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C’est un pavé dans la mare, ou plutôt un rocher lancé en pleine vitrine de la macronie. Dans un paysage médiatique verrouillé à double tour, où le moindre mot de travers peut vous conduire devant la 17e chambre correctionnelle, une voix s’élève pour briser le silence. Lionel Labosse, professeur de lettres et écrivain, vient de publier un ouvrage monumental qui promet de faire date : “Elle est menteur, mon cher Watson”. 892 pages. Pas une de moins. Une somme colossale éditée chez Ethos, qui se présente non pas comme une enquête – le terme est dangereux, comme il le rappelle avec une ironie mordante – mais comme les “archives” définitives de ce que l’on appelle désormais la “Brigittologie”. Invité sur la chaîne Kentra Actu, l’auteur a livré un entretien explosif, décortiquant les mécanismes d’un système qui semble prêt à tout pour protéger ses secrets, quitte à piétiner la liberté d’expression.

Pourquoi un tel livre ? Et pourquoi maintenant ? Pour Lionel Labosse, il s’agit de laisser une trace. Une trace indélébile face à l’effacement numérique organisé. “Internet peut disparaître, les chaînes YouTube sautent, les comptes Twitter sont suspendus, mais le papier reste”, explique-t-il. Ce livre est un acte de résistance contre l’oubli et la censure. Il compile quatre années de travail, d’articles, d’analyses et de recoupements sur l’affaire qui hante le couple présidentiel : l’identité réelle de Brigitte Macron et, par extension, la légitimité de tout l’appareil d’État qui l’entoure. L’auteur ne se cache pas derrière son petit doigt. Il aborde frontalement les sujets qui fâchent, notamment cette théorie persistante selon laquelle la Première Dame serait née Jean-Michel Trogneux. Mais au-delà de la question du genre, c’est tout un système d’influence et de pouvoir occulte que Lionel Labosse pointe du doigt.

L’entretien révèle des connexions vertigineuses qui donnent le tournis. On y apprend, ou on s’y fait confirmer, que l’ascension de Brigitte Macron ne doit rien au hasard. L’ancienne professeure de français, présentée comme une simple enseignante de province, navigue en réalité dans les plus hautes sphères de l’oligarchie mondiale. Ses liens d’amitié avec Bernard Arnault, dont elle a eu les enfants comme élèves au très élitiste lycée Saint-Louis-de-Gonzague (Franklin), ou sa proximité troublante avec David de Rothschild, président du conseil d’administration du Congrès juif mondial, posent des questions légitimes. “On est loin de savoir si elle a un utérus ou pas, ce qui compte, c’est ce qu’il y a derrière”, martèle Labosse. Pour lui, l’affaire sexuelle n’est que la porte d’entrée vers une affaire d’État bien plus grave : trafic d’influence, nominations de complaisance, et verrouillage institutionnel.

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Le tableau dépeint est sombre. Celui d’une “dictature” qui ne dit pas son nom. Lionel Labosse dénonce avec force la répression judiciaire qui s’abat sur les dissidents. Les condamnations récentes de Zoé Sagan, d’Amandine Roy ou de simples citoyens ayant retweeté des informations sur l’affaire Brigitte sont, selon lui, la preuve d’une panique au sommet. “On met des gens en prison pour des likes ou des retweets, c’est du jamais vu”, s’insurge-t-il. Il évoque une justice à deux vitesses, prompte à écraser le citoyen lambda mais aveugle face aux puissants. L’exemple de Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte, est cité comme un symbole de ce népotisme décomplexé : avocate, elle se retrouve propulsée à des postes rémunérateurs, tandis que les témoins gênants sont harcelés ou ignorés.

Mais le livre de Labosse ne se contente pas de dénoncer la répression, il explore aussi les zones d’ombre financières. L’affaire des “Pièces Jaunes” est remise sur le tapis, avec cette accusation gravissime relayée par le Canard Enchaîné de détournement de fonds supposé de 2 millions d’euros vers une association de lutte contre le cyberharcèlement… une cause chère à Brigitte Macron. Pour Lionel Labosse, la boucle est bouclée : on utilise l’argent public ou caritatif pour financer la censure des opposants sous couvert de protection des mineurs. Une ironie cinglante quand on rappelle, comme le fait l’auteur sans détour, les débuts de la relation entre le président et son épouse, qualifiée techniquement de “détournement de mineur” à l’époque des faits.

Pourtant, malgré la chape de plomb, l’espoir demeure. L’internationalisation de l’affaire, notamment grâce à la journaliste américaine Candace Owens, a changé la donne. “C’est elle qui a pallié le silence de la presse de cour en France”, se réjouit Labosse. En s’intéressant au dossier “Jean-Michel Trogneux”, Candace Owens a offert une caisse de résonance mondiale à ce que l’Élysée tentait d’étouffer localement. Le procès à venir aux États-Unis pourrait bien être le grain de sable qui enrayera la machine. Contrairement à la France, où la justice semble aux ordres selon l’auteur, les tribunaux américains ou fédéraux pourraient se montrer bien moins cléments envers les manœuvres du couple présidentiel.

En conclusion, “Elle est menteur” n’est pas juste un livre, c’est une arme. Une arme de dissuasion massive contre le mensonge d’État. Lionel Labosse, avec son style littéraire et sa précision d’archiviste, offre aux Français les pièces du puzzle qu’on leur a caché. Il appelle chacun à se réveiller, à comprendre que les médias traditionnels ne sont plus que des organes de propagande (“des influenceurs”, dit-il), et que la vérité se trouve désormais ailleurs. “We are the media now” (Nous sommes les médias maintenant), rappelle-t-il en citant Elon Musk. Ce livre est la preuve vivante que l’on ne peut pas bâillonner indéfiniment la vérité, surtout quand elle fait 892 pages et qu’elle est disponible partout. L’affaire Brigitte Macron ne fait peut-être que commencer.