Le bureau n’était pas froid mais les métaient froid et définitifs. Saint-opé, printemps 2018, la Madrague, la propriété de Brigitte Bardau sur la presquille de Saint- Tropé, achetée en 1958 il y a 60 ans. Une maison blanche avec des volets bleus face à la mer méditerranée. Jardin rempli de chiens, de chats, un refuge pas juste pour les animaux, pour elle aussi.

 Dans son bureau au premier étage, fenêtre ouverte sur le jardin, Brigitte est assise à son bureau ancien 83 ans. Cheveux gris qu’elle ne teint plus depuis des décennies. Visage marqué par le temps, le soleil, la vie. Pas de maquillage, n’emporte plus depuis des années. Lunette de lecture, robe simple. Elle ressemble à une grand-mère.

 C’est exactement ce qu’elle veut. Sur le bureau devant elle, des papiers Lego. Son testament rédigé et rédigé encore modifié, affiné. Maintenant presque terminé. Face à elle, deux avocats, maître Bernard Dupont, 65 ans, son avocat depuis 20 ans, et maître Claire Arnaud, 40 ans, spécialiste en droit successoral.

 Tous deux regardent les documents avec des expressions inconfortables. Madame Bardeau dit du pont lentement, “Nous devons discuter de certaines implications de vos décisions.” Quelles implications ? La voix de Brigitte est claire, ferme. L’âge ne l’a pas affaibli. Votre testament actuel laisse l’intégralité de votre patrimoine à la fondation Brigitte Bardau.

 Pour la protection animale, c’est votre droit absolu. Mais mais votre famille, votre fils, il ne reçoit rien dans ce testament. Je sais, c’est intentionnel. Les avocats échangent des regards. Madame dit clair doucement. En droit français, il y a une réserve héréditaire. Même si vous souhaitez déshériter quelqu’un, la loi protège certains héritiers directs.

 Votre fils Nicolas aura droit à une portion obligatoire. Je comprends la loi, dit Brigitte. Donnez-lui le minimum légal, rien de plus. Silence pesant. Puis-je demander pourquoi ? Dit Du pont. Nicolas est votre seul enfant. Brigitte retire ses lunettes. Regarde par la fenêtre. Dans le jardin, six chiens jouent. Elle peut entendre leurs aboiements joyeux.

Deux chats dorment sur le rebord de la fenêtre. Nicolas dit-elle lentement que j’ai à peine connu, que j’ai eu quand j’avais 26 ans, quand je ne savais pas être mère, quand Hollywood me dévorait vivante, que j’ai abandonné émotionnellement parce que j’étais trop brisée pour aimer. Elle se retourne vers eux.

 Il mérite beaucoup de choses, des excuses, une explication. Mais mon argent ? Mon argent ira là où il peut faire du bien. Sauver des vies qui ne peuvent pas se sauver elles-mêmes, mais votre patrimoine est estimé à 45 millions d’euros. D’cérable exactement et 45 millions peuvent sauver des centaines de milliers d’animaux, peuvent financer des refuges, des campagnes, des sauvetages, peuvent changer des lois et vos autres biens demandent du pont.

 Cette propriété, la Madrague, elle vaut au moins 10 millions. Elle va à la fondation aussi qu’il la transforme en refuge permanent où la vend et utilise l’argent pour les animaux. Je m’en fiche. Tant qu’elle sert, du pont prend une profonde respiration. Madame Bardeau, permettez-moi d’être direct. Vos films, votre carrière ont créé cette fortune.

Ne pensez-vous pas qu’une partie devrait aller à honorer cet héritage ? Un musée peut-être, une fondation culturelle, Brigitte Rire court sans humour, un musée de quoi ? De robe que je portais, d’affiches de film que je déteste de photos de moi jeunes et belles utilisé pour vendre des choses. Votre contribution au cinéma français, ma contribution, l’interrompt Brigitte, sa voix se durcissant était un accident.

Brigitte Bardot Dead: PETA Shares Statement Following Animal Rights  Activist's Death - Parade

J’étais belle, les gens m’ont filmé, j’ai joué des rôles, certains bien, certains mal, mais ce n’était pas ma vraie vie. C’était une performance, une performance qui a duré 40 ans et qui a presque détruit qui j’étais vraiment. Elle se lève, marche vers la fenêtre, regarde le jardin. Ma vraie vie a commencé à 50 ans quand j’ai arrêté d’agir, quand j’ai fondé la fondation, quand j’ai commencé à sauver des animaux.

