preuve flagrante de la déconnexion entre une élite médiatique protectrice et un public qui demande des comptes.
Mais si l’argent a été tabou, le reste a été un festival de malaise. Interrogée sur ses démêlés judiciaires, Brigitte Macron s’est lancée dans une explication confuse et détaillée de ses procès en cours. Il est toujours stupéfiant d’entendre une épouse de chef d’État, assise sur le fauteuil du journal le plus regardé de France, devoir disserter sur sa propre généalogie pour prouver… qu’elle est une femme. “Il y a deux versions”, a-t-elle expliqué avec un sérieux déconcertant, “soit je suis née homme, soit je suis née Brigitte, je suis morte en 1960 et c’est mon frère qui est devenu femme.” Cette phrase, prononcée à une heure de grande écoute, résume à elle seule l’absurdité de la situation. Au lieu de hauteur, on a eu droit aux bas-fonds des réseaux sociaux invités à la table du 20 heures. La Première Dame, censée incarner la dignité, s’est retrouvée à débattre de théories complotistes grotesques, donnant involontairement du poids à des rumeurs qu’elle prétend combattre. “Excusez-moi, j’avoue que je suis un peu perdue, j’essaie de comprendre”, aurait pu dire n’importe quel téléspectateur devant sa télévision.
Le point d’orgue de cette intervention catastrophique fut sans doute sa justification concernant ses propos outranciers tenus à l’encontre de féministes. Rappelons les faits : des militantes avaient perturbé le spectacle de l’humoriste Ary Abittan, mis en cause dans des affaires de violences sexuelles. La réaction de Brigitte Macron ? Les traiter de “sales connes”. Une vulgarité inouïe pour une Première Dame. Confrontée à cette sortie de route par la journaliste qui lui demandait si elle était une femme “mesurée”, Brigitte Macron a eu cette réplique qui restera : “Je ne suis pas une femme… je ne suis pas une femme mesurée.” Une coupure, une hésitation, puis l’aveu. “Je ne suis pas épouse de président à longueur de temps, il y a des moments où Brigitte reprend le dessus.”

Cette phrase est terrible. Elle signe l’aveu d’une incapacité à habiter la fonction, ou pire, d’un mépris pour celle-ci. “Brigitte reprend le dessus”, comme si la personne privée, impulsive et sans filtre, était une entité distincte et incontrôlable qui jaillissait pour insulter et choquer. C’est l’aveu d’une impulsivité qui tache, d’une absence de maîtrise de soi incompatible avec la représentation nationale. En se justifiant ainsi, elle ne s’excuse pas ; elle revendique le droit à l’insulte, le droit à la vulgarité, au nom d’une authenticité mal placée. C’est un “repose-toi Brigitte” lancé à elle-même, une fatigue de la posture qui se traduit par une agressivité publique.
Cette interview marque une rupture. Elle expose une Brigitte Macron à fleur de peau, défensive, et finalement très seule face à ses contradictions. Elle veut être aimée comme la marraine des Pièces Jaunes, mais refuse de répondre sur l’usage des fonds. Elle veut être respectée comme Première Dame, mais revendique le droit d’insulter comme une citoyenne lambda en colère. Elle veut faire taire les rumeurs, mais passe son temps d’antenne à les décortiquer. Le résultat est désastreux pour l’image de l’exécutif. Au lieu d’apaiser, elle a jeté de l’huile sur le feu. Au lieu de rassurer, elle a inquiété.
Et derrière ce naufrage individuel, c’est tout le couple Macron qui vacille. Car si Brigitte “contribue largement à rendre son mari humilié”, comme le suggèrent cruellement certains commentateurs, c’est bien parce que l’institution présidentielle semble avoir perdu toute sacralité. Quand la Première Dame parle de “sales connes” et de changement de sexe sur TF1 tout en esquivant des questions sur des millions d’euros, ce n’est plus de la communication politique. C’est de la télé-réalité. Et les Français, eux, regardent ce spectacle avec un mélange de fascination morbide et de colère sourde, en se demandant jusqu’où la chute va les entraîner. Une chose est sûre : ce dimanche soir, Brigitte Macron n’a pas servi la cause des enfants malades. Elle a servi, sur un plateau d’argent, le procès de sa propre déconnexion.
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