“💥🥊 « C’était nous contre eux » : Ă l’UFC Paris, France-BrĂ©sil a accouchĂ© d’un 3-0 après les victoires impressionnantes d’Imanov, BSD et Sy ! Un combat Ă©pique qui a choquĂ© les fans et redĂ©fini les rapports de force.”
“💥🥊 « C’était nous contre eux » : Ă l’UFC Paris, France-BrĂ©sil a accouchĂ© d’un 3-0 après les victoires impressionnantes d’Imanov, BSD et Sy ! Un combat Ă©pique qui a choquĂ© les fans et redĂ©fini les rapports de force.”
Nassourdine Imavov, Benoît Saint-Denis et Oumar Sy ont tous les trois affronté des combattants brésiliens lors de l’UFC Paris samedi soir à Bercy. Tous ont répondu présent sous les yeux d’un public en délire, qui s’est pris au jeu du duel France-Brésil et qui s’est régalé du 3-0 infligé.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/07/image-4edd3a07-7ca4-472b-be5a-d2b7c637e865-85-2560-1440.jpeg)
Nassourdine Imavov après son combat remporté lors de léUFC Paris 2025
Crédit: Getty Images
“Et un et deux et trois zĂ©ro”, voilĂ ce qu’a chantĂ© le public français. Tout s’est passĂ© comme prĂ©vu samedi soir, pour l’UFC Paris. Les cinq combattants français l’ont emportĂ©, et par extension le duel qui s’inscrivait en filigrane dans cette soirĂ©e : un match France-BrĂ©sil. Les BrĂ©siliens qui avaient traversĂ© l’Atlantique pour refroidir Bercy se sont tous heurtĂ©s Ă un mur. Pourtant, devant chaque camĂ©ra ou micro qu’ils croisaient ces derniers jours, ils assuraient Ă grands renforts de sourires et de propos rudimentaires qu’ils s’Ă©taient dĂ©placĂ©s pour gâcher l’ambiance.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/06/image-39e18092-cad2-4489-81df-f108ef80374d-68-310-310.jpeg)
Imavov et “BSD” rĂ©galent, les BrĂ©siliens Ă©crasĂ©s Ă Paris
il y a 10 heures
RĂ©sultat, Nassourdine Imavov a boxĂ© Caio Borralho et convaincu les juges de lui accorder la victoire au bout des cinq rounds, BenoĂ®t Saint-Denis a soumis Mauricio Ruffy dans le deuxième round et Oumar Sy a gagnĂ© par T.K.-O. face Ă Brendson Ribeiro. “Ce n’est pas le BrĂ©sil ici, c’est Paris !”, a lancĂ© Imavov, au milieu des 15 000 dĂ©tenteurs de billet acquis Ă sa cause, dont un certain nombre étaient vĂŞtus de maillots de l’équipe de France pour jouer le jeu. On a mĂŞme aperçu quelques maillots de France 98.
BSD transformé, Sy a progressé
S’ils l’ont tous emportĂ© assez brillamment, chaque vainqueur avait son propre fardeau Ă porter. Oumar Sy, qui avait promis un combat plus “agressif”, après sa dernière dĂ©faite durant laquelle il a regrettĂ© de ne pas avoir produit plus, a donc terminĂ© son adversaire, ce qui ne lui Ă©tait plus arrivĂ© depuis deux sorties dans la cage. “Ici c’est…”, “Paris”, lui a rĂ©pondu la foule en dĂ©lire, attachĂ©e Ă ce Francilien pur jus, qui a choisi comme musique d’entrĂ©e le tube de l’Ă©tĂ© dans la capitale : “Tous ensemble on chantera, cet amour qu’on a pour toi, qui ne cessera jamais…”
De son cĂ´tĂ©, BSD, qui a peut-ĂŞtre remportĂ© aussi le jeu de l’applaudimètre Ă quelques dĂ©cibels près avec Imavov, se devait de confirmer sa mue. Après avoir complètement changĂ© son Ă©quipe et pris un virage dans sa carrière en s’entourant avec Nicolas Ott comme head coach, il a mis derrière lui une partie de son entourage qui “n’Ă©tait pas en accord” avec ses valeurs, et oubliĂ© cette pĂ©riode, avant le combat contre Dustin Poirier, durant laquelle il s’est “perdu”.
“Le combat, l’adrĂ©naline, la sueur, ça fait que des fois, il y a des risques Ă prendre”
Face à Mauricio Ruffy, il a livré le récital parfait pour l’emporter contre un striker extrêmement dangereux, capable de vous arracher le menton sur un seul coup. Des kicks très lourds qui atterrissent dans les bras adverses pour les ralentir et beaucoup de feintes en boxe pour ensuite rentrer en lutte. Une façon parfaite de mixer les différents arts martiaux. Le MMA porte bien son nom. Légèrement débarrassé de son image de combattant bourrin, BSD s’est même permis une petite masterclass tactique en conférence de presse.
Car malgrĂ© sa domination, il a offert un menu frisson au public. Lorsqu’il est descendu dans les jambes de Ruffy une Ă©nième fois pour l’emmener au sol, le BrĂ©silien a envoyĂ© un genou vicieux vers la tĂŞte du Français. Dans ce cas de figure, “il faut rentrer très vite et tu vises le haut de la cuisse sur ton amenĂ©e au sol. Le genou n’a pas le temps de monter au menton, tu absorbes l’impact de la cuisse et ça te permet de ramener au sol facilement”. Serein, Saint-Denis. “Ce n’est pas un truc que je conseille de faire tout le temps, a-t-il tout de mĂŞme souri. Mais le combat, l’adrĂ©naline, la sueur, ça fait que des fois, il y a des risques Ă prendre.” Chassez le naturel… “J’Ă©tais très content, pour lui. C’Ă©tait nous contre eux”, s’est rĂ©joui Imavov pour son copain d’entraĂ®nement.
Une petite ombre au tableau ?

S’il fallait gratter pour aller chercher une (toute) petite ombre au très joli tableau brossĂ© par les Français, que les patrons de l’UFC ont encore une fois grandement apprĂ©ciĂ©, louant une fois de plus le public français “Ă©lectrique”, il faudrait aller regarder du cĂ´tĂ© de Nassourdine Imavov. Brillant dans sa boxe et dans ses dĂ©fenses de lutte, empĂŞchant Caio Borralho de pourrir le combat avec une lutte faite pour coller contre la cage et casser le rythme, le Franco-Daghestanais a dominĂ© le combat de bout en bout, mais n’a pas offert de K-O. spectaculaire. Et c’est ce que l’UFC, organisation friande de highlights, dĂ©sirait afin de lui offrir enfin un combat pour la ceinture des -84kg qu’il mĂ©rite tant, mais que Reinier de Ridder et Anthony “Fluffy” Hernandez, adversaires le 18 octobre, aspirent Ă lui souffler.
La faute Ă une blessure au pied ? “J’ai fait une piqure antidouleur il y a trois jours, ça allait mieux. (…) Mais pendant le combat, je ne pouvais pas trop bouger”, a glissĂ© l’intĂ©ressĂ©. Une tannĂ©e pour un homme dont la force est sa boxe aĂ©rienne, rapide, basĂ©e sur de très bons appuis. Les critiques, il les a balayĂ©es d’un revers de la main : “Regardez ce que j’ai accompli, regardez-moi, je suis le prochain” à briguer le trĂ´ne de Khamzat Chimaev. La France du MMA rĂŞve d’un combat pour le titre Ă la maison.