 C’est là que j’ai trouvé qui j’étais. Pas Brigitte Bardau, la star, juste Brigitte, une femme qui se soucie des créatures sans voix. Mais les gens vous connaissent comme actrices, dit Claire. Votre héritage public, mon héritage public, dit Brigitte se retournant vers eux, n’est pas mon vrai héritage. Mon vrai héritage est écrit dans les lois que nous avons changé.

L’interdiction de la fourrure, les restrictions sur l’expérimentation animale, les fermetures de cirque cruelles, les milliers d’animaux sauvés par la fondation. Elle retourne à son bureau, s’assoit, remet ses lunettes. Dans son temps, personne ne regardera mes films. Ils seront oubliés, démodés. Mais les lois que nous avons créées, les refuges que nous avons construits, ils sauveront encore des vies.

 C’est mon héritage. Du pont Hauche, lentement latête. Je comprends votre passion, mais légalement, nous devons vous informer des conséquences. Nicolas peut contester. D’autres membres de la famille aussi. Qu’il conteste. J’ai mes raisons. Elles sont documentées. Voulez-vous voulez-vous inclure une lettre d’explication dans le testament ? Demande Claire.

 Pour expliquer vos choix, Brigitte réfléchit. Oui, prenez note. Claire ouvre son ordinateur portable, commence à taper. Brigitte parle lentement, chèement, choisissant chaque mot avec soin. À qui cela peut concerner ? Je Brigitte Anne-Marie Bardau, écrit ceci en pleine possession de mes facultés mentales et sans aucune influence extérieure.

 Ma vie a eu deux chapitres. Le premier a duré 50 ans. J’étais Brigitte Bardau, actrice, sex symbole, icône. J’ai fait 60 films, gagné de l’argent, était célèbre dans le monde entier et j’étais profondément terriblement malheureuse. Les gens me voyaient mais ne me connaissaient pas. Ils aimaient mon image mais pas moi. J’ai été marié quatre fois à des hommes qui aimaient Brigitte Bardau, la star, pas Brigitte la personne.

 J’ai eu un enfant que je n’ai pas su élever parce que j’étais trop perdu moi-même. À 50 ans, j’ai tout arrêté. Quitter le cinéma, quitter Paris, quitter la vie publique et j’ai commencé à vivre vraiment pour la première fois. J’ai fondé une organisation pour protéger les animaux, pas pour la publicité, pas pour l’image, parce que je voyais leur souffrance et ne pouvais pas regarder ailleurs.

 Les animaux ne se souciaient pas que j’étais belle. Ils se souciaient juste que j’étais là pour les aider. Pendant les 35 dernières années, j’ai utilisé ma notoriété et mon argent pour une seule chose, donner une voix au sans voix. Nous avons sauvé des dizaines de milliers d’animaux, changé des lois, fermer des abattoires cruels, arrêter des cirques, interdit certaines pratique barbare.

 C’est pour ça que j’ai vécu, pas pour le cinéma, pour ça. Alors quand je meurs, mon argent va à où il peut continuer ce travail. Toute ma fortune va à la fondation Brigitte Bardau, pas à ma famille, pas à des musées de moi, pas à célébrer Brigitte Bardau, l’actrice, aux animaux, aux créatures qui m’ont donné un but quand j’avais perdu le mien, qui m’ont aimé pour qui j’étais.

pas pour ce à quoi je ressemblais. Si cela blesse des sentiments, je suis désolé, mais je ne peux pas laisser de l’argent à des gens qui ont aimé mon image. Je le laisse à la seule chose qui a jamais vraiment compté. Signé Brigitte Bardau. Claire, arrête de taper. Silence dans le bureau. C’est c’est très personnel, dit-elle doucement.

 C’est la vérité, dit Brigitte. Incluez-le. Votre famille lira ceci, averti du pont. Ils seront blessés. Ils ont été blessés par moi toute ma vie, dit Brigitte. Au moins maintenant, ils sauront pourquoi. Les semaines suivantes, les détails du testament circulent. Pas publiquement encore, mais dans la famille.

 Nicolas apprend qu’il recevra seulement la portion minimale légale, environ 7 millions sur 40. Il appelle. Brigitte répond : “Maman, dit-il, sa voix est contrôlée mais elle entend la douleur. J’ai entendu parler du testament. Oui, tout aux animaux, presque rien à moi.” “Oui, silence douloureux. Tu me punis ?” demande-t-il finalement.

 “Non, je ne te punis pas. Je suis honnête sur ce qui compte pour moi. Je suis ton fils. Oui. Et je t’ai échoué toute ta vie. Je n’ai pas su être une mère. J’étais trop cassé, trop perdu. Tu mérites mieux que ce que j’ai donné. Alors donne-moi quelque chose maintenant. Je te donne 7 millions d’euros. C’est plus que ce que la plupart des gens verront dans leur vie.

