
C’est une histoire qui hante les coulisses du cinéma français depuis plus de soixante ans, une ombre tenace planant sur la lumière éclatante d’une légende vivante. Brigitte Bardot, l’icône absolue, la femme qui a libéré les corps et les mœurs, porte en elle une faille secrète, une blessure jamais refermée qui concerne ce qu’il y a de plus intime : son rapport à la maternité. Aujourd’hui, c’est Bernard d’Ormale, l’homme qui partage sa vie depuis 1992, qui a décidé de briser le silence. Loin des contes de fées et des images d’Épinal, il livre une vérité crue, sans fard, sur la relation inexistante entre la star et son fils unique, Nicolas Charrier. Ce n’est pas une tentative de réconciliation tardive, ni un appel au pardon, mais l’explication froide et lucide d’un choix de vie assumé jusqu’au bout. Bernard d’Ormale, en gardien du temple, ne cherche pas à excuser ; il raconte comment une femme a préféré être honnête, quitte à passer pour un monstre aux yeux de la société, plutôt que de jouer un rôle de mère qu’elle rejetait viscéralement.
Pour comprendre l’ampleur de ce drame familial, il faut remonter à l’année 1960. La France est à genoux devant “BB”. Elle est la plus belle femme du monde, le symbole d’une liberté insolente. Mais derrière les sourires de façade, la grossesse est vécue comme un véritable cauchemar. Là où le public attendait l’apothéose d’une féminité épanouie, Bardot vit un enfermement insupportable. Elle décrira plus tard le fœtus comme une “tumeur” qui se nourrissait d’elle, une invasion de son corps qu’elle ne contrôlait pas. La naissance de Nicolas, le 11 janvier 1960, ne provoque pas le miracle maternel espéré. Au contraire, elle marque le début d’une rupture définitive. Bernard d’Ormale confirme cette vision : Brigitte n’était pas faite pour être mère. C’était une dissonance cognitive totale entre ce que la société exigeait d’elle et ce qu’elle ressentait au plus profond de ses entrailles. La peur, l’angoisse, le sentiment d’être piégée ont pris le pas sur l’instinct maternel. Très vite, la décision est prise, une décision qui, à l’époque, est une anomalie sociale absolue : l’enfant ne vivra pas avec sa mère.

C’est Jacques Charrier, le père, qui prendra le relais. Il choisit de protéger Nicolas, de l’élever loin de la folie médiatique qui entoure son ex-femme. Nicolas grandit donc dans une relative normalité, mais avec une absence structurante au cœur de son existence. Il est le fils de la femme la plus célèbre de France, mais il ne la voit qu’à travers les magazines ou les écrans de cinéma. Cette distance physique devient rapidement une distance émotionnelle infranchissable. Bernard d’Ormale insiste sur ce point : il ne s’agissait pas d’un abandon lâche, mais d’une forme de lucidité brutale. Bardot a refusé de mentir. Elle a refusé de feindre l’amour maternel, de jouer la comédie du bonheur familial pour les photographes. Elle a préféré assumer le scandale de son indifférence plutôt que de tricher avec ses sentiments. C’est une position d’une honnêteté tranchante, presque violente, qui a figé la relation mère-fils dans un silence glacé.
Les années ont passé, et le fossé n’a cessé de se creuser. Tandis que Brigitte Bardot se retirait du cinéma en 1973 pour se consacrer corps et âme à la défense des animaux, trouvant dans ce combat l’absolu qu’elle cherchait, Nicolas construisait sa vie en Norvège, loin, très loin de Saint-Tropez. Il s’est marié, est devenu père à son tour, mais sans jamais chercher à inclure sa mère dans ce nouveau cercle familial. Bernard d’Ormale décrit une situation qui s’est “normalisée” avec le temps. Il n’y a pas de haine, pas de cris, juste un vide immense qui a fini par être accepté par tous les protagonistes. Le mari de la star ne joue pas les médiateurs. Il ne tente pas de recoller les morceaux d’un vase qui n’a jamais été entier. Pour lui, respecter Brigitte, c’est aussi respecter ce refus initial. Il soutient cette cohérence de vie, affirmant que forcer une relation contre nature aurait été pire que tout. C’est une vision qui peut choquer, qui heurte la morale commune, mais qui a le mérite de la clarté.
Ce que révèle cette affaire, c’est aussi la terrible solitude du mythe. La gloire de Brigitte Bardot a tout dévoré sur son passage, ne laissant aucune place pour l’intimité d’une vie de famille ordinaire. Elle a sacrifié son rôle de mère sur l’autel de sa liberté et de son destin hors norme. Aujourd’hui, alors que les années pèsent, il n’y aura pas de “happy end” hollywoodien. Pas de retrouvailles larmoyantes sous l’œil des caméras. La vérité est plus prosaïque et plus triste : chacun est resté sur sa rive. Nicolas a hérité de la liberté de sa mère, mais il l’a utilisée pour s’affranchir d’elle, pour exister par lui-même, sans être écrasé par son ombre gigantesque. Brigitte, elle, est restée fidèle à sa ligne de conduite, sans regrets exprimés, préférant la compagnie de ses animaux à celle des humains qui l’ont souvent déçue ou jugée. Bernard d’Ormale nous laisse ainsi face à un constat amer mais puissant : parfois, les liens du sang ne suffisent pas, et la plus grande preuve d’amour qu’une mère incapable d’aimer puisse donner, c’est peut-être, paradoxalement, de laisser partir son enfant pour qu’il puisse se construire sans elle.
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