 Mais pas ce que les autres reçoivent de leurs parents. Non, parce que notre relation n’est pas ce que les autres ont. Je peux prétendre écrire un testament généreux et faire semblant que nous étions proches ou je peux être honnête. Mon cœur est avec les animaux. Ça l’a toujours été depuis que j’ai arrêté d’être Brigitte Bardau, la star et suis devenue juste Brigitte.

 Et je ne fais pas partie de juste Brigitte. La question la transperse, elle ferme les yeux. Tu fais partie de Brigitte Bardau. La femme confuse de 26 ans qui ne savait pas comment être mère. Mais juste Brigitte, celle que je suis devenue à cinquante ans, non, parce qu’à ce moment-là, notre relation était déjà brisée et je n’ai jamais su comment la réparer.

 Nicolas reste silencieux longtemps. Tu sais ce qui est triste ? Tu sauves tous ces animaux. Tu leur donnes tout. Mais ton propre enfant ? Rien. Les animaux ne m’ont jamais jugé, n’ont jamais voulu que je sois quelque chose d’autre que ce que j’étais. Toi, tu voulais une mère. Tu méritais une mère. Je n’ai pas pu être cette personne. Alors oui, je leur donne tout.

Parce qu’avec eux, je peux réussir. Avec toi, j’ai échoué dès le début. Il raccroche. Elle reste avec le téléphone contre son oreille, écoutant latonalité. Des larmes coulent sur son visage, mais elle ne change pas le testament. 2 ans plus tard, en 2020, une fuite se produit. Un employé mécontent de la fondation vend des détails du testament à un journal.

Brigitte Bardot, 91, movie star for 20 years, animal advocate for 52 years  - Animals 24-7

 Les titres explosent. Barda laisse sa fortune aux animaux, presque rien à son fils Brigitte Bardau. Ma carrière de cinéma était une erreur, l’héritage controversé d’une icône. Les réactions sont divisées. Certains la louent, cohérente avec ses valeurs, courageuses d’être honnête, d’autres la condamnent. Mère cruelle, narcissique même dans la mort.

Brigitte, maintenant 86 ans, lit les articles, ne dit rien publiquement, mais en privé à un ami proche, elle dit “Ils ne comprennent pas, ils ne comprend jamais. Pour eux, je serai toujours Brigitte Bardau de Teu et Dieu créa la femme belle, jeune, libre. Ils ne verront jamais que cette femme était une prison, une performance, un mensonge.

 La vraie moi a commencé quand je me suis caché du monde, quand j’ai laissé mon visage vieillir, quand j’ai arrêté d’être belle et commencé d’être utile. Mon testament reflète qui je suis vraiment, pas qui j’étais. Si le monde veut me juger pour ça, qu’il juge. En 2023, Brigitte ajoute un codicile final au testament. Une dernière instruction.

Quand je meurs, pas de funéraill, pas de cérémonie, pas de photos, incinération privée. Sendre dispersé dans le jardin de la Madrague avec mes chiens et chats qui sont morts avant moi. Pas de musée, pas de statue, pas de plaque commémorative. Si les gens veulent m’honorer, qu’ils adoptent un animal de refuge qu’il donnent à une organisation de protection animale, qu’il change une loi, qu’il sauve une vie.

 Ne me célébrez pas pour avoir été belle. Célébrez-moi pour avoir essayé d’être bonne. Ce testament n’est pas encore exécuté. Brigitte vit encore à Saint- Tropé, entouré de ses animaux, loin des caméras. Mais le document existe. Signé, scellé. Attendant, ces mots finaux sont simples. J’ai vécu deux vies. Une pour le monde, une pour moi.

 Le monde peut garder les films, les photos, les souvenirs de la première. Mais mon argent, mon véritable héritage appartient à la seconde, aux créatures qui m’ont appris ce qu’est l’amour inconditionnel. qui ne se souciait pas que mes cheveux grisonnent et ma peau se ride, qui m’aimait juste parce que j’étais là. C’est mon dernier acte.

 Pas en tant qu’actrice, en tant que femme qui a enfin trouvé qui elle était vraiment. Ce testament raconte une histoire pas de gloire, de transformation. Une femme qui était tout pour tout le monde et rien pour elle-même, qui a tout perdu pour se trouver et a tout donné à ce qu’il a sauvé. 45 millions d’euros.

 Pas pour les musées, pour les refuges, pas pour célébrer la beauté, pour protéger la vie. C’est l’héritage de Brigitte Bardau. Pas les films, les animaux sauvés, les lois changées, les vies vécues.